
« La voilà se cherchant une victime toute désignée mais, hélas, toutes fuient à son approche ! De guerre lasse, elle décide d’en choisir une qui ne pourrait filer : un chêne ou un bâtiment si possible. Ce sera le Panthéon.’
Par Ophélie Roque.

Cette « humeur » est parue hier dans Le Figaro. Ce n’est pas une raison suffisante pour la réputer bourgeoise, libérale ou centriste… Ophélie Roque a du mordant, de l’esprit — insoumis ou incorrect — et même du bon sens. L’inverse d’Élisabeth Borne, polytechnicienne bouffie d’idéologie, bourrée de complexes et d’obsessions qui font son incompétence avérée. Pas de risque, chez elle, d’adaequatio rei et intellectus. Ophélie Roque ne l’a pas ratée. On ne s’en plaint pas.
HUMEUR – La ministre de l’Éducation nationale a proposé lors de sa conférence de rentrée d’«ouvrir un débat sur la devise inscrite au fronton du Panthéon» pour y souligner l’importance des femmes. L’enseignante Ophélie Roque ironise sur ce besoin perpétuel de réécrire l’histoire.
Ophélie Roque est professeur de français en banlieue parisienne. Elle a notamment publié Antisèches d’une prof. Pour survivre à l’Éducation nationale (Les Presses de la cité, 2025).

Élisabeth Borne peine à se cantonner à son seul rôle de ministre de l’Éducation nationale. Préparer la rentrée scolaire ne lui suffit décidément plus et elle ne peut s’empêcher d’intervenir dans la sphère publique. La voilà se cherchant une victime toute désignée mais, hélas, toutes fuient à son approche ! De guerre lasse, elle décide d’en choisir une qui ne pourrait filer : un chêne ou un bâtiment si possible. Ce sera le Panthéon.
Selon l’esprit toujours très affûté de l’ancienne première ministre, «il faut ouvrir le débat» autour de la devise inscrite au fronton du Panthéon : «Aux grands Hommes, la patrie reconnaissante». Celle-ci sèmerait le doute dans l’esprit des petites filles qui «ne verraient pas la société reconnaître pleinement la place des femmes». Décidément, il faut qu’elle arrête de se mettre à la place des enfants. Ceux-ci ne pensent (fort heureusement) pas comme elle. Mais la ministre persiste et escompte qu’une reformulation permettra de mieux «reconnaître la place de Marie Curie, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion, Simone Veil, Joséphine Baker , et de toutes celles qui les suivront».
Ce besoin de réécrire l’histoire questionne. Au rythme où vont les choses ne serait-il pas encore plus simple de raser entièrement le Panthéon ? Faire place nette, tout récurer jusqu’aux fondations. Parce que si Madame la ministre souhaite nettoyer chaque tache un peu suspecte laissée par l’histoire, c’est une flopée de détergents qu’il lui faudrait. Qu’on se le dise, le Panthéon est une vaste lessiveuse ! On prend, on jette et on oublie de faire dans la dentelle ! Entré en grande pompe le 4 avril 1791, le comte Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau peut nous en dire quelque chose. Premier arrivé, il en sera également le premier sorti. Et manu militari encore ! Le 21 septembre 1794, son cadavre à demi putréfié est chahuté par la foule et bascule dans la fosse commune de Clamart. Dans le caveau rendu vide, on place illico presto un autre locataire : Marat. On salue le macchabée, on l’honore, avant de le déterrer fissa moins d’un an après. L’histoire n’est faite que de bis repetita.
L’adjectif qualificatif « grands » ne serait-il pas discriminant pour les gens atteints de nanisme ?
Clôturons ici ce point culture et penchons-nous sur l’inscription. Le mot «Hommes» en chiffonnerait certaines. Marqué du sceau de l’infamie, il symboliserait à lui seul des millénaires de crasse misogynie. Et tant pis pour la vocation universelle du vocable doté d’une majuscule ! Inutile de débattre plus longtemps, les féministes enragent donc changeons : « Aux grands hommes et femmes, la patrie reconnaissante ». C’est mieux, bien mieux ! Quoique à dire vrai un doute me prend et j’en viens à m’interroger sur le bien-fondé de l’expression « patrie ». Celle-ci vient du latin « patria » qui signifie littéralement « terre des pères » ou « pays du père ». Fâcheux ! Très fâcheux. Faisons mieux : « Aux grands hommes et femmes, la patrie et matrie reconnaissantes ».
Tablons sur le fait que ceux qui ne se sentent ni homme ni femme aient la gentillesse de ne guère se manifester et allons de l’avant ! La main allait se saisir du burin quand l’esprit inquiet résiste et se cabre. Quelque chose cloche ! L’adjectif qualificatif «grands» ne serait-il pas discriminant pour les gens atteints de nanisme ? Autant l’enlever, sans compter qu’on récupère de la place : «Aux hommes et femmes, la patrie et matrie reconnaissantes». Alors que l’on pensait l’affaire définitivement close ne voilà-t-il pas qu’émerge une conscience poisseuse qui nous murmure à l’oreille : «et que faites-vous des animaux qui ont servi la France ?» L’oubli est de taille, considérable même ! La Rome antique pourrait – à juste titre – mentionner ses oies mais la France, elle aussi, eut ses glorieux volatiles. Songeons un instant à l’héroïsme du pigeon Vaillant. Il est temps que l’État se décide à ouvrir une annexe dédiée à ces héros de poils, de plumes et d’écailles : « Aux hommes, aux femmes et aux pigeons, la patrie et matrie reconnaissantes ». ■ OPHÉLIE ROQUE
Quant on veux tuer son chien on dit qu’il a la rage. Quant on est dépassé on trouve le mal chez les autres.
Depuis des années nous sommes gérés par des guignols, quant il faudrait des intellectuels à l’esprit bien trempé. Nos élus et gouvernants en arrivent à accepter dans leur gestion désastreuse l’argent de la drogue. La France n’a jamais été aussi bas , alors on utilise tout, le racisme à tout va, les impôts. Des strates d’élus payés pour un même travail. Deux Frances se mettent en opposition.
Pour répondre à madame la ministre sa proposition est indéniablement indispensable et urgente pour sauver la France. Si elle avait un peu de savoir, elle aurait en tête l’histoire de d’êve et de la pomme. Si elle interprétait comme il se doit que le mal est la pomme et non la femme qui par amour donne le fruit, elle interprèterait les textes biblique à la Française à l’Occidentale et non à l’Orientale.
En effet les femmes Celtes qui sont nos ancêtres étaient guerrières et reines , ensuite les Francs ont eu les reines qui ont gouvernées la France.
Ce sont les républicains casseur de l’église qui ont remisés la femme, à la cuisine. Combien de femme présidente dans nos république?
Et maintenant ces imbéciles reprennent les manières de penser de l’Orient. Erreur commise dans l’interprétation d’Adam et Eve et la pomme. Puisqu’il faut lire que c’est l’ensemble homme – femme qui ont tous les défauts ce qui les conduit à leur perte. Le jardin d’éden c’est bien notre terre. La femme est complémentaire de l’homme, la différence est indispensable, même si de temps en temps l’homme en, est consterné et dérouté. Seulement à deux on est plus fort que seul Madame la Ministre.
Un mot me fait bondir :Auteure, car il sonne l’incompétence républicaine. Aux grands homme vous allez mettre un ES?
+ Qu’elle s’en prenne donc ai journal officiel du parti communiste…..
(Mais elle n’a guère de féminité)