
De Christophe Boutin.
[C’est – entre autres – dans Le Figaro que François Ruffin a exprimé ce désir / cette volonté : « Je veux qu’on ait notre récit qui traite de nos pages sombres ». Si on y tient on peut lire l’article paru il y a 3 jours]

Mais cela existe déjà François !! Cela s’appelle la France.
Et le parc à thème prend la forme, au choix, d’un cours dans le secondaire, de l’ouvrage d’un chercheur ‘reconnu’ (pas « controversé’,) d’une bande dessinée distribuée dans les écoles, d’un voyage de classe, d’une émission de radio ou d’un documentaire historique sur le service public…
Tu le reconnais toi-même : « Pour le président de Debout !, la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques orchestrée par Thomas Jolly, lors de laquelle il avait largement mis en avant la diversité et la population LGBT, a été un exemple de ce que pourrait être un « Puy du Fou de gauche » ».
Mais l’idée d’un parc à thème est effectivement excellente, beaucoup plus immersive. On y verrait dans une scénographie un barbare croisé dispersant les livres de ces arabes cultivés qui nous ont permis de connaître Aristote ; l’atelier « droit de cuissage » ferait complet ; il y aurait le « chemin de repentance », avec ses stations et récitation à chacune d’entre elle du Confiteor repentationis (« mea culpa, mea maxima culpa… »).
« L’âme de la France aujourd’hui va mal. Les gens aujourd’hui, quand ils parlent, ils n’ont pas seulement mal pour leur fiche de paye, ils ont mal à la France. » Sur qu’avec cela on va lui mettre un baume !! o ■












Monsieur Ruffin, vous semblez souhaiter la création d’un « Puy du Fou des pages sombres », en opposition au Puy du Fou historique. Pourquoi pas.
Commençons alors par ce qui constitue, selon moi, la matrice de nombreuses « pages sombres » de notre histoire : la Révolution française de 1789. Celle-ci a inspiré les exécutions politiques de la Terreur, les massacres et le génocide vendéen, puis, par filiation idéologique, le stalinisme, sans oublier le nazisme, entre autres.
Voilà, je crois que l’essentiel est dit. Monsieur Ruffin, êtes-vous réellement sûr et certain de vouloir engager cette comparaison ?