
Par La rédaction de Front Populaire.
BREF COMMENTAIRE – En toute autre entreprise humaine, donc sociale, économique et culturelle, des dirigeants qui se tromperaient à ce point et en une matière aussi importante seraient immédiatement dégagés, sanctionnés, et leurs principes abandonnés. Non seulement leurs personnes, leur médiocre ego, mais aussi — mais surtout — le Système dont ils procèdent. Notre sortie de l’UE devrait s’imposer et, dans un tel cas d’ailleurs, sa dissolution suivrait. La chimère fédérale devrait s’effondrer, ce qu’elle fera un jour ou l’autre, inévitablement. Mais le Système des partis, qui, seul, au moins pour la France et l’Allemagne, nous a fait nous éloigner du nucléaire, est aussi le grand coupable et devrait être proscrit. Il est revenu peu à peu en France et, sous forme accélérée ces dernières années, nous ramenant, peu ou prou, à la IVe — en pire — en raison de toutes les formes actuelles de notre décomposition sociale, culturelle et éthique. N’en disons pas davantage. On a bien compris depuis déjà assez longtemps que ce sont les fondements mêmes de la nation qui sont aujourd’hui, globalement, en grande pitié. Et c’est à notre régime politique que nous le devons. o Je Suis Français.
ARTICLE. Emmanuel Macron et Ursula Von der Leyen ont livré un vibrant plaidoyer pro nucléaire lors du Sommet mondial sur le nucléaire civil qui s’est tenu ce mardi 10 mars à Paris. Mais personne n’ignore quelle était leur position il y a dix ans, ni leur rôle déterminant ce qui n’est pas passé loin de la catastrophe.

Elle en aura mis, du temps. Et combien aura-t-elle coûté, cette indécision, aux citoyens français d’abord, et européens ensuite ? Voilà qui serait bien difficile à estimer. Mais en opérant un vaste revirement en vantant les vertus du nucléaire civil, Ursula von der Leyen a surpris son monde. Invitée ce mardi 10 mars à participer au deuxième Sommet mondial sur le nucléaire civil à Paris, la présidente de la Commission européenne a déclaré qu’ « alors qu’en 1990, un tiers de l’électricité européenne provenait du nucléaire, aujourd’hui cette part est tombée à environ 15 % ». Et si « la réduction de la part du nucléaire était un choix », à la réflexion, tout compte fait, il s’avèrerait que « l’Europe a fait une erreur stratégique en tournant le dos à une source d’énergie fiable, économique et peu émettrice ». C’est peu de le dire.
En matière d’erreurs stratégiques sur l’énergie, l’Allemande en connaît un rayon. Ministre des gouvernements de l’ancienne chancelière Angela Merkel post Fukushima (2011), d’abord au Travail et aux Affaires sociales, puis à la Défense, elle a fait partie de l’équipe gouvernementale qui a mis en place la désormais célèbre « Energiewende », cette transition énergétique allemande qui devait entre autres choses sanctuariser le démantèlement progressif du parc nucléaire allemand. Bien qu’elle ne fût pas directement impliquée dans les dossiers énergétiques, la future présidente de la Commission — nommée en 2019 — avait qualifié en 2011, auprès du Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) la décision « de la chancelière est courageuse et juste ». Avant d’ajouter : « nous devons nous éloigner de l’énergie atomique et investir dans la transition énergétique ».
Mais est-elle la seule à blâmer ? Ce mardi, un autre homme politique est venu louer les mérites de l’atome. Un certain Emmanuel Macron. « Grâce au nucléaire on accroît notre indépendance et on réduit les soubresauts des chocs géopolitiques » a déclaré le président français lors du Sommet, précisant que le nucléaire est « la clé pour réconcilier à la fois l’indépendance, et donc la souveraineté énergétique, la décarbonation, et donc la neutralité carbone à horizon 2050, et la compétitivité, et donc la création d’emplois de nos économies. »
« 14 réacteurs de 900 mégawatts seront fermés d’ici 2035 »
Tout comme la patronne de Bruxelles, Emmanuel Macron n’est pas à proprement parler un antinucléaire primaire – à la longue, il a fait du maniement du « en même temps » une seconde nature sur ce sujet. Ministre de l’Économie sous François Hollande, il avait assumé cette politique. Au point de la reprendre dans son programme « En Marche », de 2017. « Sur le nucléaire : concrètement, 14 réacteurs de 900 MW seront fermés d’ici 2035. Ce mouvement commencera à l’été 2020 avec l’arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim. Il se prolongera avec la fermeture de 4 à 6 réacteurs avant 2030 », avait-il déclaré en 2018, plus d’un an après son élection. Fessenheim n’y survivra pas, pas plus que le programme Astrid, qui travaillait au développement des réacteurs de 4e génération.
Il aura fallu la crise énergétique en 2022 — tout du moins ses prémices — pour faire évoluer les discours et positions avec en France, le discours de Belfort en février. Avant cette année, la Commission européenne, pourtant lancée par Ursula von der Leyen dans une recherche éperdue de moyens de décarbonation, s’accommodait du nucléaire, mais — sous l’influence de l’Allemagne — refusait obstinément d’en reconnaître les mérites écologiques. C’est ainsi que lors des débats sur la taxonomie verte devant accompagner les investissements dans les énergies dites « vertueuses », le nucléaire avait failli être exclu du scope des sources d’énergie éligibles, avant d’être finalement intégré de justesse, mais en qualité d’énergie « de transition ». Au même titre que le gaz.
Il y a de quoi grincer des dents quand on entend Ursula von der Leyen et le président français plaider désormais pour des financements de grande envergure. « Chaque acteur public et privé » doit « prendre sa part pour continuer de mobiliser les investissements », a ainsi déclaré Emmanuel Macron. Le chef de l’État entend impulser le triplement les capacités nucléaires installées à horizon 2050, fixé dans le cadre de la COP28 à Dubaï. Quant à la Commission, elle avance la création d’une garantie de 200 millions d’euros — autant dire une paille — pour soutenir l’investissement dans le « nucléaire innovant ». Les centristes européistes se féliciteront peut-être de ces avancées. Les autres — l’immense majorité — déploreront les décennies gâchées au nom d’idéologie et d’accord électoraux dressés sur un coin de table. ■ F.P.
Source













Ce qu’on discute ici me confirme dans une impression persistante. Mme von der Leyen n’existe pas. Ce n’est pas une personne humaine, c’est un masque, une « persona », un haut-parleur de haute fidélité. Toujours parfaitement apprêtée, la voix et le visage vides de toute émotion, hormis, parfois, un vague sourire stupide, ou moqueur on ne sait. Elle est ce que le papier-mâché est à l’incarnation.
Commenter sa pensée est le degré zéro de l’éclairage. Elle n’a qu’un vrai mais limité talent d’actrice. C’est une poupée gonflée, lisse comme l’IA. Là est probablement la clé de son incroyable carrière politique. La femme aux dix Oscars. L’auteur de ses discours serait pourtant le seul sujet digne d’intérêt. Notre univers est-il à ce point vendu au spectacle, à la performance, à la prétendue « communication » que cette simple distinction a disparu des esprits ? Le public ne voit ni ne sent ni ne devine ni ne cherche quoi que ce soit derrière les mots aussi vides que rituels et les grimages des maquilleuses. Ballotté par des images, nous sommes devenus aveugles à ce dont elle sont l’image. La salaud a juste une mauvaise image. Un peu triste pour lui mais qu’importe. Ce n’est qu’une image. Et la France, quelle est son image ?
Les Allemands ont vdL, nous c’est Macron. Sucre-glace et ludion-pompeux. Quel beau couple, vraiment spectaculaire ! Sondé, formaté, l’électeur moderne n’a le choix qu’entre deux attributs – hors sujet – « mythique » ou « iconique »