
Voici ce qu’écrit François Ruffin sur sa page facebook – cité par Richard de Seze sur la sienne – avec quoi nous sommes d’accord :
Des produits fabriqués au Canada, en Turquie, au Japon ou au Maroc, mais considérés comme “Made in Europe” !
On vous explique la nouvelle invention de Bruxelles ![]()
La Commission européenne a dévoilé hier son projet de loi sur l’accélération industrielle.
Objectif : faire remonter l’industrie à 20 % du PIB de l’UE d’ici 2035 (contre 14 % aujourd’hui).
La grande nouveauté annoncée : l’introduction d’une préférence européenne
!
Mais seulement pour certains secteurs :
Industries lourdes décarbonées (ex : acier, aluminium)
Secteur automobile
Technologies propres (ex : batterie, photovoltaïque, éolien).
Une bonne idée sur le papier ? Oui, mais…
L’UE a décidé d’élargir la préférence européenne à des pays ne faisant pas partie de l’UE…
En bref, des produits fabriqués hors de l’UE pourraient être considérés “Made in Europe”… On marche sur la tête !
Et la liste des pays concernés pourrait être très longue…
– 80 pays avec qui l’UE dispose d’un accord de libre-échange
– 40 pays avec qui l’UE a conclu des accords en matière d’accès aux marchés publics
C’est le cas, par exemple, du Canada, de la Turquie, du Japon ou du Maroc.
Et si c’est plus cher, on importera !
Et comme si cela ne suffisait pas, la Commission a aussi posé d’autres limites à la préférence européenne.
Par exemple : si un produit “européen” est 25 % plus cher qu’un produit importé, les autorités publiques pourront choisir le produit importé !
Les 19 et 20 mars, lors du Conseil européen, les dirigeants des 27 États membres doivent débattre de ce projet de loi. Les négociations porteront principalement sur la liste des pays à inclure dans cette “préférence”.
Mais disons que les choses sont mal parties…
Stéphane Séjourné, commissaire à la stratégie industrielle et chargé du dossier, s’est félicité du projet et a affirmé qu’il s’agissait “d’un changement majeur de doctrine”.
Pourtant, il s’agit de tout sauf d’un changement de doctrine.
L’UE reste coincée dans ses dogmes du tout marché, de la compétitivité, de la flexibilité.
Elle s’obstine à rester libre-échangiste, alors que le libre-échange est mort.
La souveraineté, ils en parlent, mais ils ne sauront pas le faire.
Alors à nous de la faire ! o ■












