

Pierre Builly nous a quittés le 4 octobre dernier, et ce fut une peine.
Nous nous connaissions depuis notre lointaine jeunesse d’Action française, à l’heure des camps Maxime Réal del Sarte, des rassemblements royalistes de Provence, puis de Je suis Français, au temps où ce fut un mensuel papier, dans lequel il écrivait déjà divers articles et réalisait surtout d’admirables entretiens avec quelques-unes des vraies personnalités des dernières années du siècle passé.
Bien plus tard, quand Je suis Français est reparu sous sa forme d’aujourd’hui — quotidienne et sur la toile —, il nous a donné près de quatre cents chroniques de films du patrimoine cinématographique, surtout français, mais pas seulement. Elles demeurent dans nos archives, accessibles et réunies. C’est un petit trésor. Un de ceux que recèle ce quotidien.
Que dire d’autre, sinon un grand merci de l’amitié. S, selon le « jeu de l’amitié qui me plaît étouffé », comme l’a écrit Brasillach — que Pierre n’aimait guère. Cela, c’est le jeu de nos contradictions, qui ne nous ont jamais inquiétés ni séparés.
G. P.
Je suis Français











