
Gustave Thibon, né le 2 septembre 1903 à Saint-Marcel-d’Ardèche et mort le 19 janvier 2001 dans la même commune, est un écrivain et philosophe français. WIKIPÉDIA
Par Gérard Pol.
Michel MICHEL a remis en ligne cette citation bien connue, de Gustave Thibon. À chaque tranche de vie de notre histoire, elle correspond toujours au réel.
Thibon, philosophe, n’a pas créé un « système ». Un de plus. Il a été l’ami des grands : Jacques Maritain, Simone Weil, Gabriel Marcel, Pierre Boutang … Il était vigneron, philosophe, poète.
Au fil de ses tournées de conférences de tous les hivers pour l’AF en Provence, il nous a chanté et désigné les vrais plus beaux poèmes de Maurras. Il m’a récité du Lorca, me sachant, comme il disait, hispanisant. (Il m’est arrivé de parler en espagnol avec lui.). Et bien sûr, toujours Mistral, parmi tous les autres.
Il nous a ouverts à sa façon, qui n’était pas « dogmatique », au spirituel et aux mystiques.
Au charnel aussi, à la nature et à la terre comme Giono et comme Pagnol.
Par rapport à Maurras il réussissait à concilier fidélité et dépassement. Il n’aurait pas aimé, me semble-t-il, ce mot – dépassement – appliqué à Maurras. Il eût à mon sens préféré « développement » au sens de la théologie, au sens de Newman. Il n’eût pas aimé, je crois, l’expression « un autre Maurras », lui qui avait connu et aimé le vrai, avec ses qualités et ses défauts. « OPTUMO SIVE PESSUMO ». Philosophe et scolastique, il aurait choisi le vrai contre les artifices – « autres » bien ou malveillants.
Thibon avait pour Maurras une vraie tendresse, très perceptible ; parfois amusée, indulgente, jamais contrite.
Ceux qui disent qu’il ne s’intéressait pas à la politique se trompent. Il s’y intéressait beaucoup, mais à sa manière qui n’était pas celle du commun des mortels, ni celle bien sûr des politiciens qu’il n’aimait guère. ■ GÉRARD POL












Beau témoignage pour notre philosophe
contemporain préféré.
Il faudrait faire découvrir à ceux qui l’ignorent, Gustave Thibon.Il devrait être enseigné dans le secondaire et le supérieur.
Enfin un hommage national devait lui être
rendu…… Espérons le.
Je connais bien le village où il vécut.Un jour
j’ai eu la chance de le croiser sur son chemin.
Au cimetière de St Marcel d’Ardèche , où il
repose sa tombe est d’une simplicité émouvante.