
Olivier Rey sur l’IA : « Un vrai scientifique, au moins, avec ces gens là, on comprend ce qu’ils disent ! » Pierre Chablain. Réécouter la vidéo, si besoin est !
Par David Gattegno.

Olivier Rey expose clairement et sainement les problèmes que l’IA soulève… Mais le plus terrible, dans ses explications et dans les perspectives qu’il dégage, c’est qu’à l’instant même, le parlementaire fait une déclaration plus terrifiante encore que ne l’est l’IA ; je le cite : « […] il n’y a pas de problème. Puisque cette intelligence artificielle n’est pas intelligente, qu’avons-nous à craindre ? »

Cela signifie que la seule préoccupation de cet « élu d’la République » tient au degré de probabilité d’une IA pouvant être réellement intelligente (ce qui est une impossibilité logique, qu’il n’y a pas lieu d’expliciter dans le présent commentaire, mais que l’intervention d’Olivier Rey expose, par transparence, si j’ose dire). La préoccupation du parlementaire relève de 2001, l’Odyssée de l’espace, film qu’un pré-adolescent aurait pu voir et qui se serait alors inquiété de ce que la machine pût s’autonomiser… Le pré-adolescent, ici parlementaire, se trouve soudain rassuré parce qu’on lui annonce qu’une intelligence, dont il aurait pu craindre la concurrence, est finalement stupide par rapport à la sienne. Il envisage donc de continuer à utiliser la cervelle électronique, car son égocentrique neurologie ne craindrait finalement « rien ». Seulement, il ne saisit pas que cette livraison d’intelligence à domicile, tel un plat préparé, revient tout bêtement (c’est le cas de le dire) à admettre que l’utilisation de ses propres fourneaux cérébrospinaux pour faire circuler sa tambouille cognitive devient superflue.
Ce n’est pas exactement l’IA qui est la plus grande catastrophe, mais, plutôt, les individualités humaines qui en font la promotion, tel Luc Ferry, qui ment à tours de bras quand il se gargarise du fait que, peut-être bien qu’un jour, l’IA deviendra capable d’autonomie (sur-le-champ, le montant de son chèque de corruption a décuplé)… Ce qui est bien logique de sa part puisque, désormais, la notion d’« indépendance » se mesure au degré d’accord avec l’ambiance imposée, ainsi, entre autres, de la fumeuse (avec un u, bel et bien !) « indépendance de la justice », dont on peut observer chaque jour qu’elle se couche dans le lit où on l’a bordée la veille. o■ o DAVID GATTEGNO
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l’ia sera forcément de plus en plus flatteur pour les fonctionnaires de la bien-pensance.
Prenez garde humoristes, anarchistes, artistes, inventeurs Lépine, l’ia vous parasitera ( bon et puis en mourra).
Et nous aussi nous mourrons …de rire.