
Par Radu Portocala.
« Au fil du temps, les dérapages dictatoriaux de Macron ont été nombreux. Mais celui-ci, proféré avec cet air de satisfaction supérieure, est sans doute le pire. »

Avec la vulgarité dont il a fait preuve à maintes reprises, Emmanuel Macron nous dit que « free speach is a pure bullshit » – ce que nous ne pouvons traduire que par « la liberté de parole est une pure merde ».
Pour Emmanuel Macron la parole libre est celle que guident les algorithmes. Staline et ses divers succédanées pensaient exactement la même chose. Seulement, à la place des algorithmes – dont il n’était pas question à l’époque – ils auraient dit « la ligne du parti », ils auraient, donc, dit que « la parole est libre si elle dit la même chose que le parti ».

Formulons les choses autrement. Quand Macron recevait Poutine à Brégançon, il était permis de dire que Poutine est un homme bien ; ensuite, quand Macron s’est fâché contre Poutine, il a été permis de dire que Poutine est un personnage ignoble ; quand Macron trouvera qu’il est utile de se rabibocher avec Poutine, il sera permis de dire que Poutine est un personnage fréquentable.
Dans le paradis rouge, la liberté de parole était comprise exactement de la même manière.
Au fil du temps, les dérapages dictatoriaux de Macron ont été nombreux. Mais celui-ci, proféré avec cet air de satisfaction supérieure, est sans doute le pire. « C’est pour votre bien que je vais ériger des clôtures autour de vous » nous dit-il avec le sourire. Des temps difficiles nous attendent, car le pouvoir qui restreint les libertés au nom du bien est un pouvoir dangereux, capable de tous les excès. o ■ o RADU PORTOCALA
Ces lignes sont parues le 31 janvier sur la page FB de leur auteur.
Radu Portocala est écrivain et journaliste, spécialisé notamment en Relations Internationales.
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Je pense que dans un futur , pas très éloigné, les psychiatres décriront une nouvelle maladie mentale, la macronite!
Qui parle si bien ? Et de qui ? Ne soufflez pas s.v.p.
« J’ai au moins un conseil à te donner, c’est de te défier de ton enthousiasme pour les hommes qui parviennent vite… Tel que je te connais, tu serais un séide, et il faut se garantir du séidisme quand on est Français, c’est-à-dire très susceptible d’être atteint de ce mal contagieux. C’est une chose merveilleuse que la quantité de petits et de grands tyrans qu’il a produits. Nous aimons les fanfarons à un point extrême et nous nous donnons à eux de si bon cœur que nous ne tardons pas à nous en mordre les doigts ensuite. La source de ce défaut est un grand besoin d’action et une grande paresse de réflexion. Il s’ensuit que nous aimons mieux nous donner corps et âme à celui qui se charge de penser pour nous et d’être responsable, quitte à rire après de nous et de lui. X est un bon enfant, mais il est vraiment par trop charlatan. Je crains qu’il ne devienne fondateur parmi nous d’un nouveau genre de jonglerie ; nous en avons bien assez en France. Le charlatanisme est insolent et corrupteur … il s’est glissé dans toute profession et il n’y a si petit homme qu’il n’ait gonflé. Le nombre de grenouilles qui crèvent est incalculable. »
Je ne souffle pas mais je crois savoir… JSF devrait en faire un « visuel » comme on dit.
Cela me rappelle le mot de Guitry ou cité par lui à propos d’un homme rapidement parvenu : « C’est normal, il était parti ventre à terre ».