

Après six jours d’interruption, due aux aléas des machines sans sensibilité ni logique, nous voici de nouveau à même de renouer avec le fil, plus alarmant que jamais, de ce que nous nommons l’actualité : l’état, en évolution plus ou moins rapide, plus ou moins paisible, quelques fois cocasse ou ridicule, souvent dramatique ou tragique, des réalités qui nous entourent, proches ou lointaines, nationales et internationales, comme toujours indissociables.
Ces réalités ne sont évidemment pas moins inquiétantes aujourd’hui qu’hier.
Qu’il s’agisse de la France, menacée, comme nous le savons trop bien, par la faillite financière, l’effondrement scolaire et culturel, l’immigration incontrôlée et de toute façon excessive, le racisme antifrançais, l’insécurité qui en découle, la fracturation géographique et sociale, l’incompétence et le niveau plus que médiocre de ses élites dirigeantes, voire leur dépravation. Mais aussi par cette sorte de désaffection subtile, de désillusion, de prise de distance désenchantée de la France profonde à l’égard du régime politique, des institutions, des hommes, des « valeurs » et des usages qui, jusqu’à il n’y a pas si longtemps, formaient encore un socle de consensus collectif en apparence naturel et donc difficile à remettre en cause. Système, régime aujourd’hui profondément discrédité, à moins qu’il soit purement et simplement détesté.
Bref, une France marquée et meurtrie par tous les syndromes du déclassement, de l’appauvrissement et du déclin. Plus qu’il n’en faut pour décourager, rendre passif, voire paresseux, susciter le désenchantement et l’hostilité du peuple tout entier. C’est fait. Il ne lui reste plus que les chemins de la colère et, au bout du compte, de ce que Michel Maffesoli appelle le ou les « soulèvements » à venir, presque nécessairement. (1)
La guerre gagne le monde, France incluse
Qu’il s’agisse aussi du monde, qui, fort loin de tendre vers l’unité et la paix promises, se retrouve, à l’inverse de toutes les illusions des dernières décennies, dans un cycle où montent, inexorablement semble-t-il, non seulement la guerre économique, mais aussi, concomitamment, la remilitarisation généralisée et, plus globalement encore, un esprit, une fièvre inquiétante et grandissante de guerre et de conflit, au total, cette envie d’en découdre qui a sévi si souvent autrefois.
Ce bellicisme, encouragé par les politiques, les spécialistes de plateaux et certains militaires, touche tous les continents, notamment l’Europe, l’Amérique et l’Indo-Pacifique, sans qu’on doive exclure l’Afrique, longtemps réputée continent de l’avenir et aujourd’hui replongée dans le chaos, la misère, les épidémies et la guerre. (2)
Circonstance hautement aggravante : les conflits d’autrefois avaient des capacités de destruction certes considérables, mais néanmoins limitées. Ce ne sont plus seulement des dizaines de millions d’hommes que les guerres d’aujourd’hui pourraient exterminer, mais des centaines de millions, voire des milliards, laissant après la bataille une humanité exsangue, drastiquement réduite, mais aussi largement détruite dans ses structures, sa technologie, son mode de vie, son capital social et civilisationnel.
Rien à voir, donc, avec les malheurs qu’engendraient les révolutions et les guerres d’autrefois.
La France, quant à elle, a trouvé le moyen de s’impliquer au plus haut niveau d’intensité dans le conflit russo-ukrainien — en réalité Occident contre Russie — entraînant les « Européens » dans une ridicule « coalition des volontaires », où les moyens sont minces et où l’entente ne règne pas. Elle fournit pourtant à l’Ukraine, en quantités considérables, des fonds, du renseignement, de l’encadrement et de la formation, ainsi que des armes, finissant par placer les uns et les autres dans une situation de quasi-cobelligérance avec la Russie.
À un point tel que cette dernière a désormais fait savoir qu’elle pourrait frapper à son tour, en Europe même, les installations militaires, stratégiques ou de commandement qu’elle jugerait utiles de viser. Les points de frappe évoqués pour la France font frémir. Toulon, Brest et Paris sont avancés.
La France face à son avenir politique
C’est dans ce contexte dramatique que nous retrouvons l’actualité française. D’ailleurs dictée en grande part par l’étranger (E.U. – OTAN – U.E.), sans négliger l’irréalisme idéologique, les ambitions personnelles, l’activisme euro-mondialiste de nos dirigeants, dont l’esprit de trahison et/ou de soumission n’est jamais en reste. Emmanuel Macron en est à la fois l’archétype et le jouet.
La prochaine élection présidentielle est déjà au centre de la vie politique. Entre panique du bloc central face aux pronostics des sondages, manœuvres politiciennes en tout genre, dénonciation des ingérences dont le système ne veut pas — tout en en oubliant les autres —, dispositifs de toutes sortes visant à restreindre les libertés les plus légitimes et, de temps à autre, inquiétude devant l’ampleur des problèmes conjugués, tous gravissimes, auxquels la France doit faire face, personne n’étant jamais responsable de rien, surtout pas le chef de l’État et surtout pas le bloc central au pouvoir depuis 10 ans.
Tels sont les petits bonheurs de la démocratie française, dont beaucoup finissent par nier qu’elle existe encore — Onfray, Houellebecq et beaucoup d’autres.
Cette actualité, le fil des événements, nous la suivrons ensemble dans Je suis français, au fil du temps, via les médias traditionnels (3), mais aussi les plus modernes (4), gagnant chaque jour en influence, via l’évolution des idées et des sentiments, parfois encourageante, par exemple, dans les domaines religieux ou spirituel, notamment parmi les jeunes, et nous le faisons en tout cas toujours sous les auspices d’une doctrine, ou d’une philosophie politique, que le fil des événements a généralement confirmée depuis sa formation en réaction aux tragiques événements révolutionnaires jusqu’à aujourd’hui, à travers les deux derniers siècles qui n’ont pas été des périodes de paix ni sociale, ni nationale, ni évidemment européenne ou mondiale. C’est le moins qu’on puisse en dire !
Disons-le simplement : cette doctrine, cette philosophie politique, ce sont les idées et les doctrines de la Contre-Révolution. Avec comme objectif ultime — sinon immédiat, selon toute probabilité — la monarchie française retrouvée. Comme nécessité et exigence du retour le moins éphémère et le plus profond possible à l’Ordre vrai.. o ■ — JSF
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(1) Michel Maffesoli, Mes Tribus – Souvenirs, pensées, rencontres. Éditions du Cerf, mai 2026.
(2) « Continent de l’avenir » se dit plutôt aujourd’hui de la zone indo-pacifique, celle des plus grands conflits futurs annoncés.
(3) À propos des médias mainstream. Michel Maffesoli cite cette formule attribuée à Paul Valéry (1871-1945) : « Encore un siècle de journalisme et les mots pueront ».
(4) Les chaînes vidéo des influenceurs — souvent plus crédibles que les médias du Système — occupent une place majeure dans la formation de l’opinion politique. YouTube compte 43 millions d’utilisateurs chaque mois en France.











