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Relevons ces réflexions de Jean-Pierre Denis dans Le Figaro de ce matin :
« Ni au Vatican ni en France, personne n’avait anticipé la croissance du nombre de catéchumènes, ces personnes qui demandent le baptême ou la confirmation. Ces nouveaux catholiques, généralement jeunes, sont trois fois plus nombreux qu’il y a dix ans, et la tendance haussière semble devoir se poursuivre. Cela n’a pas échappé à Rome (…).
La perspective change avec l’arrivée d’un nombre désormais significatif de jeunes venus de partout, voire de nulle part. Ils n’ont pas reçu l’Église en héritage. Ce sont pourtant eux qui la remettent au centre du village.
Dans la tête des élites finissantes, Dieu est devenu le seul sujet tabou. Mais ce qui est tabou se fait désir. L’Église a eu beau encaisser tous les outrages de la modernité, elle a eu beau en faire des tonnes pour se disqualifier elle-même sur le plan moral, la vieille institution apparaît à beaucoup comme ce qui reste quand tout semble sur le point de s’effondrer – famille, économie, climat, politique, société, institutions… Elle devient un lieu de liberté où l’on peut s’initier à un produit interdit de consommation : l’espérance. C’est ce produit addictif que Léon XIV est venu dealer en masse.
L’air de rien, Léon XIV est peut-être aussi venu écouter, observer, comprendre ce que l’Esprit suscite : au milieu des ruines de la maison chrétienté, un christianisme choisi et retrouvé. »











