La parole de Bérénice Levet est toujours aussi nette, aussi claire, aussi juste et vigoureuse que d’habitude. Et elle a toujours le même « courage de la dissidence » que les lecteurs de JSF connaissent bien !
« J’aimerais que la bande dessinée reste à sa place. C’est-à-dire qu’elle ne pénètre pas dans l’espace scolaire […] Elle ne forme ni la patience, ni l’attention, ni l’acceptation de l’effort ! »
Bérénice Levet, philosophe
Avec Richard de Seze sur Radio Courtoisie.












Pas d’accord. La BD est un chemin d’accès pour les mals-comprenant (dont je suis) aux mondes des écrivains, forcément plus abstraits, plus difficiles. un peu comme le poney pour l’équitation chez les enfants ou Saint Saens pour la musique.
Que la BD n’est pas sa place dans l’éducation nationale! mais heureusement, elle en conservera toute sa candeur (la BD, pas l’ EN) et ne risque pas d’être dévoyée par « le corps enseignant ».
Un peu dédaigneuse la dame, dans cet extrait. Quand aurait pensé Anna Arendt?…
Dommage. Déçu.
« Caramba encore raté. »
@cugel
Pas d’accord non plus. Mais avec vous ! D’accord avec Bérénice Levet. Tout ce qui tend à relever le niveau de la pauvre Éducation nationale est bon. C’est simple. C’est tout.
Ce qu’avance parfaitement bien ici Bérénice Levet devrait tout simplement aller sans dire ; du reste, dans mon enfance, nul ne se serait aller à oser envisager la plus infime possibilité de faire entrer de la bande dessinée à l’école… Mais…
« comme dit ma concierge qu’écrit des chansons,
C’est d’la faute à personne si les gens sont trop …» (Marcel Mouloudji.)
… «les temps changent», qu’elle dirait l’Anastasie Pipelet, ce qui z’esspllique, que la bande dessinée fût entrée à l’école, un peu après la science fiction et quelque temps avant la pornographie, le tout, sous couvert d’éducation sexuelle, car, tant la bande dessinée que les affaires de fesses ne sont élaborées que pour la plus grande opulence des trous du cul.
Petite précision subsidiaire à l’adresse du sieur «cugel», cela n’a rien à voir avec le poney, qui n’est pas un cheval diminué, ni rien à voir non plus avec Saint-Saens qui est un compositeur («classique») extrêmement savant. Il ne faut rien connaître à la musique et n’avoir jamais entendu véritablement une œuvre de Saint-Saëns pour le considérer pour un produit de deuxième zone. Cette ânerie, tant hippologique que musicologique, signe que c’est l’ignorance qui a toujours quelque chose à braire sur la brèche – comme le bavasseur couple de portiers chez Eugène Sue –, à force d’assoter ainsi l‘interlocuteur à tort et à travers, toutes ces fariboles s’insinuent, deviennent lieu commun et sont scrupuleusement appliquées par les autorités parallèlement dégénérées.
… cependant que les mêmes se gargarisent des «exploits» du foutre-balleur et du vélocipédiste, bien conscients qu’ils sont que tout le monde n’a pas les mêmes mollets que l’coq.
Il faut travailler la gamberge avec autant de sérieux que l’on entend faire travailler les biscoteaux, pour peu que l’on ait encore un tantinet à portée d’intention l’objet d’une bonne flexion de la pensée.
Si on ne fait pas ainsi, c’est que l’on cherche l’abdication de la réflexion, de manière consciente ou de manière abrutie, mais le résultat est invariablement l’abrutissement du prochain, et ce, jusqu’au point ou un président souteneur de la gueuse en viendrait à bouillonner l’quatoze juillet, dessus l’perron élyséen, assaisonné de tricoteuses lippues, transgenres et racialisées en bas résille.
Il est impératif de se scandaliser, ne serait-ce que pour se préserver soi-même de la gangrène.
Et que le diable les patafiole !
Je provoque un peu désolé, mais je hais l’éducation nationale! ET NON il ne faut pas aider secourir l’é n, il faut la dissoudre.
J’éduque actuellement mon jeune cheval, produit de ma vieille jument et je vis avec des poneys presque tous les jours; Pas de soucis..Sainr Saens a été ma première passion musicale avant Debussy, (connaissez vous Angelo Giraldino?) Pas de problême.
Concernant Bérénice Levet, son ouvrage sur Arendt est utile vraiment et bien agréable voir savoureux:
Je butais sur un chapitre de « la crise de la culture » et vlan! au début de son livre elle pointe un contre-sens de traduction ( fidélité et non bonne foi) ce qui change tout au chap. CHAPEAU. bon d’accord j’ai à peine mieux compris le reste, cet essais est dificile.
Concernant la BD en lisant « la route des indes » sublimissime de Paul Morand comment ne pas voir les 1ères images de tintin accoudé au bastingage de son paquebot dans « Les cigares du pharaon ».
B à V
Grand merci pour la mention d’Angelo Gilardino (dont je suis en train d’écouter des “Études”). Je ne connaissais pas ce guitariste-compositeur et je le découvre grâce à vous, merci encore.
Deux ou trois choses ; tout d’abord, exactement comme vous j’abomine l’Éducation nationale (quoique j’y pu croiser quelquefois aux temps de ma jeunesse deux ou trois professeurs intéressants) ; aussi, pour peu que vos propos n’eussent eu que cet État dans l’État républicain comme tête de Turc, j’en viens à y adhérer et à considérer que la bande dessinée, c’est bien fait pour eux ! Mais je plains les malheureux élèves et je nous plains plus encore car nous devons subir quotidiennement la crétinerie ambiante.
Moyennant quoi, j’ai «meilleur temps» (comme on dit en Suisse) de palabrer sur autre chose, à savoir la musique de guitare, pour laquelle j’ai une prédilection toute particulière – d’où ma reconnaissance à votre égard…
Par la grâce de la séparation de mes parents très tôt dans mon enfance, j’ai eu le bonheur d’avoir pour beau-père un guitariste, raté techniquement mais très réussi culturellement, si bien que j’ai été élevé au son privilégié des cordes pincées de José de Azpiazu (qui visitait souvent mes parents) et, par conséquent, du luth, que ce Basque helvétisé cultivait assidument. Également au son des pièces d’Atahualpa Yupanqui ou Eduardo Falu et aussi à celui du flamenco (en direct et de tout près, les «Trois Guitares» d’Aliquès, Cespédès et Cosmidès). Sans compter mon immense ami Patrice Moullet, émérite guitariste passé à l’électricité, qui avait reçu l’enseignement classique et flamenco et qui me fit découvrir Manuel Ponce, tandis que Roger Pierrat, deux ans auparavant m’avait révélé Agustín Barrios Mangoré avec “La Catedral”, une des deux plus belles pièces de guitare, avec “Koyunbaba” de Carlo Domeniconi. Je vous recommande ces deux œuvres et, tant qu’à faire, dans les quasi définitives interprétations du Néo-Zélandais John Williams (qui n’est pas le compositeur de cinéma ni le chanteur franco-ivoirien).
Je vous recommande encore ce que l’on admet comme étant la «Guitare d’Ayacucho», genre singulier d’exaltante beauté dont le plus bel interprète reste Raúl García Zárate – c’est merveilleux!
Pour la guitare flamenca, il faut se garder des vulgarités qui font florès aujourd’hui et revenir au grand Ramón Montoya, à Sabicas, jusqu’à la dynastie des Habichuelas, dans laquelle on trouve encore quelques spécimens dignes de leurs ancêtres et aller à la découverte d’un illustre inconnu en France, Manuel Cano : celui des “tocaores” qui a consacré sa vie a retrouver l’authentique origine dans les traditions exclusivement hispaniques des montagnes ibériques, révélant ainsi un «flamenco traditionnel» comparable en pureté à celle de la guitare d’Ayacucho – qui reste pour moi la plus bouleversante des guitares imaginables.
J’ai fait un peu long, mais c’est pour tâcher de diluer un peu de ma trop expéditive manière de traiter votre commentaire.
David Gattegno nous a sorti toutes les diableries à sa disposition, fort de son talent, de son érudition somme toute exceptionnelle dans toutes sortes de matières, et d’un vocabulaire aux ressource infinies , tantôt académique, tantôt forgé de chic pour servir ses développements abscons, pour finalement donner, comme moi, raison à Bérénice Levet.
Moi, je l’ai fait en quelques mots. Mais, comme le réplique la puce à l’éléphant qui lui reproche sa taille : « Oui, mais moi, j’ai été malade… » On se défend comme on peut.
On aura compris que je suis d’accord avec ce que le torrent Gattegno a déclaré ici même.
Hergé Les cigares du pharaon paru en 1934,
Paul Morand La route des indes paru en 1936.
Les 2 n’ont rien à voir si ce n’est le parfum. peut-être que le premier lu à 5 ans fera lire l’autre à 50!
Si c’est exact, surtout ne le dites pas aux profs. vous seriez traité de fachos hystérique islamophobe…!
Au plaisir.