

L’OEIL DE BRUXELLES – Le président Emmanuel Macron se rend à Athènes vendredi 24 avril. Il devrait y signer le renouvellement de l’accord initial de partenariat stratégique avec la Grèce et discuter d’un renforcement des relations entre les deux pays.
« Le voyage de deux jours du président français à Athènes […] revêt une importance particulière car il intervient dans un contexte d’incertitudes géopolitiques accrues », considère le journal économique grec Naftemporiki. « L’Europe cherche à franchir une nouvelle étape tant pour renforcer sa compétitivité que pour élaborer une politique de défense plus cohérente, complémentaire à celle de l’Otan », poursuit le quotidien.
Renouvellement d’un accord de défense

Le voyage « intervient à un moment où les [discussions] concernant un ‘parapluie nucléaire’ suscitent un débat public » [Naftemporiki]. « Paris, seule puissance nucléaire de l’UE, cherche à renforcer son rôle en étendant son ‘parapluie nucléaire’ à d’autres pays, dont la Grèce », estime l’avocat, universitaire international et professeur d’écoles militaires, Ioannis Papafloratos, cité par CNN.
« La France considère la Grèce comme un acteur régional crucial », selon To Víma. « La position géopolitique de la Grèce, située entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, la place au cœur de multiples dynamiques régionales interdépendantes », complète le journal. Plus particulièrement, les dirigeants vont discuter de « la coopération en matière de défense, les petits réacteurs modulaires, la recherche et l’innovatio, », détaille I Kathimeriní.
Des avancées concrètes sont également attendues. « Comme Paris, Athènes espère que cette visite du président de la République ‘va sceller le renouvellement’ de l’accord initial de partenariat stratégique sur cinq ans en matière de défense et de sécurité, signé en septembre 2021 à Paris », note TF1info. « Le partenariat stratégique franco-grec sera renouvelé ‘non pas pour cinq ans, mais pour une période de tacite reconduction‘ », assurent Les Échos. Un texte important pour la défense européenne. « L’accord comprenait également une clause de défense mutuelle (article 2) qui, bien que symboliquement importante, reste juridiquement plus limitée que l’article 5 de l’Otan », nuance le quotidien grec To Víma.
Étendre la coopération franco-grecque

Par ailleurs, le président français et le Premier ministre grec vont aborder un sujet « un peu plus brûlant que les autres » [Les Échos]. Selon le quotidien national, « le président français pousse pour qu’Athènes cède une partie de ses Mirage à Kiev, en échange d’une vente de Rafale neufs à la Grèce ». « Les discussions, denses si ce n’est tendues, portent sur la cession d’une dizaine de Mirage 2000-5 par la Grèce à l’Ukraine, qui réclame davantage d’appareils. La France propose en échange que Dassault fournisse de nouveaux Rafale à son partenaire méditerranéen, potentiellement à un prix avantageux », précise le média.
D’autres dossiers vont également être traités. « La sécurité de la navigation devrait aussi être abordée lors des entretiens d’Emmanuel Macron et du Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis, avec un accent particulier mis sur le détroit d’Ormuz fermé en raison de la guerre qui embrase le Moyen-Orient », avance Le Télégramme. « Pays avec une tradition de marine marchande et disposant de la flotte la plus importante au monde, Athènes participe activement à l’opération européenne Aspides mise en place en mer Rouge », rappelle TF1info.

« La coopération en matière de défense entre la Grèce et la France s’est considérablement développée depuis 2021 grâce à des exercices conjoints réguliers et à une intégration opérationnelle accrue », observe To Víma. « Cette visite du président français vise également à ‘ouvrir la voie à un approfondissement supplémentaire de la coopération dans des domaines tels que l’économie, la protection civile et l’innovation »« , ajoute TF1info. « Cette visite devrait confirmer la convergence stratégique entre Athènes et Paris, renforçant le rôle de la Grèce dans une période géopolitique critique pour l’Europe », conclut CNN. o■ o J.-P. S.












Le PR en est réduit à inaugurer les chrysanthèmes et à faire du vent pour se rendre visible !!! Il aura tout ruiné …