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Cinéma – « L’homme tranquille » sous le regard d’Aristide Ankou

dimanche 22 février 2026dimanche 22 février 2026 sur JSF

Par Aristide Ankou.

Si vous n’avez pas encore vu ce chef-d’œuvre, vous devez absolument le voir. Si vous avez déjà vu ce chef-d’œuvre, vous devez absolument le revoir. Dans tous les cas vous savez comment occuper votre soirée. Et en guise de préparation, ou bien pour prolonger l’émerveillement, vous pouvez lire ce que j’avais écrit au sujet de ce film il y a déjà quelques temps.

Tourné un peu plus de dix ans après et avec la même actrice principale (l’inoubliable Maureen O’Hara), « L’homme tranquille » est, par bien des aspects, l’antithèse de « Qu’elle était verte ma vallée ».

Les deux films ont le même thème principal, ou la même toile de fond : la collision entre une communauté traditionnelle et certains aspects de la modernité. Mais si « Qu’elle était verte ma vallée » a les allures d’une tragédie, qui se conclue par le mariage malheureux de la sœur du narrateur et par la mort de son père, « L’homme tranquille » au contraire est essentiellement une comédie, qui se termine heureusement par le mariage des deux principaux protagonistes et par une manifestation d’unité de la communauté villageoise.

Les deux films sont également des chef-d’œuvre, qui valurent justement à John Ford, leur réalisateur, l’Oscar du meilleur film et qui témoignent de la versatilité de son génie.

« L’Homme tranquille » raconte le retour à Inisfree, petite bourgade irlandaise, de Sean Thornton (John Wayne). Sean Thornton est né à Inisfree mais a grandi à Pittsburgh, aux Etats-Unis, où il a fait une belle carrière de boxeur professionnel. Comme nous l’apprenons peu à peu, la raison pour laquelle Sean Thornton revient s’installer sur la terre de ses ancêtres est qu’il a tué l’un de ses adversaires au cours d’un match. La culpabilité qu’il en ressent l’a amené à arrêter la boxe et il aspire désormais à finir ses jours dans le cottage où il a vu le jour et qu’il décrit comme « un paradis », dans une sorte de naïve tentative de retrouver son innocence perdue.

Mais, comme de juste, notre nouvel Adam en quête de l’Eden ne tarde pas à croiser la route de son Eve, une bergère aux cheveux presque aussi rouges que sa jupe. Le coup de foudre est réciproque et Sean demande bientôt la main de la belle Mary Kate Dannaher. Mais il ignore qu’en rachetant la maison de ses parents, il est rentré en conflit avec le frère de Mary Kate, qui lorgnait également sur ce terrain.

Will Dannaher est un géant à l’encolure taureau, aussi massif que sa sœur est gracieuse, mais avec le même tempérament de bagarreur impénitent. Il est aussi le plus gros propriétaire terrien de la contrée, ce pourquoi, sans doute, il porte le titre de « Squire », et il se caractérise lui-même comme « le premier homme d’Inisfree » (« The best man of Inisfree »). Plus, probablement, que par la perte du terrain qu’il convoitait, Will Dannaher est contrarié par le fait que cet étranger lui résiste et il soupçonne vraisemblablement que cet inconnu, aux manières placides mais aux nerfs aussi solides que ses épaules sont larges, pourrait bientôt lui contester la place de « best man » à Inisfree.

Dans un premier temps, à titre de rétorsion, Will refuse donc la main de sa sœur. Puis, dans un second temps, il accorde la main mais refuse la dot. Sean ne comprend ni pourquoi Mary Kate a besoin de la permission de son frère pour se marier ni pourquoi elle tient autant à sa dot et les étincelles ne tardent pas à jaillir entre lui et la fougueuse Irlandaise.

La tension dramatique de « L’homme tranquille », ainsi que la plupart de ses ressorts comiques, tiennent dans la difficulté de Sean à réintégrer pleinement cette société villageoise qu’il pensait être naturellement la sienne.

Inisfree est une bourgade qui ne figure sur aucune carte de l’Irlande, mais elle est surtout une communauté imaginaire. Bien que l’action soit située dans les années 1920, la vie semble s’y dérouler à peu près comme un siècle plus tôt. Les habitants tirent, semble-t-il, leurs ressources de la culture et de l’élevage mais à l’écran nous ne voyons ni la pauvreté, ni l’âpreté au gain, ni la grossièreté des  mœurs qui, en règle générale, vont avec ce genre d’économie rurale très arriérée. Mary Kate, par exemple, emmène paitre les moutons de son frère mais elle sait lire la musique et chanter en s’accompagnant à l’épinette, toutes choses qu’on ne sait pas si on les a pas apprises et qu’on ne peut pas apprendre sans un certain loisir (sans même parler du fait de posséder une épinette).

La politique est absente d’Inisfree, ce qui est particulièrement remarquable pour un village situé sur une île à l’histoire fort tourmentée et déchirée tout récemment par la guerre civile. Les références au passé de l’Irlande ont principalement trait à ses démêles avec l’Angleterre et ont une tonalité comique : les natifs d’Inisfree prennent plaisir à rappeler que le grand-père de Sean est mort en Australie dans une colonie pénitentiaire et que son père « était aussi un homme bien » ; Michaeleen, le petit homme qui est l’entremetteur officiel d’Inisfree, a nommé son cheval « Napoléon ». Nous comprenons aussi que deux des habitants d’Inisfree sont des membres de l’IRA, mais cela ne joue aucun rôle dans l’histoire.

L’autorité morale de la communauté est le père Lonergan. Il est d’ailleurs le narrateur de l’histoire que nous voyons se dérouler à l’écran. Ce prêtre catholique n’hésite pas à mentir plus ou moins ouvertement, comme lorsqu’il monte une petite conspiration pour amener Will Danaher à consentir au mariage de Mary Kate, ni à chanter en chœur une chanson paillarde. Il sait également ne pas interrompre une bonne bagarre et est un pêcheur impénitent lorsqu’il s’agit d’attraper des saumons. Ce prêtre fort peu clérical vit en parfaite intelligence avec le révérend Playfair, le pasteur anglican, et les divisions religieuses, si prégnantes en Irlande, sont totalement absentes d’Inisfree. A la fin du film, le père Lonergan demande aux habitants de saluer l’évêque du révérend Playfair comme s’ils étaient « de bons protestants », et lui-même cache son col romain derrière un foulard, afin que l’évêque reparte satisfait de sa visite. Le fait que le révérend Playfair soit protestant est sans importance, seul compte le fait qu’il soit natif d’Inisfree.

En bref, Inisfree est une communauté close et apparemment harmonieuse, très liée, dont les membres sont ordinairement paisibles et courtois mais dans laquelle aucun étranger ne pourrait se sentir à son aise, à moins qu’il ne soit pas vraiment un étranger, comme Sean Thorton.

Cependant, si les Thornton sont nés à Inisfree depuis sept générations, Sean a grandi aux Etats-Unis et, il est, dans ses principes, quintessentiellement Américain. Sean Thornton a été orphelin dès l’âge de douze ans, il a dû parfois chercher sa pitance dans les tas d’ordures et il a fait seul son chemin dans la vie, à la force de ses poings et à la rage de son cœur. Il est un représentant de ce type social typiquement américain : le self-made man. Pour lui, par conséquent, comme Tocqueville le dit des Américains, la tradition est simplement « un renseignement » et les faits présents « une étude utile pour faire autrement et mieux ».

Lorsque Will Danaher refuse à sa sœur sa permission pour se marier, Sean n’en est pas plus contrarié que cela : Mary Kate, sûrement, n’a pas besoin de cette permission. En Amérique chaque homme adulte est maitre de lui-même et peut mener sa vie comme bon lui semble. De même, lorsque Will refuse de donner la dot de sa sœur, Sean ne voit guère de difficulté : il n’a pas épousé Mary Kate pour son argent ou pour ses meubles. Ils vont simplement gagner leur vie par eux-mêmes, par leurs propres efforts. Tous les êtres humains étant également libres par nature, chaque génération est un nouveau commencement.

Par conséquent la réaction de Mary Kate le surprend, et le choque.

Mary Kate ne veut pas se passer de la permission de son frère et elle veut absolument avoir ses meubles et son argent. Sean, dépité, en déduit qu’elle a le cœur « mercenaire », ce en quoi il se trompe totalement. Les meubles de Mary Kate sont son héritage, passé de mère en fille depuis plusieurs générations. Ils sont le symbole de son appartenance à la communauté d’Inisfree et, en bon Américain, Sean ne comprend pas que, en épousant Mary Kate, il aussi épousé un clan et le village tout entier. Quant à son argent, Sean et elle ne sont pas fait pour s’entendre.

Pour l’Américain qu’il est, l’argent n’est que de l’argent : un pur moyen d’échange, quelque chose que l’on recherche pour ce qu’il vous permet d’acheter et parce qu’il vous permet de vous faire « une place au soleil ». Or Sean a déjà tué pour de l’argent. La mort de son adversaire était bien sûr, techniquement, un accident, mais lui sait que, dans le fond de son cœur, il était rentré sur le ring le couteau entre les dents, déterminé à détruire son adversaire. En vérité, il était prêt à tuer pour la victoire, et c’est ce qui est arrivé. Sean se sent donc coupable d’avoir tué pour de l’argent, ou du moins le pense-t-il, et il en a conçu un mépris sans doute excessif pour ceux qui sont attachés à leur « fortune », comme Mary Kate. Mais, comme le lui dit le révérend Playfair, pour Mary Kate son argent représente « bien plus que quelques pièces d’or ». Pour la jeune Irlandaise, l’argent n’est pas que de l’argent. Il lui vient de ses parents et de ce qu’elle a économisé. Il est son argent, son héritage, le lien vivant avec ses ancêtres et avec ses descendants et sûrement, de même que sa mère lui a légué le fruit de ses patientes économies, elle entend léguer à ses enfants le fruit des siennes.

L’argent ainsi conçu n’est plus cet instrument anonyme et universel qui engendre la pléonexie, le désir insatiable d’avoir sans cesse plus, car il est capable, apparemment, de servir n’importe quel désir et de se transformer en n’importe quel bien. La « fortune » (au demeurant bien modeste) de Mary Kate contient en elle-même son principe de limitation, car son origine est ce qui en fait toute la valeur, à la différence de l’argent aux mille visages que connait Sean et pour lequel, en effet, des hommes sont prêts à tuer.

L’argent qu’apporte Mary Kate en dot est une partie de son honneur, au même titre que son nom ou sa vertu. Lorsqu’elle presse Sean de réclamer son argent à son frère, Sean réaffirme qu’il se fiche totalement de l’argent mais Mary Kate lui rétorque que son frère, lui, ne s’en fiche pas et que c’est cela qui compte (« That’s the all point of it »). Son tempérament fougueux, dont elle a pleinement conscience, fait partie de ce qui a séduit Sean chez elle, mais ce même tempérament lui interdit d’abandonner ce qui lui revient sans combattre. Le refus de Sean de se battre pour l’argent qui lui appartient, refus dont elle ne connait pas l’origine, ne peut que lui apparaitre comme une preuve de faiblesse morale et la faire douter de l’amour qu’il a pour elle.

Lorsque Sean, exaspéré, traine finalement Mary Kate au pied de son frère et lui ordonne de la reprendre puisqu’il n’a pas payé sa dot, Mary Kate est d’autant plus catastrophée que, par ce geste d’autorité, Sean devient enfin à ses yeux l’époux idéal. En proclamant devant tous les villageois réunis « Pas de fortune, pas de mariage, nous sommes quittes ! », Sean se met enfin à parler le même langage que Mary Kate : celui de la coutume et de l’honneur. C’est lorsqu’il se montre apparemment le plus intéressé qu’il a le plus de valeur à ses yeux et c’est alors qu’elle-même peut se montrer désintéressée : elle aide immédiatement Sean à brûler les billets qu’il vient juste de recevoir de la main de son frère. L’honneur, qui était contenu dans l’argent, a bien été transféré à son époux et dès lors il cesse d’être précieux.

Sean est également très étonné, et contrarié, de devoir faire sa cour à Mary Kate selon les règles d’Inisfree : sous la surveillance étroite d’un chaperon, qui lui défend de mettre ses mains où il voudrait. « A quoi cela rime-t-il ? » se plaint Sean, « En Amérique je serais arrivé en voiture, j’aurais klaxonné et la jeune fille serait venue… ». Mary Kate est outrée qu’il puisse penser qu’elle est ce genre de fille qui accourt au son du klaxon. Là où Sean voit une liberté et une informalité de bon aloi, Mary Kate voit des mœurs dignes d’une prostituée.

Quant à Michaeleen, leur chaperon, il se contente de lancer, d’un air amusé : « Peuh ! L’Amérique… la prohibition ! » Les Américains font tout à l’envers : ils interdisent les boissons alcoolisées et permettent aux jeunes filles de partir seules dans la voiture de leur galant. Ils sont fous ces yankees.

Cependant, si Sean, bon gré mal gré, est obligé de se plier aux traditions d’Inisfree, son mariage avec Mary Kate est fort peu traditionnel. Il n’est pas une alliance arrangée entre familles, dans laquelle les considérations de rang et de patrimoine seraient primordiales, il repose au contraire entièrement sur l’attirance érotique et les convenances de caractère. Lorsque Mary Kate, furieuse, déclare à Sean qu’elle ne partagera pas son lit tant qu’elle n’aura pas récupéré ses meubles, personne ne peut douter que ce sacrifice leur coûte beaucoup à tous les deux ; de même que personne ne peut douter que, si Sean insistait sur ses droits d’époux, Mary Kate résisterait peu, et sans doute même lui serait-elle secrètement reconnaissante. Mais ce n’est pas ainsi qu’il veut la gagner.

A la toute fin du film, nous voyons Sean et Mary Kate qui regardent au loin, tout sourire. Mary Kate murmure à l’oreille de Sean quelque chose que nous n’entendons pas, puis elle prend le bâton qu’il tient à la main, le jette au loin, et invite son mari à la suivre. Ce geste nous rappelle le moment ou Sean et Mary Kate, ayant échappé à leur chaperon, batifolaient dans les collines irlandaises et où Sean, répondant à l’invitation silencieuse de Mary Kate, envoyait valdinguer bien loin son chapeau et ses gants. Une scène qui se terminait par un baiser passionné sous l’orage. Le film se clôt sur Sean et Mary Kate qui rejoignent leur cottage en courant, bras dessus bras dessous, et nous nous doutons bien qu’ils n’ont pas l’intention de passer leur après-midi à jouer aux puces, comme le révérend Playfair. Mary Kate, finalement, n’est peut-être pas si éloignée des Américaines « faciles » qu’a connu Sean.

Le mariage de Sean et Mary Kate, pourrait-on dire, repose sur une base typiquement moderne qui doit se concilier avec des coutumes prémodernes. L’idylle entre Will Danaher et la veuve Tillane en est comme l’image inversée.

Will Danaher convoite depuis un certain temps la main de la veuve Tilane, pour des raisons qui semblent entièrement intéressées : elle est la femme la plus riche d’Inisfree et n’a pas d’héritiers. De plus, elle possède des terres qui voisinent celles des Danaher. Will ne comprend pas pourquoi la veuve refuse l’arrangement matrimonial avantageux que lui propose le « premier homme d’Inisfree », ce qui permet au père Lanergan et à Michaeleen de le manipuler : en laissant entendre que la veuve ne veut pas l’épouser parce qu’il a « déjà une femme dans sa maison », ils poussent Will à accorder la main de Mary Kate. Lors du mariage de Sean et Mary Kate, Will, ravi et sûr de son fait, se tourne vers la veuve et lui demande quand aura lieu leur propre mariage. Mais celle-ci est scandalisée par cette demande : à aucun moment elle n’a consenti à cette union. Will Danaher a présumé que, puisqu’il avait l’accord tacite du chef de la communauté, l’affaire était faite. Mais la veuve Tilane refuse catégoriquement ce mariage arrangé. Ce n’est pas qu’elle repousse absolument la perspective d’épouser Will Danaher, c’est qu’elle refuse de laisser la communauté lui dicter son comportement.

La veuve Tilane, dont les ancêtres sont installés en Irlande « depuis le temps des Normands » a manifestement une opinion pas entièrement favorable de la vie dans un petit village irlandais. Elle s’étonne que Sean veuille racheter le cottage de ses parents : voudrait-il en faire un musée ou un mémorial ? L’idée qu’il puisse vouloir simplement y vivre ne lui vient pas spontanément. Et lorsque Sean lui explique que, depuis qu’il est enfant, Inisfree est synonyme pour lui de « paradis », elle l’interrompt en lui disant qu’Inisfree est « bien loin d’être un paradis ». Elle parle aussi sans aménité des « grandes oreilles » qui trainent dans les pubs, chopines en main et pipes à la bouche. A travers le personnage de la veuve Tilane, nous entrevoyons brièvement un autre aspect, beaucoup moins plaisant, de la vie dans une petite communauté rurale : la pesanteur des « contrôles sociaux », l’étroitesse d’esprit, les ragots, l’alcoolisme des hommes…

Alors que Sean s’efforce de s’intégrer à Inisfree sans renoncer à ce qu’il est, la veuve Tilane se bat pour conserver sa liberté face à la communauté sans pour autant s’en exclure. A la fin du film, la veuve et Will Danaher sont assis dans la même cariole que Sean et Mary Kate quelques temps plus tôt : la cariole des promis, qui ont reçu la permission de passer officiellement du temps ensemble, sous étroite surveillance cela va de soi. Dans le cas de Sean et Mary Kate, cette étape signifie que les désirs des individus doivent se plier aux règles coutumières, dans le cas de Will Danaher et de la veuve Tilane, elle signifie l’inverse : la veuve a obtenu de Will Danaher qu’il lui fasse sa cour en bonne et due forme, c’est-à-dire qu’il obtienne son consentement. En matière matrimoniale tout au moins, les projets de la communauté doivent respecter la liberté des individus.

« L’homme tranquille » se conclut ainsi sur une double union, qui est également une union harmonieuse de la tradition et de la modernité. Cette fin heureuse est certes plus satisfaisante mais aussi bien moins réaliste que la fin malheureuse de « Qu’elle était verte ma vallée ». Dans « L’homme tranquille » aucun personnage n’est à proprement parler méchant, ce qui n’est certes pas le cas de « Qu’elle était verte ma vallée ». Le mal est absent de la paisible vallée d’Inisfree et il n’est aucun antagonisme qui ne puisse se résoudre avec une bonne bagarre et quelques pintes de bière. Après s’être battus longuement (et de manière bien sûr totalement irréaliste) sous les yeux du village, Sean et Will sont prêts à devenir les meilleurs amis du monde, ou du moins à s’entendre aussi bien qu’il est possible entre un époux et son beau-frère.

En un sens, « L’homme tranquille » tient beaucoup du conte de fées, un conte de fées pour adultes. La scène d’ouverture, où Sean Thorton, descendu du train et ignorant comment gagner Inisfree, est pris en charge par un mystérieux cocher (Michaeleen, qui a tout du Leprechaun) qui se propose de l’emmener à destination, est d’ailleurs un lieu commun des récits fantastiques, au moins depuis l’utilisation qu’en fit un écrivain irlandais dans un roman devenu mondialement célèbre.

 « Et quand il eut dépassé le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre. » o ■o ARISTIDE ANKOU

* Précédemment paru sur la riche page Facebook de l’auteur, (le 21.12. 2026 / 6.4.2023).  

Aristide Ankou

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1 commentaire pour “Cinéma – « L’homme tranquille » sous le regard d’Aristide Ankou”

  1. Setadire
    dimanche 22 février 2026 at 15 h 02 min | Répondre

    J’ai revu plusieurs fois ce film que j’adore sur une des chaines de Canal +.Une des scènes que je préfère c’est quand une vieille femme remet à Sean : un bâton pour votre dame, et aussi le retard du train .
    Sinon tout y est: les personnages de John WAYNE de Maureen O ‘ HARA et de Victor Mac Laglen, vieux complice du « Duke « sans oublier le metteur en scène John Ford né Sean O’ FEENY.

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Appel aux lecteurs de Je Suis Français : Pour la sauvegarde du patrimoine matériel de l’Action Française !

Participez à l’opération nationale de sauvegarde du patrimoine historique de l’Action Française, lancée par le Secrétariat Général du Mouvement. Tous documents ou objets divers nous intéressent : photos, films, livres, journaux, correspondance, insignes, drapeaux etc. Ecrire à Michel Franceschetti : chetti133@sfr.fr .   

PEUT-ON SORTIR DE LA CRISE ? Une étude intégrale de Pierre Debray dans JSF

Une contribution magistrale à la réflexion historique, économique, sociale, politique et stratégique de l’école d’Action Française. Étude intégrale à la disposition des lecteurs de JSF, notamment étudiants, chercheurs et passionnés d’histoire et de science économiques.  ENTRÉE

Les créations de JSF : Séries, dossiers, études

 

Etudes, séries, dossiers regroupés pour être en permanence disponibles et directement consultables   © JSF – Peut être repris à condition de citer la source Pour y accéder, cliquez sur l’image.

A lire dans JSF : Le clivage du « nouveau monde » par Rémi Hugues.

Un mini-dossier en 6 parties. Analyses et propositions. Une manière d’appréhender la situation française réelle et ses évolutions afin de fixer nos positions. A lire, donc.  Suivre les liens.  JSF     I   II  III   IV   V   VI

Quatre livres fondamentaux de Charles Maurras réédités par B2M, Belle-de-Mai éditions

Enquête sur la monarchie. (Édition de 1925), 39 €, 836 p.

Le manifeste royaliste en ouverture du XXe siècle ! (Parution courant 1900). Maurras y pose la célèbre question : « Oui ou non, l’instauration d’une monarchie héréditaire, antiparlementaire traditionnelle et décentralisée est-elle de salut public ? » !   

L’Avenir de l’intelligence, 25 €, 244 p.

Une étude de l’histoire politique et intellectuelle du XVIe au XXe siècle, où Maurras à montre comment les intellectuels et artistes attachés à produire des œuvres de l’esprit sont passés « de l’autorité des princes de notre Sang sous celle des marchands d’Or », les immenses fortunes industrielles et bancaires qui limitent la liberté de l’esprit. Maurras en appelle à une alliance entre les intellectuels et le patriotisme des Français pour renverser cette mécanique.

Kiel et Tanger, 29 €, 428 p.

Maurras y constate la tragique infériorité du régime républicain en matière de politique internationale, spécialement face à la menace allemande de l’époque. Prévoyant la guerre à venir il conclut à la nécessité de remettre un roi à la tête du pays. Prolongeant le réalisme de la pratique capétienne des relations internationales, ancêtre de la pensée géostratégique française.

La Démocratie religieuse, 31 €, 620 p.

Parution en 1921, compilant trois textes préalablement écrits par Charles Maurras : Le Dilemme de Marc Sangnier (1906) – – La politique religieuse (1912) – – L’Action française et la religion catholique (1914). Cet ouvrage voit dans la démocratie une religion nouvelle qui vide le politique de sa puissance.

Et aussi…


Henri Massis, Georges Bernanos, Maurras et l’Action française, présentation de Gérard Pol, 18 €, 104 p.

Léon Bloy, Le salut par les juifs, avant-propos de Laurent James, 20 €, 156 p.

Commandes et renseignements : B2M, Belle-de-Mai éditions – commande.b2m_edition@laposte.net

* Frais de port inclus

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