La langue, la diction, la distinction de Margerite Yourcenar, lors de ce discours sont magnifiques. Son accent tient à ses origines, à son existence lointaine et durablement hors de France et d’Europe. L’admiration s’impose. — JSF
Marguerite Yourcenar a été reçue à l’Académie française le 22 janvier 1981. Ce jour-là, elle se dit accompagnée « d’une troupe invisible de femmes qui auraient dû recevoir beaucoup plus tôt cet honneur, au point que je suis tentée de m’effacer pour laisser passer leurs ombres ».
Elle devint la première femme à entrer à l’Académie française. Elle refusa de porter l’habit traditionnel. Dans l’assemblée règne la solennité mais aussi une forme de crispation sur certains visages. o ■
______________________________________________
Marguerite Yourcenar est née en 1903 à Bruxelles. Elle est d’origine belge et naturalisée française.
Elle devient en 1980 la première femme élue à l’Académie française, marquant une étape dans l’histoire culturelle.
Son œuvre se distingue par une grande érudition, un style classique et une réflexion profonde sur l’histoire et la condition humaine.
Elle a passé l’essentiel de sa vie hors de France, notamment aux États-Unis, dans le Maine, sur l’île des Monts Déserts.
Elle y vivait dans sa maison appelée « Petite Plaisance », où elle écrivait dans un environnement calme et retiré.
Son regard international et son éloignement géographique nourrissent une œuvre ouverte sur le monde et le temps long.
Parmi ses œuvres majeures figure « Mémoires d’Hadrien », qui reconstitue la vie de l’empereur romain avec une grande profondeur psychologique.
On peut aussi citer « L’Œuvre au noir », qui retrace le destin d’un médecin et philosophe de la Renaissance.
Ces deux romans illustrent son goût pour l’histoire et la méditation sur la liberté et le savoir. o ■











