
« On a déjà Amélie de Montchalin à la Cour des comptes, Richard Ferrand au Conseil constitutionnel. On aura Anne-Claire Legendre (conseillère diplomatique du Président) à l’IMA, Emmanuelle Wargon à la CRE, Patricia Mirallès au CIPDR et tout un tas d’autres nominations dans les étages supérieurs de l’État, par un Président qui est bien décidé à poursuivre son sale boulot avec une marionnette à l’Élysée. » (21.2.2026

Rubrique : Manœuvre.
Tout ce que la France compte de politiciens débiles, de journalistes corrompus, de praticiens obtus des réseaux sociaux continue méthodiquement à se donner des cours de morale réciproques et à s’accuser d’être d’horribles fascistes qui veulent instaurer le retour des sœurs zombres. En mode « c’est çui qui dit qui y est », débat furieux pour désigner qui est le fasciste en puissance. Et déterminer si le pauvre Quentin Deranque doit être considéré comme « saint et martyr » ou bien un nouveau Horst Wessel (démerdez-vous pour savoir qui c’est). C’est à pleurer de bêtise.
Car pendant ce temps, Emmanuel Macron, le chef du gang, se frotte les mains. Exit les abominations françaises de l’affaire Epstein : quelques morceaux de viande avariée jetés à la meute (coucou Jack Lang), quelques annonces judiciaires sans queue ni tête et surtout une bonne polémique à la con. Comme ça, dans les bruits de l’orchestre, après celui de 2017, il prépare tranquillement le deuxième coup d’État de sa carrière pour 2027.
Compte tenu de ce qu’il a fait au pays, aucune véritable alternance n’est possible. Il serait assuré de finir en taule avec la bande de voyous qui l’entoure.

Alors, après l’avoir annoncé lors de ses vœux, il s’active pour que le scrutin de la prochaine présidentielle ne puisse en aucun cas être « sincère », ce qui est pourtant le critère fondamental de la régularité électorale dans un système de démocratie représentative.
Nous reviendrons plus en détail plus tard sur les différents traficotages qui sont déjà à l’œuvre, mais en attendant, on peut constater, parce que c’est aveuglant, à quel point le psychopathe de l’Élysée organise un système institutionnel permettant de parer à toute mauvaise surprise.
D’abord, on construit tranquillement un dispositif de censure totalement liberticide. Sébastien Lecornu est allé chercher sa feuille de route censureuse au dîner du CRIF. Et, selon la bonne habitude d’un Macron qui passe son temps à insulter son pays dès qu’il se déplace à l’étranger, celui-ci nous a annoncé à quel point la liberté d’expression en France, « c’était de la merde » ! Sortie invraisemblable, sans aucune réaction à la hauteur de l’agression chez nous, car le débat essentiel du jour, c’est de savoir qui a commencé la bagarre mortelle dans les rues de Lyon.
Ensuite, on va réutiliser la combine de la défense des mineurs pour contrôler les réseaux. Combine qui a parfaitement fonctionné en permettant la condamnation, grâce à la loi Schiappa (censée protéger les ados du harcèlement), de la poignée de ceux qui avaient osé se moquer de Brigitte Macron.
Et enfin, comme on ne sait jamais, si était élu un candidat qui ne convient pas, on met en place tout l’appareil qui empêcherait le nouveau président de faire quoi que ce soit, corseté qu’il serait dans les dispositifs « d’État de droit » que l’on connaît bien.
Tiens, surprise, ça alors : Christine Lagarde quitte ses fonctions à la BCE avant le terme de son mandat. Ben oui, pour permettre à Emmanuel Macron de nommer son successeur avant 2027, évidemment.
François Villeroy de Galhau, à la Banque de France, se barre aussi et devrait être remplacé par Emmanuel Moulin, actuel secrétaire général de l’Élysée.
Émilie Piette, secrétaire générale adjointe de l’Élysée, devrait prendre la tête de RTE.
On avait déjà Amélie de Montchalin à la Cour des comptes, Richard Ferrand au Conseil constitutionnel. On aura Anne-Claire Legendre (conseillère diplomatique du Président) à l’IMA, Emmanuelle Wargon à la CRE, Patricia Mirallès au CIPDR et tout un tas d’autres nominations dans les étages supérieurs de l’État, par un Président qui est bien décidé à poursuivre son sale boulot avec une marionnette à l’Élysée.
L’appareil judiciaire est parfaitement verrouillé.

L’appareil militaire est lui aussi parfaitement verrouillé.

Mais enfin, tout ceci n’a aucune importance, on vous dit ! Le problème, c’est de savoir qui des « identitaires » ou des « jeunes gardes » sont les vrais nazis.
Allez, on va quand même continuer. Et, en s’inspirant de Curzio Malaparte, revenir plus en détail un peu plus tard sur ce qui se prépare. (À suivre) …o ■o RÉGIS DE CASTELNAU
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Régis de Castelnau…
est un avocat français à la retraite, devenu une figure identifiée du débat public via son blog et sa chaîne YouTube.
Il s’inscrit dans une tradition de critique politique et médiatique assumée, revendiquant une lecture souverainiste et républicaine des affaires publiques.
Son propos se distingue par une solide culture juridique et historique, qu’il mobilise pour analyser institutions, conflits internationaux et fonctionnement des médias.
Il adopte un ton volontairement polémique, cherchant moins le consensus que la confrontation argumentée.
Cette posture lui vaut une audience fidèle, sensible à son discours de rupture avec les narratifs dominants.
Ses analyses, même contestées, participent à la pluralité des points de vue dans l’espace public. Il apparaît ainsi comme un observateur engagé, plus commentateur critique que prescripteur politique.
Note établie par recours aux archives sur la toile.












