
Par Aristide Ankou.
« Des Jean Dupont, il n’y en a pas beaucoup en prison, vous voyez ce que je veux dire ? Donc il faut se faire respecter. »

Cour criminelle départementale.
L’accusé est une armoire à glace gonflée aux stéroïdes, avec un casier long comme le bras et un nombre respectable d’incidents en détention.
Lorsque le président de la cour l’interroge sur ces incidents en détention, l’accusé répond tranquillement : « Des Jean Dupont, il n’y en a pas beaucoup en prison, vous voyez ce que je veux dire ? Donc il faut se faire respecter. » (Il ne s’appelle pas réellement Jean Dupont, mais un équivalent tout aussi franchouillard, on ne peut pas s’y tromper.)
Un ange passe…
Un peu plus tard, sa fille vient témoigner en sa faveur. Dans les 25 ans, look d’influenceuse installée à Dubaï, elle dit avoir travaillé quatre ans dans l’Éducation nationale. Le président l’interroge sur ce qu’elle pense du fait que son père était polygame (il tenait sous sa coupe trois femmes en même temps – lui préfère se dire « polyamoureux »). La fille répond avec un grand sourire : « Personnellement, je n’accepterais pas, mais ça ne me choque pas. Vous savez, dans les écoles où j’ai travaillé, la plupart des élèves avaient des parents polygames. »
Un ange passe à nouveau, sans doute le même que le premier.
Encore un peu plus tard, le président interroge l’accusé sur le fait qu’il aurait obligé les femmes qu’il martyrisait à porter le voile islamique (l’accusé, qui a grandi dans le 93, est un converti à l’islam. Il a commis ses forfaits à la fois en région parisienne et en Bretagne). Il répond : « Les forcer à porter le voile lorsqu’on était en Bretagne ? Sûrement pas ! On se serait fait contrôler direct. Et moi, je vends de la drogue, je ne peux pas me permettre de prendre ce risque. À Paris, en revanche, il n’y a que des Noirs et des Arabes, c’est l’Afrique ! Donc là-bas, pas de problème. »
L’ange repasse pour la troisième fois, avec un léger bruissement d’ailes dont il est difficile de savoir s’il ressemble à un rire étouffé ou à un sanglot retenu. o ■o ARISTIDE ANKOU
* Précédemment paru sur la riche page Facebook de l’auteur, (le 23.3. 2026).
Aristide Ankou













Dans les grandes villes ce ;n’est plus la France on mange halal et on vit à bab el Oued , dans la rue on ne croise que des bronzés et des voilées et que ce soit en boutique ou en administration on a l’impression d’être à l’étranger. Dans les grandes villes la drogue est au coin des rues et aucune femme se risque à sortir seule le soir ou porter ses bijoux. Dans les grandes villes on n’est plus en France et les autochtones s’en vont. Les