
De Christophe Boutin.
[C’est à un article du Figaro que Christophe Boutin réagit ici (sur sa page Facebook, 27 avril). Si on y tient on peut lire l’article paru à même date].

« L’occasion pour Emmanuel Macron de s’enquérir du sort des « Padhue », l’acronyme administratif qui désigne les praticiens diplômés en dehors de l’Union européenne. « Ça s’est simplifié ? C’est encore le bordel », constate le président de la République alors que seulement 30% des médecins qui doivent passer le concours réclamé le réussissent.
« C’est un truc qui me rend dingue. C’est vraiment la folie du système français. Les Padhue, ce sont des gens remarquables, qui bossent, qui font de la médecine, ils sont à l’hôpital, et le jour où il faut les titulariser, les mecs disent on repart tout de zéro, il faut passer un concours pour emmerder le monde » , s’agace Emmanuel Macron alors que le manque de médecins est préoccupant dans de nombreux territoires. ».
Et si on se contentait de permettre aux étudiants français de devenir médecins ? Entre Parcourssup et le numerus clausus, auxquels s’ajourent les réformes nullissimes du cursus, combien avons nous écarté de jeunes qui avaient toutes les qualités pour suivre une formation offrant des garanties, pour les remplacer par des médecins étrangers… ou par les déçus du système français, motivés par la profession, qui se font diplômer à l’étranger ?
Plutôt que de recruter des étrangers – qui manquent au système de santé de leurs pays – pour la seule logique comptable de technos qui pourrissent les bureaux du ministère et les agences régionales, ne pouvait-on pas faire autre chose ? C’est facile après de nous expliquer que l’hôpital public ne tiendrait pas sans eux… mais qui a fait le vide pour leur faire la place ? o ■











