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Interrogé sur la question migratoire, voici la réponse du Saint-Père qui mérite d’être connue, méditée, discutée :
« La question de l’immigration est très complexe et concerne de nombreux pays, pas seulement l’Espagne, pas seulement l’Europe, pas seulement les États-Unis : c’est un phénomène mondial.
Ma réponse commence donc par une question : que fait le Nord global pour aider le Sud global, ou ces pays dans lesquels les jeunes, aujourd’hui, ne trouvent pas d’avenir et rêvent donc de partir vers le Nord ? Tout le monde veut aller vers le Nord, mais souvent le Nord n’a pas de réponse quant à la manière de leur offrir des possibilités. Beaucoup souffrent. La question de la traite des êtres humains fait également partie du phénomène migratoire.
Personnellement, je crois qu’un État a le droit de réglementer ses frontières. Je ne dis pas qu’il faut laisser entrer tout le monde sans aucun ordre, en créant parfois dans les pays de destination des situations encore plus injustes que celles que ces personnes ont quittées.
Mais, cela étant dit, je me demande : que faisons-nous, dans les pays les plus riches, pour changer la situation dans les pays les plus pauvres ? Pourquoi ne pouvons-nous pas essayer, aussi bien par l’aide des États que par les investissements des grandes entreprises riches et des multinationales, de changer la situation dans des pays comme ceux que nous avons visités au cours de ce voyage ?
L’Afrique est souvent considérée comme un endroit où l’on peut aller extraire des minerais et prendre ses richesses au bénéfice d’autres pays. Peut-être devrions-nous travailler davantage, à l’échelle mondiale, pour promouvoir une plus grande justice, davantage d’égalité et le développement de ces pays africains, afin que leurs habitants n’aient pas besoin d’émigrer vers d’autres pays, notamment vers l’Espagne.
Et il y a un autre point que je voudrais souligner : quoi qu’il en soit, ce sont des êtres humains, et nous devons traiter les êtres humains de manière humaine, et non pas les traiter, comme cela arrive souvent, plus mal que des animaux.
C’est un très grand défi : un pays peut dire qu’il ne peut pas accueillir plus d’un certain nombre de personnes ; mais lorsque ces personnes arrivent, ce sont des êtres humains et elles méritent le respect dû à tout être humain en raison de sa dignité. »
— Pape Léon XIV












La dernière phrase dit tout. Malheureusement ce ne sont pas les peuples qui commandent, ce sont depuis toujours ces quelques individus sans gêne qui s’engraissent au dépend des populations. Les mêmes qui font les guerres, qui tuent les peuples.