
Le prince Eudes a publié ces lignes dimanche 6 septembre.

Hier soir*, jardins du Trocadéro : cérémonie militaire puis spectacle son et lumière retraçant quatre siècles d’histoire navale française, en clôture du quadricentenaire de la Marine nationale représentant mon frère, le comte de Paris.
Un moment particulier pour moi.
La bataille de la Chesapeake, remportée le 5 septembre 1781, reste l’une des victoires les plus décisives de notre histoire maritime — elle a directement permis l’indépendance des États-Unis.
Elle s’inscrit dans l’héritage d’une Marine fondée par l’édit de Richelieu sous Louis XIII, mon ancêtre.

Cet engagement naval n’est pas qu’une mémoire lointaine pour notre famille, la Maison de France. Il s’est incarné concrètement à travers les générations : François d’Orléans, prince de Joinville, entré dans la Marine à seize ans, contre-amiral à vingt-cinq, puis vice-amiral à trente-sept — celui-là même qui ramena en 1840 les cendres de Napoléon depuis Sainte-Hélène — en est l’une des figures les plus marquantes.
Cette tradition de service se perpétue aujourd’hui sous d’autres formes. Parrain et réserviste du GRS IDF-OM, (Armée de Terre recrute Île-de-France et Outre-mer) qui porte les traditions du 8e Bataillon de Chasseurs à Pied — une manière, à mon échelle, de tenir ce fil entre mémoire et engagement présent.
C’est dans cet esprit que j’ai eu l’honneur d’échanger hier avec le général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées, Mme Catherine Vautrin ministre des Armées et l’amiral Christophe Cluzel chef d’état-major de la Marine. (Photos ci-dessous).
Le courage, l’audace et l’esprit d’équipage qui ont porté nos marins à la #Chesapeake sont les mêmes qui animent, hier comme aujourd’hui, ceux qui servent la France — qu’ils soient d’active, de réserve, ou simplement fidèles gardiens de sa mémoire. o ■ o EUDES D’ORLÉANS
* Samedi 5 septembre.
Photographies
















Merci, simplement.
Je m’associe à ce remerciement.