
Charles Maurras – qui a alors 70 ans – est notamment accompagné dans ce voyage de Maxime Real del Sarte et Pierre Héricourt.
Il est reçu avec les honneurs rendus à un chef d’État, présenté comme « l’ambassadeur de la France authentique ».
Au cours du voyage, Maurras présente devant l’armée espagnole sa vision d’une Union latine ayant le catholicisme comme fondement spirituel,.
Il en donnera les motifs et le récit dans son ouvrage Vers l’Espagne de Franco paru en 1943.
Le 3 mai, Charles Maurras et ses amis sont reçus à la frontière franco-espagnole par d’importantes personnalités de l’armée nationale, ainsi que par une délégation de monarchistes appartenant à l‘Acción Española. Les invités assistent ensuite à une réception de bienvenue à Saint-Sébastien. Le lendemain, ils partent pour Burgos alors capitale de l’Espagne nationale. La matinée est consacrée à une visite de la cathédrale et du monastère de Las Huelgas accompagnés de Serrano Suñer, beau-frère de Franco.
Ils se rendent ensuite au quartier général de Franco où les attend le « caudillo ». Franco les reçoit chaleureusement et serrant la main de Maurras il le remercie de son soutien aux « nationaux » d’Espagne. Ils s’entretiennent des problèmes espagnols, de politique générale et des problèmes sociaux. À la fin de l’entrevue, Franco s’écrie « ¡Arriba Francia! » ce à quoi répondent les Français « ¡Viva España!
Le voyage les conduit ensuite à Saragosse, capitale de l’Aragon, où Maurras est déclaré « hôte d’honneur » après qu’il eut visité Nuestra Señora del Pilar et embrassé les pieds de la Vierge du Pilar, patronne de l’Hispanité. Les voyageurs vont ensuite sur le front d’Aragon et à Balaguer, en Catalogne, où ils rencontrent le général Moscardó, le héros du siège de l’Alcazar de Tolède. Maurras assiste au défilé des troupes. Maxime Real del Sarte s’exprime à la radio.
La victoire des nationalistes sur les Rouges, au terme d’une guerre civile de trois ans, interviendra le 1er avril 1939, quelques mois avant que n’éclate la deuxième Guerre Mondiale.
Cette victoire évitera à la France – et à l’Europe – d’avoir une Espagne soviétique sur son flanc Sud-Ouest. ■
Franco, outre son génie militaire, avait aussi un sens subtil de l’action politique. Mussolini, lui il n’avait ni l’un, ni l’autre de ces deux éléments indispensables pour diriger une nation. La France de l’époque livra des armes aux Républicains en grande quantité. Ce matériel n’était plus disponible face à l’armée de Hitler. Le même phénomène se produit aujourd’hui, tout pour l’Ukraine, rien pour la France.
Bravo !
La droite complexée (pléonasme) n’a jamais osé placer au premier plan ,i même défendre la victoire nationale de 1939.
Si le Caudillo n’avait pas été un si grand chef d’État, le Général ne se rait pas allé le saluer après le 27 avril..
Et il est mort au pouvoir après quasiment 40 ans d’exercice ce qui n’est le cas d’aucun chef d’État de sa génération, De Gaulle compris…