
Après l’extraordinaire conférence de presse de Donald Trump, hier jeudi après-mid, – une séance d’auto-satisfaction, de louanges concertées et de contradictions d’une absolue évidence – ce billet rajoute une couche d’anti-américanisme en l’occurrence justifié… – JSF
Par Regis de Castelnau.

Rubrique : joie mauvaise.
Les Américains ont le sens du respect des traditions.
Ils ont été contraints d’abandonner en urgence la base militaire qu’ils occupaient encore à Bagdad, malgré toutes les demandes du gouvernement irakien.
Les forces américaines et de l’OTAN ont entièrement évacué la base Victoria à Bagdad après avoir subi de violentes attaques de milices irakiennes pro-iraniennes. À son apogée, cette base abritait 46 000 personnes et fonctionnait comme une véritable ville autonome. C’était l’une des plus grandes bases étrangères américaines au monde.
Les milices chiites lui ont fait subir un bombardement continu. Les éléments européens de l’OTAN, dont on nous demande ce qu’ils foutaient là, ont dû faire aussi leurs bagages fissa.
Le problème, c’est que faire atterrir (et redécoller) les avions de transport pour procéder à la piteuse évacuation sous les bombardements était problématique. Alors, toute honte bue, les cow-boys ont dû solliciter le gouvernement irakien pour qu’il obtienne des milices une trêve !
Non mais la honte : après l’agression criminelle de 2003, voilà un nouveau départ la queue entre les jambes. On n’aura pas la photo de l’hélicoptère sur le toit du bâtiment de Saïgon, mais c’est tout comme.
On espère qu’ils ont emporté la fiole de Colin Powell. En souvenir…o ■o RÉGIS DE CASTELNAU
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Régis de Castelnau…
est un avocat français à la retraite, devenu une figure identifiée du débat public via son blog et sa chaîne YouTube.
Il s’inscrit dans une tradition de critique politique et médiatique assumée, revendiquant une lecture souverainiste et républicaine des affaires publiques.
Son propos se distingue par une solide culture juridique et historique, qu’il mobilise pour analyser institutions, conflits internationaux et fonctionnement des médias.
Il adopte un ton volontairement polémique, cherchant moins le consensus que la confrontation argumentée.
Cette posture lui vaut une audience fidèle, sensible à son discours de rupture avec les narratifs dominants.
Ses analyses, même contestées, participent à la pluralité des points de vue dans l’espace public. Il apparaît ainsi comme un observateur engagé, plus commentateur critique que prescripteur politique.
Note établie par recours aux archives sur la toile.












