
Par Yves-Marie Adeline.
A l’origine, il y a l’école, ses programmes scolaires et ses enseignants.

Dès la petite enfance, on y apprend que le plus bel événement de l’histoire du monde fut la Révolution française, que le pire des régimes est la monarchie, juste après lui se range Hitler, qui au moins avait eu le mérite d’être élu. La Hollande, rivale de Louis XIV, était un havre de liberté ; l’esclavage est une invention européenne, plus exactement à l’initiative de l’Eglise (c’est authentique, une de mes filles l’a entendu en classe) ; la basilique du Sacré-Cœur procède d’une volonté revancharde après les massacres de la Commune ; Lénine était un homme bon, c’est Staline qui a tout abimé, en créant l’ancêtre du KGB (mensonge) et le Goulag (mensonge) ; l’Allemagne de l’Est était un paradis égalitaire injustement absorbé par l’Allemagne de l’Ouest, qualifiée de IVe Reich sur une radio pictave catholique ; et tout le reste à l’avenant, on pourrait en écrire une encyclopédie. Suivant les instructions données par l’URSS durant l’entre-deux guerres, tout ce qui n’est pas communiste sera appelé fasciste : la consigne a été suivie, même De Gaulle, en 1958, était traité de fasciste dans un défilé de la gauche unie protestant contre son retour aux affaires. Plus tard, Sartre, qui s’est tourné les pouces durant l’Occupation, dissertait doctement sur la question de savoir si l’Homme du 18 juin était fasciste ou pas.
Tout le système s’oppose à ce que justice soit rendue à Quentin
Après la chute de l’Union soviétique, l’imaginaire des jeunes gens endoctrinés par l’Ecole s’est déporté vers la guerre d’Espagne, l’un des rares exemples où ce sont les vaincus qui en ont écrit l’histoire, avec la complicité de l’élite intellectuelle occidentale : aujourd’hui, le rêve des jeunes gauchistes est de réussir de notre côté des Pyrénées ce que leurs modèles n’ont pas réussi au-delà ; et pour ce faire, ne parvenant pas à obtenir une majorité malgré leurs alliances de circonstance avec la droite de carrière, ils savent que la seule solution est dans la violence. Tout est permis contre un fasciste, voire un nazi comme ils appellent Quentin. L’école ne leur a rien appris d’autre, ils ne savent ni lire, ni écrire, ni compter correctement, mais ils savent que Quentin était un nazi.
La République leur est favorable. Le père de l’un des agresseurs est un magistrat : interrogé, il n’hésite pas à défendre la position gauchiste, bien conscient que la magistrature est largement occupée par la gauche, que la presse est quasi-unanimement écrite par la gauche, que les médias sont très majoritairement animés par la gauche, après l’avoir été longtemps unanimement, jusqu’à Bolloré. Quant à la police, il y a celle des sans-grade, les ACAB (All cops are bastards, tous les flics sont des bâtards : ces incultes américanisés n’auraient pas su le dire en français) qui se font insulter dans la rue, mais au-dessus, au niveau des décideurs, il y a les commissaires et les directeurs, largement de gauche eux aussi. Autrement dit, tout le système s’oppose à ce que justice soit rendue à Quentin. De fait, la gauche impunie se sentira pousser des ailes, et les meurtres continueront de plus belle.
Ils continueront d’autant mieux que ceux qui, à droite, voudraient réagir, croient devoir rendre hommage à la mémoire de Quentin en chantant la Marseillaise, c’est-à-dire, précisément, le chant fondateur de la gauche ! La libération politique passe par celle des consciences, mais cela, visiblement, on en est encore loin. ■ YVES-MARIE ADELINE
Article précédemment paru dans Politique magazine.














Enfin, Adeline vint!
Cela nous change du cravaté du RN qui meurt de trouille et demande à ses militants de ne surtout pas participer à la marche de Quentin! Avec une « droite » pareille, la République a encore de beaux jours devant elle!
Le dernier paragraphe d’Yves-Marie Adeline contient l’essentiel de ce qu’il faut impérativement se coller dans la tête : croire «rendre hommage à la mémoire de Quentin en chantant “la Marseillaise”»…
Chanter «La Marseillaise», voilà pour ainsi dire la plus redoutable compromission mentale, avec cette précision que, au point où nous en sommes rendus, ce n’est plus même de la compromission mais, tout simplement, le démocratisme larvé «dans tous les azimuths».
J’ai aperçu hier un morceau de la pseudo «conférence de presse» que le Méchant-long a eu le toupet de singer avec ses petits camarades comme public. Et voilà qu’une journaliste lui pose une question dans laquelle elle prononce le prénom de Quentin… Alors, l’autre de feindre la surprise : «Quentin ? Qui est ce Quentin ?» Sur quoi, la journaliste : «Pardon ! Je voulais dire “le militant fasciste et néo-nazi.»
— Aaah! Quentin Duranque…»
Et le même autre, donc, de s’en aller répondre à cette pour ainsi dire authentique «question au gouvernement», dont je me moque éperdument d’en avoir oublié les termes adjacents à la seule formule faite pour avoir valu à la stupidement méchante péronnelle d’avoir eu voix au chapitre : «militant fasciste et néo-nazi»…
C’est inouï : en direct, nous avons pu assister au caractère exclusivement procédurier du fonctionnement des instances communistes, toujours en activité aujourd’hui. Nous avons assister à cela. N’importe quel merrrdia a eu accès à la scène et, pour l’instant, cela n’est apparu que fugitivement sur la céniouserie… Je ne me rappelle plus à quelle cochonnerie de presse appartient la journaliste au doigt sur la couture du pantalon, c’est forcément un merrrdia d’gôche – i’gn’a p’us qu’ça –, mais, tout de même ! Comment peut-elle rentrer chez elle le soir et adresser la parole à ses enfants sans mourir de honte devant eux ?
… Aucune autre solution que celle de s’engager dans une VIOLENTE contre-révolution culturelle ; il n’y a pas un autre ressort de plus que celui-là.
Se battre pied à pied, sans aucune tolérance pour personne, sans indulgence pour le premier symptôme de compromission apparaissant chez l’interlocuteur.
Cependant, dans ces cas-là – il faut le savoir –, l’interlocuteur surpris recourt invariablement à cette fameuse «auto-défense», abruptement abrutissante, et trouve immédiatement le contre-argument imparable qui se traduit par l’acte d’accusation selon lequel «ce n’est pas vrai»… Cela m’est arrivé pas plus tard qu’hier…
Tout RADICAL et d’ULTRA DROITE que je sois, je n’ai pas même eu la présence d’esprit de me révolter contre l’insulte consistant à me traiter de menteur – mon débatteur était ma vieille tante (qui n’est pas un jeune homme légèrement efféminé, que l’on n’aille pas m’homophobier à si bon compte), vieille tante appartenant à la franc-maçonnerie, qui venait de me dire que «si les choses évoluent comme il semble qu’elles évoluent», elle préférait taire son appartenance au Droit Humain… À quoi je lui rétorquais que, au fond, elle ne craignait qu’elle-même.
— Comment ?
— Eh bien oui, c’est la franc-maçonnerie qui a su institutionnaliser la première le système de la délation et de l’enquête…
— Je ne comprends pas ce que tu dis.
— Ignorerais-tu la célèbre «Affaire des fiches» ?
— Je ne sais pas ce que c’est.
— Tu devrais t’informer…
Et je lui dis en deux mots de quoi il s’agit, tout en lui précisant que je ne suis pas spécialiste de la question. Qu’elle peut aller se renseigner n’importe où et qu’elle trouvera aisément ce qu’il en a été.
— Tu es sûr de ce que tu dis, ce peut pas être vrai.
— Renseigne-toi, c’est facile.
Sur quoi, elle avait une occupation urgente, alors, elle a dû raccrocher.
Par curiosité, je suis aussitôt aller jeter un œil sur la cochonnerie wikipédienne pour m’aviser de ce qui pouvait être rapporté de cette «Affaire». Quelle n’a pas été ma surprise de tomber sur une très très copieuse relation des faits, avec mention des nombreuses ramifications, tout cela plutôt bien «sourcé». Je me suis cependant abstenu de m’attarder sur les «commentaires objectifs» ; je ne sais donc pas trop ce qu’ils peuvent valoir…
Mais le papier fourmille d’informations, je le dis à l’adresse de qui serait intéressé par cette affaire. Elle fut également dite «des casseroles», je n’ai pas trop compris pourquoi . L’expression «traîner des casseroles» viendrait-elle de là ? Bonne question à laquelle je ne sais pas répondre.
L’Eglise a été longue à reconnaitre les massacres commis par les républicains espagnols, tous les crimes étaient du coté de Franco. Merci à Saint Jean Paul II qui a canonisé ou béatifié tous ces martyrs. La légende noire du franquisme a la vie dure, alimentée encore par la gauche, mais les historiens, surtout espagnols, font un véritable travail de vérité aujourd’hui. Il en est de même pour la colonisation espagnole de l’Amérique du Sud ( lire Nada por lo que pedir perdon de Marcello Gullo Omodeo pas encore traduit en français) et pour le mythe d’El Andalous (lire Serafin Fanjul). Malheureusement la caste sorbonnarde et l’éducation nationale, qui essaie d’éduquer au lieu d’instruire, continuent à ignorer la vérité historique au profit de la propagande!