
Par Radu Portocala.
« Gauche et droite à l’unisson se sont précipités pour couvrir les cent millions de dépouilles du manteau d’un oubli définitif, les condamner à une deuxième mort. »

Monsieur Frédéric Masqelier, maire de Saint-Raphaël, a inauguré le 23 août un monument en hommage aux cent millions de victimes que les régimes communistes ont fait à travers le monde. C’est une décision salutaire, de salubrité historique – et c’est aussi une décision qui souligne la honte d’avoir attendu 2025 pour qu’un tel monument soit érigé, et qu’il soit probablement le seul dans cette Europe qui se dit juste et démocratique.
Pendant des décennies, et particulièrement après le démembrement de l’Union soviétique en 1991, toute la classe politique occidentale – gauche et droite unies dans une ignoble concorde – a refusé avec indignation et une sorte de lamentable pudeur toute idée de procès du communisme, toute tentative de condamnation du communisme, toute forme de reconnaissance des victimes du communisme. Gauche et droite à l’unisson se sont précipités pour couvrir les cent millions de dépouilles du manteau d’un oubli définitif, les condamner à une deuxième mort.
C’est pour cela que la gauche actuelle avec le Parti communiste à sa tête – la gauche et certainement une partie de la droite, soumises une fois de plus au Parti communiste – ose affirmer que la décision du maire de Saint-Raphaël est un « révisionnisme de l’histoire ». Non, veut-elle dire, il n’y a pas eu de victimes dans le paradis communiste. Non, il n’y a rien à commemorer. Et surtout ne nous donnez pas des preuves, pas de noms, laissez-nous nier tranquillement !
C’est ce long déni de justice qui autorise aujourd’hui le porte-parole du Parti communisme de faire le signe des guillemets quand il parle des victimes du communisme – suivi en cette ignominie par toute la presse bien-pensante qui, elle, imprime les guillemets. Oseraient-ils mettre entre guillemets les victimes du nazisme ? Non, certes. Une condamnation en règle a été prononcée contre le régime du Troisième Reich, qui interdit le doute. Cela a été épargné aux descendants des criminels rouges. Ils peuvent, donc, en toute impunité, nier les prisons, nier les camps, nier les salles de torture, nier les exécutions, nier l’horreur. Pour eux, le communisme demeure un beau rêve, un idéal lumineux. Mais aucun d’eux n’a vécu en régime communiste, aucun d’eux n’a eu à subir la violence communiste, aucun d’eux n’a passé ne serait-ce qu’un mois dans une geôle communiste à voir mourir à côté de lui ses codétenus revenus brisés de l’enquête.
Les historiens continueront à décrire le communisme, à dresser l’inventaire de ses méfaits, à publier des livres et des articles – et la gauche continuera à s’insurger contre eux, à les traiter de menteurs, à expliquer qu’ils font le jeu de l’extrême droite. Et cette gauche est tellement persuasive que l’histoire, finalement, se laissera tromper. ■ RADU PORTOCALA
Ces lignes sont parues le 28 août sur la page FB de leur auteur.
Radu Portocala est écrivain et journaliste, spécialisé notamment en Relations Internationales.
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Le communisme , véritable peste de l’humanité, une honte, comment ce fait-il qu’il y ait encore un parti communiste en France, aberrant au XXI ème siècle. A dissoudre à jamais et en plus fouteur de merde dans les entreprises avec leur centrale syndicale la CGT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!