Voilà qui s’oppose aux esprits faux qui professent avec des arguments parfois ridicules que l’Europe tout simplement n’existe pas. Et qui, ce faisant, réduisent le Politique au gouvernement des choses, comme Macron et les saint-simoniens.
Le Politique se trouve alors sans substrat ni transcendance qui le justifient, qui le rendent aimable dans ses diversités et jusque dans ses conflits historiques.
Cette Europe-là existe comme exact inverse de l’UE macronienne, peut-être en cours d’effondrement. Il est irrecevable et stupide de les assimiler l’une à l’autre.
Regardez une fois de plus ce concert viennois traditionnel. Vous croyez que cette Europe-là va disparaître ? Qu’elle va se laisser faire ? Être absorbée, mais par qui et dans quoi ?
Si oui, mieux vaut planter ses choux. Sans substrat civilisationnel, le Politique ne vaut plus grand-chose et ne mobilise plus personne. Ou même démobilise comme on le voit trop souvent parmi les nôtres.
Le nationaliste Maurras n’ignorait pas ce qu’il nommait lui-même « la fraternité des races européennes ». Qui tient surtout à de hautes valeurs culturelles et spirituelles communes, d’ailleurs en grande partie créées et illustrées par la France elle-même !
Sur ce plan là, le basculement du monde en train de s’opérer d’un bord à l’autre de l’Atlantique donne quelques sérieuses raisons d’espérer. o JSF












L’évocation du concert viennois traditionnel est particulièrement pertinente. Elle fonctionne comme preuve par l’évidence sensible. Certaines formes culturelles européennes manifestent une continuité, une excellence et une reconnaissance universelle qui excèdent de très loin les cadres institutionnels contemporains.
Ce type de permanence culturelle montre que l’Europe n’est pas un artefact administratif, elle ne se laisse ni absorber ni effacer par simple décision politique, elle survit précisément parce qu’elle est vécue, transmise et incarnée.