
En date du 22 janvier, L’Action Française a publié le communiqué que nous reprenons ici.

Suspension du Mercosur, rester vigilants !
L’Action française ne reconnaît pas de légitimité au Parlement européen pour traiter des affaires de la France. Néanmoins, le vote par une courte majorité d’eurodéputés de la saisine de la Cour de justice de l’Union européenne afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (dit traité du Mercosur) est une bonne nouvelle : c’est un heureux et juste désaveu de la Commission européenne et de sa présidente Madame von der Leyen, et, souhaitons-le, un coup d’arrêt à la dérive eurofédéraliste de l’UE. Cette saisine pourrait retarder l’application de ce traité aux conséquences périlleuses pour l’agriculture française et de nombre de pays européens, mais il importe de se méfier des tentatives de contournement de la Commission qui souhaite appliquer la part commerciale de ce mauvais traité avant même la ratification de celui-ci par les États et par le Parlement européen.
L’Action française rappelle qu’elle prône, non l’isolationnisme, mais la coopération positive des États sur les questions commerciales, contre les tentatives supranationales d’imposer un libre-échangisme sans réel contrôle des États ni équilibre des échanges. Contrairement à la porte-parole du gouvernement qui estime que, si la Commission européenne « venait à passer en force en imposant une application provisoire du traité du Mercosur, cela constituerait (…) un viol démocratique », l’Action française considère que cela serait, surtout, un outrage intolérable fait à la nation française et à son indépendance, qui se doit d’être autant politique qu’économique.
Il est évident que le combat pour la souveraineté économique française passe par le refus des diktats de la Commission européenne et par le renforcement des secteurs agricoles, industriels et marchands français, pour assurer une véritable satisfaction des besoins de la France et de ses habitants. Ce combat ne peut être vraiment efficace que par un renforcement de l’État et par sa maîtrise des affaires nationales sans que l’Union européenne ne puisse l’entraver. o ■
22 janvier 2026.












