
Par Radu Portocala.
« C’est parce qu’elle ne diffère en rien des châtiments pratiqués par un régime dictatorial que la décision de l’Union européenne est extrêmement grave. »

Il y a une affirmation drôle dans l’allocution d’Emmanuel Macron : « Cette année doit donc être et sera une année utile. » Est-ce une manière de reconnaître que les autres années, depuis 2017, ont été inutiles ? Ou bien est-ce, comme souvent, une maladresse discursive ? C’est une pénible habitude à l’Élysée.
Mais il y a aussi une affirmation inquiétante : « […] je ferai tout pour que l’élection présidentielle se déroule le plus sereinement possible, en particulier à l’abri de toute ingérence étrangère. » Que fera-t-il ? Que feront-ils ? Censurer autant que possible, bien entendu. Mais ce ne sera pas suffisant. Vont-ils, comme en Roumanie, annuler une élection dont le résultat ne serait pas à leur goût ? Recommenceront-ils une opération de type Fillon-2017 ? Organiseront-ils des campagnes de diffamation contre telle ou telle personnalité politique ? Iront-ils jusqu’à truquer les résultats ?
Leurs possibilités sont vastes et n’importe quelle misère leur semble acceptable si elle est justifiée par les « valeurs » et la « démocratie européenne ». Cette phrase de Macron ouvre des perspectives assez sombres, annonce des machinations plutôt sordides. La première conclusion qui peut en être tirée, c’est que la future élection présidentielle ne sera pas libre. Et, en fin de compte, cela n’est même pas particulièrement étonnant. o ■ o RADU PORTOCALA
Ces lignes sont parues le 2 janvier sur la page FB de leur auteur.
Radu Portocala est écrivain et journaliste, spécialisé notamment en Relations Internationales.
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