
« Lorsque le candidat Emmanuel Macron affirme tranquillement, lors de sa première campagne électorale de 2017, qu’il n’y a ni « culture française » ni « art français », il n’est que le fidèle héritier d’une idéologie devenue la matrice centrale de la gauche de gouvernement depuis l’abandon du collectivisme. La déculturation a été poussée si loin que ce jeune énarque du début du XXIe siècle n’a plus idée de sa culture, qui domina le monde pendant trois siècles – du règne de Louis XIV jusqu’à la présidence de Charles de Gaulle -, ni de la manière dont la gauche culturelle l’a congédiée. »
Par Pierre Vermeren.

Cette tribune est parue dans Le Figaro de ce matin (9.2.2026). Nous n’y ajouterons pas de commentaire superflu. Elle est l’un des rares écrits publiés dans la presse qui traite le sujet à l’altitude voulue. Nous nous sommes bornés à mettre en exergue — ci-dessus — le passage où, selon son heureuse habitude, Pierre Vermeren remonte aux sources de nos grandeurs passées comme de nos erreurs. Et cet article paraît dans Le Figaro où — il faut bien le noter — l’on trouve aussi de bonnes lectures…oo JSF
TRIBUNE – Avec la démission du président de l’Institut du monde arabe, empêtré dans le scandale de l’affaire Epstein, une page se tourne dans l’histoire de la gauche et des politiques culturelles, souligne l’historien*, qui dresse le portrait de l’« insubmersible figure du gauchisme culturel ».
* Normalien, agrégé et docteur en histoire, Pierre Vermeren est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages remarqués, comme « La France qui déclasse. De la désindustrialisation à la crise sanitaire » (Tallandier, « Texto », 2022) et « L’Impasse de la métropolisation » (Gallimard, « Le Débat », 2021).

La démission de Jack Lang à 86 ans de ses fonctions de président de l’Institut du monde arabe (IMA), pourrait signer, quarante-cinq ans après l’« alternance » socialiste de 1981, la fin de la longue domination de la gauche culturelle sur la République française et ses institutions. Entamée sous les auspices du collectivisme ouvriériste et socialiste incarné par Pierre Mauroy, l’alternance de 1981 s’est très vite heurtée à des réalités socio-économiques signant son échec. Le « virage » en 1983 de l’aventure mitterrandienne, souvent caricaturé en « tournant de la rigueur », annonçait la réorientation de la gauche en faveur du libéralisme de marché et de la construction d’une Europe sas de la mondialisation du libre-échange. Mais l’aridité de ce programme et la désorientation du « peuple de gauche » imposèrent un accompagnement idéologique : telle fut la fonction du gauchisme culturel.
Jack Lang en fut le grand prêtre depuis son emblématique poste de ministre de la Culture dès 1981. Rien n’y prédestinait ce jeune universitaire en droit né dans les Vosges, âgé de 29 ans en 1968, devenu dans les années 1970 professeur de droit international et apparatchik du PS, n’était sa passion pour la direction théâtrale expérimentée à Nancy. Elle lui avait valu en 1972 d’être appelé par Pompidou à la direction du Théâtre national de Chaillot, une expérience subversive abrégée par le ministre de la Culture dans un climat de scandale.
Le père du gauchisme culturel était né. Son règne dépasse largement la limite de ses nombreux mandats électifs et fonctionnels. Lorsque le candidat Emmanuel Macron affirme tranquillement, lors de sa première campagne électorale de 2017, qu’il n’y a ni « culture française » ni « art français », il n’est que le fidèle héritier d’une idéologie devenue la matrice centrale de la gauche de gouvernement depuis l’abandon du collectivisme. La déculturation a été poussée si loin que ce jeune énarque du début du XXIe siècle n’a plus idée de sa culture, qui domina le monde pendant trois siècles – du règne de Louis XIV jusqu’à la présidence de Charles de Gaulle -, ni de la manière dont la gauche culturelle l’a congédiée. Même la plus grande incarnation républicaine de la modernité politique, littéraire et poétique du XIXe siècle, le grand Victor Hugo, a été cantonné à sa plus pauvre expression sociologique, la nécessaire fermeture des prisons.
Une conception néopatrimoniale du pouvoir
La destruction de l’œuvre d’André Malraux a été le corollaire de cette réorientation idéologique. Jack Lang fut à la fois son principal héritier, très attaché à son bureau du Palais-Royal, et le principal fossoyeur de son œuvre. La volonté de Malraux d’éduquer le peuple à une haute culture française de rayonnement mondial s’est muée en une descente vers un peuple méconnu : il ne s’agit désormais plus d’aspirer le peuple vers le haut, mais de l’enfermer dans les sous-produits de la mondialisation américaine (du rap au hip-hop), en délégitimant les figures et les représentations de l’universalisme à la française.
L’effondrement de pans entiers de notre patrimoine paysager et urbanistique, sans être clairement théorisé, n’est pas pour déplaire aux grands prêtres du bougisme qui dirigent notre action culturelle
Le passage de Jack Lang de la Culture à l’Éducation nationale, au début des années 1990, est emblématique de cet accompagnement vers le moins-disant culturel et intellectuel. Faute de savoir tirer vers le haut des parties toujours plus élargies du peuple scolaire, l’Éducation nationale a continûment descendu ses exigences et ses standards culturels, jusqu’à pouvoir diplômer une proportion croissante d’élèves a-chiffrés et dépourvus de toute connaissance élémentaire en langue et culture françaises. Nous en sommes là. Quant au patrimoine que la France a hérité des siècles passés, le plus considérable au monde avec l’Italie, que Malraux avait tout fait, après Prosper Mérimée et Eugène Viollet-le-Duc, pour sauvegarder et embellir, sa part a continûment chuté dans le budget du ministère de la Culture : moins de 10 % de ses actions, soit moins de 0,1 % du budget de l’État, alors même que le tourisme, qui est largement patrimonial en France, rapporte 10 % du PIB. L’effondrement de pans entiers de notre patrimoine paysager et urbanistique, sans être clairement théorisé, n’est pas pour déplaire aux grands prêtres du bougisme qui dirigent notre action culturelle.
Or une fois éradiquée la quête du bon, du bien et du beau, et que les exigences morales, spirituelles et esthétiques ont été réduites à la portion congrue, ne reste guère que la prédation, soit l’accaparement des biens et des corps. De ce point de vue, le long règne de Jack Lang a été emblématique d’une conception néopatrimoniale du pouvoir. François Mitterrand en début de règne, avec qui il aimait se rendre quelque soir à Venise pour prendre un apéritif sur le Lido, par avion du Glam, l’avait bien instruit des mœurs d’Ancien Régime. On ne saurait ici faire la chronique des affaires qui ont émaillé sa pratique du pouvoir, moins en matière de subversion culturelle, comme le fut l’événement fondateur de Chaillot, qu’en matière de prévarication et d’abus de pouvoir. Des costumes jamais payés ni rendus à l’entreprise Smalto, qui s’élèvent à des sommes astronomiques en cours de jugement (reléguant les costumes Fillon à une œuvre de charité) ; des séjours dans des palaces jamais payés, à Cannes où l’on mit fin à sa venue, ou dans le monde arabe, où l’on se plaignait de son insistance au Quai d’Orsay ; ou ce restaurant libanais de l’IMA mis en faillite par son directeur, débiteur d’une dette astronomique qui fut chiffrée dans Le Canard Enchaîné.
Une longue carrière à l’IMA
Enfin, la rumeur, aussi ancienne qu’insistante, d’affaires de mœurs inavouables, qui renvoie au tréfonds de la libération sexuelle des années 1970. On ne saurait la cautionner, n’étaient de vieilles déclarations spontanées de l’auteur, ou un compte rendu d’intervention de la police marocaine dans une affaire de pédophilie à Marrakech dans les années 1990, qu’un journal marocain rappela deux jours avant la démission de l’impétrant, emporté par la tentaculaire affaire Epstein dont le noyau dur relie ce criminel pédophile établi à une myriade de notables à travers le monde. L’insubmersible figure du gauchisme culturel français aux multiples facettes ne fût-il pas nommé « ambassadeur itinérant chargé de la piraterie » en août 2012 par le facétieux François Hollande ?
Jack Lang achève donc sa longue carrière en tant que président de l’IMA, poste auquel il fut nommé en janvier 2013, treize ans auparavant. L’emblématique institution parisienne fut créée par Giscard d’Estaing en lien avec son ami Hassan II. Au fil des décennies s’est tissé autour d’elle un complexe réseau entre des États cherchant à pousser leurs intérêts à Paris, et à placer sous leur dépendance des obligés tombés en leur pouvoir. La fragilité et les faiblesses du dernier président de l’IMA le plaçaient d’emblée sur la liste des personnalités à haute valeur ajoutée pour des régimes sans scrupules, d’autant plus que la France est devenue le seul payeur de l’IMA. Le peu d’attachement de Jack Lang à la culture française est à mettre en regard de ses odes – livre à l’appui – à la langue arabe, une langue qu’il ne parle pas, dont il ignore les complexités et les enjeux idéologiques, surtout vu de son fief, la grande capitale berbère de Marrakech, où il séjournait encore cette semaine.
À l’heure où l’apprentissage élémentaire de la langue française n’est plus assuré dans nombre d’écoles françaises – faute d’élèves francophones suffisants -, que les romans français ne sont plus accessibles à la majorité, et que l’on a assisté en quarante ans à l’effondrement des langues étrangères – modernes comme mortes -, sans que l’anglais en retire grand bénéfice – hormis l’hyper-minorité qui lisait autrefois l’allemand et le latin dans le texte -, le pathétique plaidoyer du directeur de l’IMA en faveur de l’arabe n’abusait même plus ses soutiens. o ■ o PIERRE VERMEREN













Nous vivons, sous nos yeux, une bien trop longue décadence !
Pour en sortir?
Vive SAR le Prince Jean IV Comte de Paris, Roi de France et chef de la Maison Royale de France !
Tous ces parasites ont sucé sans vergogne le sang et l’argent des Français qu’ils meprisaienr. Cerise sur le gâteau la promotion des tags qui défigurent nos monuments. Et les Français croient pouvoir se débarrasser de cette clique par la « démocratie »?
Après l’affaire du Corral, son exfiltration du Maroc, l’affaire Epstein vient couronner une carrière de déviant sexuel bien remplie. Une question : Pourquoi maintenant ?
Le président Pompidou est brièvement mentionné par M. Vermeren. N’est-ce pas lui qui a officiellement « lancé » les hideurs de l’art contemporain par ses choix décoratifs pour le palais de l’Élysée ? Tout n’est pas à jeter dans les productions de notre époque, mais que de dégâts commis dans l’abandon du « beau » au profit de ces deux ridicules adjectifs, utilisés conjoints ou séparés : « moderne » et/ou » contemporain ». Lang et ses émules ou semblables, n’ont-ils pas vus que « contemporain », s’appliquant par définition, par étymologie, à chaque heure, à chaque époque, identiquement, ne fait que consacrer le caractère éphémère de ce qu’il qualifie. Parions qu’il ne gardera plus très longtemps son illusoire signifié. Moderne semble un peu moins éphémère mais qu’importe. Disons que Mmes Dati, Bachelot ou Malak, telles des étoiles filantes n’ont été que des ministres de la culture contemporaines d’elles-mêmes, réservant le moderne au phénomène Jack Lang Cette préférence pour le présent est bien le signe du commerce et de ses modes, donc du jetable, du démodé, du futile, du prétentieux, du chiqué, du faux, du design, et du m’as-tu vu… soit, Malraux et Druon mis à part, Bachelot, Lang et les autres.
Le relatif et le transitoire sont l’antithèse de l’absolu et du beau éternel !
Il faudrait retracer «l’itinéraire» de Jack Lang, sans censure aucune.
Révulsé, révolté, horrifié, depuis toujours, par ce répugnant snob, je ne peux m’empêcher de ruminer deux ou trois choses qu’il traîne avec lui et dont j’ai beaucoup trop eu vent, dans l’temps, tandis que l’on n’en voulait pas trop parler dans le détail…
Outre son parcours scolaire de p’tit bourgeois nantis dans le sillage des vulgaires cochonneries sartriennes pré-soixante-huitardes, outre son début d’carrière z’universitaire, il a commencé dans la culture («la culture avec un cul !», disait Roger Blin) en créant et animant le fumeux Festival de théâtre universitaire international de Nancy… Dans le cadre de celui-ci, il a fait ses premières armes ès-escroqueries intellectuelles et petits sous mesquins qui font les grandes fortunes sociales. Ainsi, invitait-il des troupes étrangères, sauf que, sans doute par souci d’économie budgétaire, au lieu de leur rembourser les frais de voyage, il les laissait en plan sur le territoire nancéen, sans un fifrelin pour prendre le premier train. Il en avait fait une telle impeccable règle comptable que, au bout de peu de temps, il en vint à faire dans son pantalon, parce que toute cette jeunesse théâtrale des antipodes et de plus près nourrissait à son égard divers projets, afin de lui casser la figure aussi proprement et radicalement que possible. Il lui a donc fallu payer ses dettes, sous peine de se faire égorger à un coin d’rue. Il paya donc, mais, toujours économe, il a choisi alors de piocher dans les poches des institutions qui avaient été mises à la portée de sa main par ses petits copains socialistes – qui «lui en devait une» et on ne se demande guère «laquelle» était cette «une» dont on lui était redevable… Par exemple, s’il vous plaît : lorsqu’il a subitement pris fantaisie à monsieur Hubert Nyssen – un Belge, s’il vous plaît – de créer une maison d’édition en France, eh bien ! du jour au lendemain, celui-ci a pu bénéficier d’une campagne promotionnelle considérable permettant à Actes-Sud de devenir une officine très considérable en deux coups de cuiller à pot. C’était à la fin des années soixante-dix, et je me rappelle très bien m’être beaucoup étonné de cette croissance extrême et rapide et m’être interrogé sur quel art et sur quelle manière pouvait bien reposer l’exponentialité de cette croissance éditoriale… Et voilà que, une dizaine d’années plus tard, la très excellente Claude Mopomé (réellement excellente) invite le gars Nyssen à palabrer avec elle dans son émission de France Musique «Comment l’entendez-vous?»… Or, dans le cours de l’entretien, il échappe au Belge naturalisé français vite fait que, je cite : «Jack Lang et moi, nous avons l’habitude de passer nos vacances ensemble.» Allons bon ! que j’me dis alors intérieurement, c’est donc ça qui a pu faire qu’il fut tant fait en faveur de la maison Actes-Sud. Mais, ma foi, je ne cherche pas à savoir si ces «vacances» dont ils étaient ensemble accoutumés, ils les passaient à Marrakech… Je ne le sais pas, du reste. Mais tout de même ! On ne peut que comprendre ensuite par quel chemin Françoise Nyssen, fille de l’Hubert, a pu trouver la voie jusqu’à la tête du ministère de la Culture, poste dont elle a dû démissionner, si on se le rappelle, pour une petite malversation financière de derrière les fagots, dont je ne me rappelle plus exactement le détail : «bon chien chasse de race», dit-on.
Il y a de ces coups d’pouce dans la carrière des uns et des autres dont on est en droit de se demander ce qui a bien pu les leur valoir… Pour le Black Djaque à la langue pendante, il vient tout bêtement de ses père, grand-père et autres – «ah ses aïeux !» – francs-maçons d’antécédents, qui le firent entrer dans la carrière en question aussi tôt que possible, afin que ce lui fût profitable. Et, profitable ce lui a bel et bien été… Aussi rapidement qu’un Belge d’Hubert Nyssen, il a pu se retrouver à la tête du plus considérable complexe théâtral français, le Palais de Chaillot, Palais de Chaillot phagocyté par la franc-maquerie du haut au bas de l’échelle des salaires, à commencer par un quidam que j’ai un peu connu, André-Louis Périnetti, à continuer par son administrateur – que, quant à lui j’ai beaucoup connu, pour le coup – Rémi Azzolini (très excellent homme, je le dis), à continuer par le comité de lecture, présidé par un pseudo-dramaturge, spécialiste universitaire d’Alfred Jarry et des avant-garde, mais, surtout «haut gradé» du Grand Orient, je veux parler d’Henri Béhar, qui fut l’âme damnée de Chaillot pendant certainement plus longtemps que je ne l’imagine. Bref, le gaillard cadavérisé par l’avant-garde esthétique dont on parle en ce moment a bénéficié des rouages maçonniques pour son ascension socio-culturelle dans des proportions que l’on ne saurait mesurer complètement, et ce, en «échange» de certains services, au sujet desquels je suis fondé à pouvoir envisager qu’ils l’ont apparenté à un Epstein avant la lettre, disposant d’une île qui ne valait pas celle détenue par Epstein dans les Caraïbes, également lieu de la société «hofshore» des deux sales loustics qui a imposé l’exfiltration in extremis de sa progeniture et l’enquête du PNF – ce qui n’est que broutille, au fond, par rapport au reste. Pas d’une île «vierge» quelque part non loin des Sargasses pour le président de la Maison du monde arabe, mais quelque pied à terre à Marrakech, non loin, sans doute, de ceux des Strauss-Kahn et autres buses de même farine à traçabilité française…
On sait que la mitterrandouillerie croulait sous la pesante maçonnerie du plexiglas moderniste (Pyramide du Louvre, Grande Bibliothèque, je ne sais plus trop quoi d’aussi architectement bête et «universel» dans le coin des Invalides, etc.). Et c’est ainsi que le Langue bien pendue est allé lécher le train de tout ce qui passait à portée, et il a léché, baisé le train du bouc, avec une telle application qu’il a institutionnalisé les viles pratiques magiques de la lubricité élémentaire des pissotières, et ce, de manière quasi indéboulonnable, par manière de «gay-pride» et autres commémorations libidineuses mondialisées, qui ont conduit à ce qu’un président en arrive à se godelurer publiquement au milieu d’une bande de racisés organisée sous l’étendard des bas résille pour tous, produits machiniques des multiples PMA autosodomites dont le ministre de la Culture a fait les expériences.
On sait, par un autre Mitterand (dans le nom duquel les r ou les t diffèrent en nombre, sauf erreur), on sait par celui-là – encore un ministre de la Cul-ture à l’appel, i’n’y manque p’us , dans la pelletée, que l’Con-Bandit –, on sait donc un certain nombre de choses indiquées dans des espèces de «Mémoires» ou de «Journal» que l’on se rendait au Maroc pour y consommer des gamins plus ou moins pubères… Mais enfin, que diable ! ce n’était que de la consommation «festive» – très peu de traffic, sinon pour consommation personnelle autofinancée et, donc, parfaitement tolérable pour les autorités judiciaires, sans doute. On en a même fait des pétitions – comme quoi rigoureusement personne ne pouvait rien ignorer, que diable !, encore une fois –, pétitions dont on peu documenter précisément qui furent les signataires, les instigateurs (jusqu’à une pédopsychiatre célébrissime et adulée), pétitions destinées à «libérer» sexuellement les enfants, et ce, sous la gouverne (pédopsychologique, pour sûr) d’adultes, triés sur le volet par les autorités scientifiques compétentes, adultes vérifiés en tant que sûrs partisans du progrès et connaissant parfaitement ce qui devait leur faire du bien et les amener ainsi à évoluer harmonieusement dans le sens du bonheur universel maçonnico-communiste.
Pour en finir avec toute cette cochonnerie, rappelons le commentaire public du grand maître des cérémonies – ou délinquant sénile, selon que les points de vue soient progressistes ou réactionnaires –, commentaire relatif à la mésaventure vécu par le petit copain Strauss-Kahn pris l’engin dans l’sac à Nouillorque ; le président de l’Institut du monde arabe s’est alors fendu la poire en déclarant, hilare : «Rien de plus qu’une affaire de boniche qui s’est faite troussée dans un coin.»
Pour moins que cela, j’en connais, dont moi, qui envisage(nt) très sérieusement de mettre en œuvre le propos d’Antonin Artaud : «le mettre une nouvelle fois, mais la dernière, sur la table d’autopsie, pour lui refaire son anatomie».
Vive Dieu !