
Par Radu Portocala.
Traduit dans des termes sérieux, Trump veut le Groenland non pour le mettre à l’abri des Russes et de Chinois, mais pour extraire les métaux rares de son sous-sol, ce qui éviterait aux États-Unis une trop grande dépendance, justement, de la Chine.

Donald Trump a adressé une curieuse lettre au premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre.
« Cher Jonas, Considérant que votre pays a décidé de ne pas m’accorder le Prix Nobel de la Paix pour avoir arrêté 8 guerres, je ne me sens plus obligé de penser exclusivement à la Paix, même si celle-ci sera toujours prédominante, mais je peux maintenant penser à ce qui est bon et approprié pour les États-Unis d’Amérique.
Le Danemark ne peut pas protéger ces terres de la Russie ou de la Chine, et de toute manière pourquoi auraient-ils un « droit de propriété » ? Il n’y a pas de documents écrits, seulement le fait qu’un bateau a accosté là-bas il y a des centaines d’années, mais nous avons eu aussi des bateaux qui y ont accosté.
J’ai fait plus pour l’OTAN que toute autre personne depuis sa création, et maintenant l’OTAN devrait faire quelque chose pour les États-Unis. Le monde n’est pas sûr tant que nous n’avons pas le contrôle complet et total du Groenland. Merci !
Président DJT »

L’affaire a finalement l’air d’un caprice d’enfant gâté : on m’a privé de Prix Nobel, je veux le Groenland, na ! C’est ridicule, mais ce n’est pas du tout rassurant.
Traduit dans des termes sérieux, Trump veut le Groenland non pour le mettre à l’abri des Russes et de Chinois, mais pour extraire les métaux rares de son sous-sol, ce qui éviterait aux États-Unis une trop grande dépendance, justement, de la Chine. Mais si les États-Unis commencent à s’approprier toutes les zones du monde où ils peuvent trouve ce dont ils ont besoin, l’avenir risque d’être assez pénible. o ■ o RADU PORTOCALA
Ces lignes sont parues le 19 janvier sur la page FB de leur auteur.
Radu Portocala est écrivain et journaliste, spécialisé notamment en Relations Internationales.
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