
Jeudi 1er novembre, devant BFM et I télé : on peut voir les images de deux manifestations – contraires mais également condamnables – en réaction à la visite de Benyamin Netanyahu à l’Ecole Ozar Hatorah.

Jeudi 1er novembre, devant BFM et I télé : on peut voir les images de deux manifestations – contraires mais également condamnables – en réaction à la visite de Benyamin Netanyahu à l’Ecole Ozar Hatorah.
Des milliers de pages ont été écrites sur ce sujet depuis que la supercherie a été éventée, mais c’est le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz qui a certainement été le plus synthétique, le plus documenté et le moins complaisant.
La plupart de ses papiers sont traduits en français et publiés dans les Échos.
Quelques liens :
http://archives.lesechos.fr/archives/2011/LesEchos/21014-76-ECH.htm?texte=stiglitz
http://archives.lesechos.fr/archives/2011/LesEchos/21013-31-ECH.htm?texte=stiglitz
http://archives.lesechos.fr/archives/2008/LesEchos/20161-68-ECH.htm?texte=stiglitz
http://archives.lesechos.fr/archives/2008/lesechos.fr/03/11/300248711.htm?texte=stiglitz
Lire la suitePas de tribunal de Nuremberg pour la Force Brute. Vae victis … par Champsaur (II/II)
« Il n’y a pas plus lieu de sacraliser que de diaboliser cette fédération de marchands enivrée de sa grandeur et résolue à nous imposer ses standards, ses coutumes, son idéologie, ses produits en tous genres, bref ses canons dans les deux sens du mot.
… par la guerre ou dans la paix, les Etats Unis ne supportent plus et brisent tout ce qui leur résiste, qu’ils usent ou qu’ils abusent des droits que leur donne la force et que cette force même les conduit à prétendre dire le droit… »
Dominique JAMET (America über alles)
« … il n’est de justice entre les hommes que lorsqu’ils traitent à force égale, tandis que les plus puissants exécutent tout ce qu’ils peuvent se permettre et les faibles s’y soumettent ». Les Méliens continuant à repousser ce raisonnement et les propositions des Athéniens sont massacrés ou dispersés…
Thucydide (dans « La guerre du Péloponnèse » 400 avant J.C.)
Il n’est venu à l’esprit de personne de célébrer cet anniversaire. Mais quelques parlementaires américains ont rappelé le désastre et la honte de leur pays car ce jour-là Georges Walker Bush et sa camarilla déposait au Congrès (les deux chambres) une résolution pour partir en guerre contre l’Irak. Vote obtenu le 10 Octobre.
Lien : http://uspolitics.about.com/od/wariniraq/a/jt_resolution.htm
Aux États Unis même il n’y a eu aucun élan particulier pour soutenir cette équipée. Les résultats des votes furent les suivants :
Lire la suitePas de tribunal de Nuremberg pour la Force Brute. Vae victis … par Champsaur (I/II)
* MAGISTRO, une tribune libre et indépendante d’information civique et politique, en ligne depuis 2008 : Présentation de Magistro par François Georges Dreyfus.pdf
* Liens : – http://www.democratiedirecte.fr/ (Yvan Blot)
– http://www.henrihude.fr/ (le Blog de Henri Hude)
* Gabriel ROBIN , Ambassadeur de France : Le mariage homosexuel : le vrai problème
* Béatrice BOURGES, Présidente de l’Association pour la Protection de l’enfance : Du mariage des personnes de même sexe
* Roland HUREAUX, Essayiste : Réponse au mariage entre personnes du même sexe
* Marie-Noëlle TRANCHANT, Journaliste culturelle : ‘Quelques heures de printemps’
* François JOURDIER, Officier, Contre amiral (2S) : Grandeur et décadence
* Maxime TANDONNET, Haut fonctionnaire : Un sondage subversif
* Yves-Marie LAULAN, Economiste, Président de l’Institut de Géopolitique des Populations : « Defense et illustration » de François Hollande, …
* Béatrice BOURGES, Présidente de l’Association pour la Protection de l’enfance : Demandons un referendum !
* Henri HUDE, Maître de conférences, Directeur du Pôle d’éthique à Saint-Cyr Coëtquidan : Lettre ouverte à… Napoléon
* Marie-Noëlle TRANCHANT : Journaliste culturelle : Quand le cinéma s’interroge sur l’euthanasie
D’accord avec… la très originale « Lettre à Napoléon », de Henri Hude :
Lire la suiteLa Dizaine de MAGISTRO… avec une très originale « Lettre à Napoléon », de Henri Hude.
Les appels à la destruction d’Israel
Un personnage qui porte le titre de président de la République appelle à chaque occasion qui lui est donnée à la disparition d’Israel. Ces menaces inacceptables n’ont pour seul effet que de fortement inquiéter les dirigeants israéliens, et d’émouvoir la communauté internationale. L’Iran ne peut se plaindre de récolter la tempête des vents qu’il continue de semer.
Mais là encore ces vociférations ne peuvent pas être sorties du contexte de la région et de la place d’Israel en Palestine. A la veille des élections de 2009, Hossein Moussavi, dénigrait facilement son concurrent Ahmadinejad devant des visiteurs occidentaux, sans beaucoup de précaution, souvent dans des termes peu amènes en désavouant ses propos avec virulence. Il s’agit tout d’abord de ramener le titre de président de la république à ce qu’il est, encadré par quatre structures islamiques, sous les ordres du guide de la révolution, et encadré aussi par quatre organismes non élus (dont le judiciaire et l’armée). Ce que l’on appelle « l’exercice du pouvoir en circuit fermé ». A l’examen, Ahmadinejad a un pouvoir plutôt restreint (et aucun sur le programme nucléaire).
Une frappe « EN PREMIER »
La première observation est que l’utilisation de l’arme « EN PREMIER » n’a strictement aucun sens et est donc impensable. Elle conduirait à ce que les doctrines d’emploi appellent la destruction mutuelle assurée. Avec la finesse diplomatique qu’on lui connaissait, Jacques Chirac avait provoqué un tollé en disant sans ambages à des journalistes américains du Herald Tribune, qu’il voyait mal l’Iran utiliser une arme nucléaire, avec la certitude d’en recevoir deux cents le lendemain (c’est à peu près le nombre de têtes de l’arsenal israélien), interview du 1er Février 2007. La déclaration était très juste, mais réduisait à néant le matraquage des propagandistes du danger iranien. Nous avons eu la même mise au point dans l’interview du 8 Juin 2010 d’Ahmadinedjad par une journaliste de TF1, à laquelle il fit une leçon sur la dissuasion, expliquant à Mme Ferrari en dépit de sa très épaisse insistance, que l’on parlait d’une arme politique d’interdiction, et certainement pas d’une frappe « EN PREMIER ».
Et donc à nos yeux cette question est définitivement évacuée, et ne peut en aucun cas être un argument, dans le contexte de la dissuasion du faible au fort.

Comment connait on l’Iran en dehors d’un intense pilonnage médiatique, générant un maelstrom où l’on brasse sans vergogne Maghreb, Machrek, le Nil égyptien, le Liban, le Hezbollah, le terrorisme etc.
Une image de l’Iran s’est construite dans la conscience collective occidentale. Des termes caricaturaux surgissent immanquablement : fanatisme religieux, fascisme religieux, politique terroriste, l’Iran veut détruire Israel … Les plus inspirés en France, ne peuvent pas évoquer les années du shah sans les résumer à la police politique, la Savak. En oubliant au passage qu’une sauvagerie a succédé à une autre. Qui ne se souvient de l’horrible exécution de l’ancien premier ministre Amir Abbas Hoveyda, condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Khomeiny, en tant que « malfaisant sur terre », quelque temps après la scandaleuse interview de la délicieuse Mme Okrent. Oveyda, fin lettré, ami de la France et respecté du monde diplomatique international, n’ayant jamais eu que mépris pour la corruption qui entourait le shah.
Et devant cet épais brouillard, on oublie vite que l’on parle de la Perse, de ses racines 10 siècles avant notre ère, d’un pays de 77 millions d’habitants. Les Iraniens eux le savent.
En hachuré : les pays qui hébergent des bases aériennes américaines…
Les professionnels de l’information ne peuvent qu’être scandalisés par le traitement de la crise, par les organes français en particulier. Mais cette débauche d’intoxications de masse, conduit à réfléchir à ce qu’est devenue la technologie des réseaux et du multimédia, en tant qu’arme de guerre. Agissant selon la technique de la saturation, une « information » que l’on veut utiliser pour conduire la foule est diffusée massivement sans discrimination. Pire, l’illusion est totale quand elle fait l’objet de « débats » conduits par des gens de presse, eux mêmes sans réelles connaissances du sujet (France 24, la voix de la France à l’étranger en est une caricature). Ce qui laisse perplexe : aucun enseignement n’est tiré par personne (journalistes, diplomates, militaires, simples citoyens …) depuis que ces moyens de diffusion du mensonge se sont perfectionnés. La liste s’allonge depuis l’hiver 1990 simplement, date des interventions massives des Etats Unis dans le monde arabo-musulman. Pour ne rappeler que les annonces les plus spectaculaires : Irak et sa 4ème armée du monde, les couveuses de la maternité de Koweit City, les armes de destruction massive de Saddam Hussein, les colonnes de blindés de Gaddafi fonçant vers Bengazi, les 6.000 morts de Bengazi.
Et depuis Mars 2011 …
Et donc en Mars 2011, trente mois après l’invitation des Champs Elysées, débute dans le pays même, des violences dirigées contre le pouvoir, et en particulier ce que la presse internationale a immédiatement appelé « le clan Assad ».
Concomitantes des autres révoltes, la tentation fut grande de rapprocher ces violences des autres évènements de la Tunisie à l’Egypte, en passant par la Libye et le Yémen. Or il n’y a strictement aucune unicité de motivations entre toutes ces révoltes. Chacune a des sources spécifiques, locales, le seul dénominateur commun étant l’utilisation intensive des réseaux dits sociaux.
« …aucune unicité de motivations entre toutes ces révoltes… »
(Champsaur se livre ici à une analyse fouillée de ce que l’on peut appeler « l’affaire Syrienne », et prend le recul necéssaire pour en cerner les tenants et les aboutissants; vu la densité du sujet, il sera présenté en trois parties, aujourd’hui, demain et mercredi)
Le 15 Mars 2011, la petite ville de Deraa au sud de la Syrie à la frontière jordanienne, à 100 kms de Damas, fut le théâtre d’émeutes limitées. Les forces de l’ordre ouvrirent le feu, et ce fut le début d’un engrenage conduisant à la situation d’aujourd’hui. Les observateurs français impartiaux, extérieurs à cette tourmente sont envahis d’un profond malaise devant, d’une part les options choisies par les gouvernements français successifs depuis dix-huit mois face à des évènements dramatiques qui sont en train de saccager la Syrie et de déstabiliser le Levant, et d’autre part ce que les médias du Système imposent en France avec toute leur puissance, rendant le dossier incompréhensible.
Une telle indigence incite à revenir à l’histoire de la place de la France qui a beaucoup sacrifié, ainsi qu’à l’examen de la désormais classique utilisation des moyens de télécommunication dits « multi media » comme arme de guerre.
La légende étant peu lisible, voici les couleurs indiquant chaque religion, et son importance démographique :
Vert clair : Sunnites (69,5%); Turquoise : Alaouites (12,8%); Vert foncé : Chiites (3,5%); Rose ; Druzes (3,2%); Violet : Chrétiens (9,3%); Bleu : Alevis et Orange : Yeddis…
Juan sur le plan présidentiel d’étiquetage de la…
“Le beau style !”