
Par Renaud Camus.
Sur ce point précis, nous sommes comme Alain Finkielkraut* : Renaud Camus n’est banni que par ceux qui ne l’ont pas lu, soit parce qu’ils s’y refusent par sectarisme, soit parce qu’ils n’en sont pas capables. Ou encore les deux. Tant pis pour eux. Les évènements lui donnent et lui donneront de plus en plus raison. JSF
* Dans son livre-dialogue avec Élisabeth de Fontenay, notamment.

Il est de bon ton de s’inquiéter, et c’est à très juste titre, de la substitution que pourrait opérer, à son profit, sur l’homme dépossédé, l’Intelligence artificielle, ce couronnement suprême et ce parachèvement du remplacisme global cybernétique et davocratique. Ce ne serait pourtant que la touche finale d’un processus de longue date engagé, comme en témoigne tous les jours le Grand Remplacement.
Le remplacement de l’homme n’est que la suite logique du remplacement des Européens et des Blancs partout dans le monde. Il ne sert à rien d’incriminer des volontés quelconques (l’Union européenne, les Américains, les juifs, l’islamisme, etc.), alors que le processus lui-même, bien avant d’être cybernétique, relevait déjà d’une mécanique, ou, si l’on veut, d’une logique, bien plus que d’une intentionnalité, pour ne pas dire d’un complot, comme le voudraient, avec les mêmes démangeaisons de cabri sur leurs pentes, les tenants des théories du complot et ceux, bien plus nombreux encore, puisqu’ils sont toute la presse égoutcentral, de la théorie de « la théorie du complot » (toute opposition au génocide par substitution est une « théorie du complot »).
La machination de l’homme était inscrite d’emblée, par un engrenage imparable, dans la première révolution industrielle, et de plus en plus clairement dans toutes celles qui lui ont succédé — ce qui, naturellement, n’enlève rien à la responsabilité criminelle des desservants de la Machine, ceux qui l’alimentent incessamment et en assurent le bon fonctionnement génocidaire, à seule fin, eux, d’être quelque chose, ce très peu de chose qu’est quelque chose dans les sociétés du remplacisme global davocratique, vouées à la substitution de tous les étants et, finalement, de l’être, à défaut de l’Être, irremplaçable par essence et, de ce fait, toujours plus lointain, toujours moins visible et moins lisible. o ■ o RENAUD CAMUS











