
Le parquet de Paris a dit, mardi 26 mai, ouvrir « d’initiative » une enquête pour « rechercher si la campagne de certains candidats LFI aux élections municipales avait pu être ciblée par une opération dans l’intérêt d’un État tiers ». Le ministère public lance ainsi cette enquête « sans avoir été saisi ni par plainte, ni par signalement, ni sur dessaisissement ». L’État tiers en question serait Israël, qui naturellement voit d’un très mauvais œil l’hostilité croissante de la formation de Jean-Luc Mélenchon à son égard.

En réalité les ingérences étrangères sont consubstantielles au régime démocratique, elles lui sont coutumières, ce que l’Action française du 2 avril 1913 ne manqua pas de souligner dans un texte que Maurras plaça ensuite dans l’édition de 1921 de son Kiel et Tanger en tant que chapitre intitulé « Vérités visibles en Chine » :

« À ce couple démocratie-ploutocratie vient s’adjoindre, en vertu des mêmes nécessités tout à fait prévisibles, un troisième terme qu’on peut nommer xénocratie : « il est à signaler aussi », ajoute le Chinois du Temps, « que le gouvernement japonais paraît s’être intéressé particulièrement aux élections. On a beaucoup remarqué la présence, dans « la salle du vote du second degré à Canton, du consul général du Japon, qui s’enquérait avec soin, auprès des assistants, des chances d’un certain candidat, lequel a d’ailleurs été élu. »
Parbleu ! o■oR.H.











