
Par Radu Portocala.
Ce que rapporte ici Radu Portocala nous a été raconté de même, en d’autres temps, par Houchang Nahavandi, ancien recteur de l’université de Téhéran et ancien ministre du Shah : les Américains, lorsqu’ils « lâchèrent » ce dernier de façon ignominieuse, comptaient bien s’entendre à merveille avec les ayatollahs… JSF

En Ukraine, l’Occident – c’est-à-dire les États-Unis et leurs suiveurs -, persuadés que la Russie n’avait plus d’armée et plus d’armes, « ne s’attendaient pas » à ce qu’elle les mette en échec et qu’elle se dirige vers la victoire.
En Iran, les États-Unis « ne s’attendaient pas » à une résistance ni à des ripostes dures, et encore moins à ce qui semble annoncer leur défaite.

Cela montre que les États-Unis et leurs suiveurs sont à ce point persuadés de leur supériorité qu’ils se considèrent vainqueurs avant même le début de la confrontation. Ils ne daignent même pas connaître leurs adversaires et ses moyens – ou sont devenus incapables de le faire.
En somme, les services de renseignements que l’Occident entretient à grands frais semblent ne servir à rien, car soit ils sont incapables de fournir une image claire de la réalité, soit les politiciens qui pensent avoir la science infuse ne les écoutent pas.
Seulement des incompétents peuvent imaginer faire de la politique internationale et, a fortiori, des guerres sans espionnage. Mais peut-être que c’est là une des ambitions du monde nouveau. Si c’est le cas, elle est stupide et les résultats en font la démonstration. o ■oRADU PORTOCALA
Ces lignes sont parues le 16 mars sur la page FB de leur auteur.
Radu Portocala est écrivain et journaliste, spécialisé notamment en Relations Internationales.
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D’après les spécialistes du renseignement, les agences occidentales voient clair et le disent mais les politiciens ne les écoutent pas; c’est la deuxième hypothèse émise par l’auteur de l’article. Cla dit les USA ont été entrainés dans cette guerre par Israël qui ne pouvait la mener seul. Trump essaye maintenant de nous entrainer avec le reste de l’OTAN. Pour une fois les va-t-en-guerre européens ne semblent pas chauds! Trump ne semble pas viser une victoire militaire mais plutôt une solution à la vénézuélienne; aura-t-il le temps de la mettre en place avant ses prochaines élections face aux mollahs qui sont persuadés d’avoir l’éternité devant eux?
On se prend à souhaiter in petto une double défaite des USA, en Ukraine et en Iran, pour que cet insupportable impérialisme états-uniens disparaisse une fois pour toutes: on avait compris que c’était dans le programme électoral de Trump. Que ne s’en y est-il tenu, au lieu de céder à son ubris de nature….
Il apparaît plus manifestement chaque jour que plus aucun commentateur ne sait quoi dire de pertinent et que, chaque même jour qui passe, lesdits commentateurs se claquemurent de plus en plus dans leurs préjugés.
La question ne tient absolument pas à savoir si Trump pourrait avoir tort ou raison mais, simplement, s’il parviendra à la fin qu’il poursuit. S’il aboutit, il aura eu raison ; sinon, non.
S’il se révèle qu’il a eu raison à son point de vue, toutes les «démocraties occidentales» n’auront plus qu’à se coucher à ses pieds, si bien que, actuellement, tout comme les mollahs, les «démocraties occidentales» donnent leurs dernières forces contre Trump et s’obstinent à tenter de le faire passer pour un fou auprès des «opinions».
Si Trump se révèle avoir eu raison à son point de vue, tous les autres points de vue auront donc été vaincus, et cela pourrait changer la face de l’évolution du monde, jusques et y compris dans les «politiques intérieures» des différents pays du monde, plus spécialement, dans des pays comme le nôtre et encore plus particulièrement dans le nôtre.
Il ne faut pas confondre les USA de Biden, Clinton et Obamah et les États-Unis de Trump, ce n’est pas la même Amérique et chacune n’a pas les mêmes «suiveurs» ou, plutôt, l’Amérique de Trump ne connaît pas de «suiveurs» ; Trump est à peu près seul. Il y a lieu de se demander s’il n’a besoin de personne, ainsi qu’il semble le jeter à la figure de ceux qui condamnent plus ou moins radicalement sa politique intérieure et sa politique étrangère. Je ne sais s’il est un «ami», mais je suis bien persuadé que lui et moi avons les mêmes ennemis. Or, s’il a su reconnaître l’ennemi que je reconnais moi-même comme tel, je n’aspire qu’à ce qu’il sache venir à bout des inimitiés d’origine et de celles qu’il se crée.
Dans cette affaire trumpienne, nous devrions être renseignés assez rapidement et, par chez nous comme entre nous, qui aura eu tort et qui, raison…
J’entendais ce matin l’autre franc-mac de service public, bien plus malin que les habituels affidés que l’on nous sert, l’Alain Bauer, dont je n’apprécie pas du tout l’air de tout pouvoir savoir, n’exprimant plus tout à fait les mêmes idées et ne donnant plus tout à fait le même sens aux toujours mêmes choses, selon l’évolution de celles-ci ; cela m’apparaît comme un «signe», d’autant meilleure signalétique qu’il est démocrato-américanisé jusque dans ses grades universitaires, lui permettant de jouer au messie en criminologie d’Israël à New York, sans préjudice de quelques passages par Pékin. Or, à Nouillorque, il est en cheville avec quel type de «lobby» ? Avec ces gens-là, on ne sait jamais trop à quel râtelier ils s’alimentent tandis que, de leurs côtés, à force d’avoir godillé du croupion pour avancer, ils ne savent eux-mêmes plus quel cornac les aiguillonnent.
Qui donc aiguillonne qui dans l’observation de cette affaire de République islamique d’Iran ? C’est à y perdre son pantin : où c’est qu’il est l’Macron ?