
« Vous croyez que les Américains et les Anglais ont débarqué en Normandie pour nous faire plaisir ? » Charles de Gaulle

6 juin 2025.
Nous redonnons ce matin du 6 juin ce que nous avions écrit le 7 juin 2024, au lendemain des commémorations de la veille. Il en ressortait assez clairement pourquoi De Gaulle s’était toujours refusé à y prendre part. Trump a remplacé Biden. L’Ukraine — en réalité l’Occident, qui en porte la responsabilité — a perdu la partie. Trump, bien plus commerçant que guerrier, étale sa hâte d’en finir. Poutine, à l’inverse, tarde à s’exécuter, se trouvant en position de pousser au plus loin son avantage. Les Européens — les réels perdants du conflit — continuent, malgré leurs évidentes divergences d’idéologie et surtout d’intérêts, à pratiquer le bellicisme le plus fou et le plus risqué. L’Allemagne pacifiée des années d’après-guerre se redécouvre des ambitions militaro-industrielles hégémoniques, possiblement dangereuses pour tout le monde, à commencer pour elle-même. Les ruines béantes de Berlin, ce n’est pas si loin, ni si impossible.
Comme de juste, Emmanuel Macron, dans une agitation paroxystique, est aux avant-postes de ces folies… Que ne se trouve-t-il à l’avant-garde de la défense de la France au bord du chaos qu’il a en grande partie contribué à créer ! ■ JE SUIS FRANÇAIS
7 juin 2024.
Le Figaro ne fait que dire à la Une quelle fut la tonalité des commémorations parfaitement instrumentalisées – pauvres vétérans ! – tenues hier en Normandie autour du président des États-Unis d’Amérique. Le président de la République française n’y jouant que le rôle d’un Monsieur Loyal empressé et ridicule à force d’empressement. Il s’est agi surtout de l’Ukraine et de la guerre – ou semblant de guerre – menée de longue main par les Anglo-Saxons contre la Russie. Pour son abaissement durable et pour la découpler autant qu’il est possible de l’Allemagne et du reste de l’Europe.
Au cours de son entretien télévisé d’hier soir, sûr de n’être ni contredit ni même compris, Emmanuel Macron a eu cette remarque d’une impudence intellectuelle et politique remarquable : « sans le soutien de l’Europe, l’Ukraine serait vite devenue un satellite de la Russie ». Qu’est-elle donc aujourd’hui sinon un satellite pas même de l’Europe – victime elle aussi du conflit – mais des Anglais et des Américains qui ont acheté ses terres fertiles et une part de son industrie et qui la poussent à la poursuite criminelle d’une guerre déjà perdue, jusqu’au jour où ils décideront de la fin de partie. Les Américains, de surcroît, après la destruction des gazoducs baltiques, auront obtenu de vendre à l’Europe leur gaz liquide à prix d’or et réussi à placer l’économie allemande, la première d’Europe, en situation, inédite depuis bien longtemps, de dépression.
Emmanuel Macron quant à lui agite, avec précaution et constance, ses menaces bellicistes agitées. Il sait que, soûlés d’une intense campagne de propagande mensongère et émotionnelle, les Français gardent majoritairement une sympathie préférentielle pour l’Ukraine. Sait-il qu’ils sont en revanche résolument opposés à toute implication directe de la France dans la guerre ? Que personne ne veut mourir pour Kiev ou pour Kharkov ? A la veille du scrutin européen de dimanche, qui s’annonce déjà comme une déroute pour le camp présidentiel, il n’est pas sûr qu’Emmanuel Macron ne rajoute pas quelques pierres lourdes dans la balance qui devrait pencher du côté du camp national. Il l’aura cherché. Et ce sera tant mieux pour la France. ![]()
_________________________________________________________
Le 6 juin 2025, la France commémorera le 81ᵉ anniversaire du Débarquement allié en Normandie. Des cérémonies officielles auront lieu à Ver-sur-Mer, Courseulles-sur-Mer, Colleville-sur-Mer et Omaha Beach, en présence de vétérans et de chefs d’État, pour rendre hommage aux soldats tombés. Parallèlement, le D-Day Festival proposera animations, concerts et reconstitutions sur les plages du Débarquement, afin de transmettre la mémoire de cet événement












Sans le débarquement de Provence les Alliés auraient été bloqués plus longtemps en Normandie et dans l’Est ensuite.
Macron va t il commémorer ce haut fait d’armes qui fait partie du roman français et pourrait rendre fiers ceux qui l’ignorent. Les troupes françaises et coloniales y ont écrit des pages d’histoire par leur vaillance et leurs sacrifices. Sans bombarder autant les populations civiles.