

Ce qu’on discute ici me confirme dans une impression persistante. Mme von der Leyen n’existe pas. Ce n’est pas une personne humaine, c’est un masque, une « persona », un haut-parleur de haute fidélité. Toujours parfaitement apprêtée, la voix et le visage vides de toute émotion, hormis, parfois, un vague sourire stupide, ou moqueur, on ne sait. Elle est ce que le papier-mâché est à l’incarnation.
Commenter sa pensée est le degré zéro de l’éclairage. Elle n’a qu’un vrai mais limité talent d’actrice. C’est une poupée gonflée, lisse comme l’IA.
Là est probablement la clé de son incroyable carrière politique. La femme aux dix Oscars. L’auteur de ses discours serait pourtant le seul sujet digne d’intérêt. Notre univers est-il à ce point vendu au spectacle, à la performance, à la prétendue « communication » que cette simple distinction a disparu des esprits ? Le public ne voit ni ne sent ni ne devine ni ne cherche quoi que ce soit derrière les mots aussi vides que rituels et les grimages des maquilleuses.
Ballottés par des images, nous sommes devenus aveugles à ce dont elles sont l’image. Le salaud a juste une mauvaise image. Un peu triste pour lui, mais qu’importe. Ce n’est qu’une image. Et la France, quelle est son image ?

Les Allemands ont vdL, nous c’est Macron. Sucre-glace et ludion-pompeux. Quel beau couple, vraiment spectaculaire ! Sondé, formaté, l’électeur moderne n’a le choix qu’entre deux attributs – hors sujet – « mythique » ou « iconique ». o ■oMARC VERGIER











