
« A-t-on jamais vu des émeutiers issus de la diversité ou de la gauche être réellement poursuivis et punis de manière implacable, et a-t-on jamais vu le président Macron réserver ses sarcasmes et ses philippiques à d’autres personnes que les Français (qu’il aime tant) ? »
Par Richard de Seze.
Or donc notre sémillant président a été giflé en public par sa femme.

L’Élysée, dont on connaît la proverbiale sincérité (rappelez-vous que Sibeth Ndiaye expliquait qu’il était légitime de mentir pour protéger l’intimité du président, qui met en permanence en scène son “bonheur” conjugal), a commencé par expliquer que ces images, tournées et diffusées par une agence de presse états-unienne, étaient un mensonge virtuel, le produit de l’intelligence artificielle et un coup des Russes. Devant l’évidence – et la confondante idiotie de l’explication –, Macron a opté pour une explication beaucoup plus crédible : il s’agissait d’une chamaillerie amoureuse pour décompresser avec gifle complice. Qui en effet n’a jamais giflé à deux mains son mari dans un joyeux chahut amoureux, le laissant étourdi et éberlué ? Tout le monde a donc été convaincu, comme à chaque fois qu’Emmanuel Macron prend la parole et explique à quel point on est méchant avec lui qui ne veut que le bien de la France et n’est guidé que par l’amour des Français.
Il les aime tant qu’il leur parle, longuement, souvent, pour se féliciter avec eux de sa présidence qui fait ruisseler sur eux le lait et le miel de la prospérité, avec quelques détours de ces fleuves qui passent d’abord par les ministères, les agences d’État, le service de la dette et les cadeaux fiscaux faits aux multinationales, ou aux investisseurs étrangers, qui sont les relais naturels et nécessaires de l’ex-financier devenu président, qui sait remercier les Qataris, par exemple, puisqu’ils ont acheté à prix d’or le PSG – enfin, ils ont surtout été exemptés d’impôts par Sarkozy – et financé l’expansion européenne et française des Frères musulmans. Cela valait bien que Macron les remercie, après avoir enterré le rapport sur l’entrisme islamique en France, qu’il a feint de découvrir, et minimise les scènes d’émeute qui ont éclaté partout en France, préférant, tout à sa joie, touiter « Champion mon frère ! ». Il a quand même consenti à expliquer, après, que toute cette liesse avait un peu dégénéré, et a pris un engagement : « nous poursuivrons, nous punirons, nous serons implacables ». La justice l’a d’ailleurs immédiatement entendu : quatre « jeunes », Aurélien, Bayo, Ali et Brahim, poursuivis pour violences envers les forces de l’ordre après la victoire du PSG et passibles de 3 ans de prison ferme et 45 000 € d’amende, sont ressortis libres, mardi 3 juin, du tribunal, implacablement condamnés à des peines avec sursis de 2 à 8 mois de prison, assorties dans deux des cas d’un stage de citoyenneté, et dans deux autres d’une amende de 500 €. De quoi définitivement décourager tous les casseurs en actes et en puissance.
Il paraît que l’Élysée a prétendu que Macron n’avait jamais promis d’être implacable et que c’était une intelligence artificielle russe qui avait utilisé sa statue, volée au musée Grévin, pour lui faire dire des sottises : a-t-on jamais vu des émeutiers issus de la diversité ou de la gauche être réellement poursuivis et punis de manière implacable, et a-t-on jamais vu le président Macron réserver ses sarcasmes et ses philippiques à d’autres personnes que les Français (qu’il aime tant), les Français pauvres, les Français fiers d’être français (sans plus très bien savoir pourquoi), les Français de droite ? C’était crédible, en effet, mais non, Macron a bien prononcé ces mâles paroles dont il savait qu’elles étaient vaines.
On peut même souligner l’infecte hypocrisie qu’elles représentent car le président savait qu’elles ne seraient suivies d’aucun effet sinon une déclaration fracassante de Darmanin. On peut même souligner la perversité d’une parole de réconfort qui sait qu’elle décevra. On peut et on doit souligner l’ignominie d’une promesse qui sait qu’elle ne sera pas tenue, d’un espoir consciemment donné pour être certain qu’il sera déçu et laissera amers et découragés ceux qu’il avait soulagés. On peut et on doit dire que Macron est orfèvre en la matière. Champion, mon frère ! ■ RICHARD DE SEZE
Illustration : On a retrouvé les deux statues du musée Grévin.
Article précédemment paru dans Politique magazine.














Aux profs qui lisent JSF : Que pensez-vous de ce tour devenu fréquent, y compris chez des auteurs de la qualité de RdS : « A-t-on jamais vu des émeutiers issus de la diversité ou de la gauche ÊTRE réellement poursuivis et punis » ?
Cet » être » n’est-il pas superflu ? Y-a-t-il un quelconque rapport -distant mais opposé- avec l’ablatif absolu latin qui omet justement le verbe être ? Ne constitue-t-il pas l’une des ces lourdeurs dont le français d’aujourd’hui raffole :
« le pronostic vital engagé », « la situation de handicap », « choisir ou non »… ?
Tout à fait de votre avis, Marc…
S’il n’y avait que ce genre d’erreur ce serait pardonnable mais les infinitifs à la place des participes passés et l’inverse , les mots comme « décimer « ou « génocide » pris dans un sens qui n’est pas celui des origines, les exagérations les confusions et les prononciations fantaisistes , tout contribue à fabriquer une langue de plus en plus fantaisiste ce qui conduit invariablement à la violence gestuelle.
Revenir à la grammaire , la lecture et l’apprentissage des classiques serait un minimum sans recourir au latin.
Quel serait donc «le sens des origines» ? Pour “décimer”, au double point de vue étymologique et antiquito-historique, c’est, tout simplement, «éliminer un sur dix». Cependant, une «hécatombe» décompte cent bœufs sacrifiés… Il y a donc multiples «hécatombes» à Gaza, voire pas loin d’une décimation, le tout prenant sensiblement le tour d’un populicide (non d’un génocide, en effet), car les Gazaouis ne constituent pas une race à eux seuls, tout comme les juifs ne sont pas une race non plus (contrairement à ce qu’imaginait expéditivement Adolf Hitler), et les Arméniens pas davantage ; en revanche, les Peaux-Rouges représentaient effectivement une des quatre races traditionnellement reconnues comme telles (jaune, noire, rouge et blanche).
Avec ce mot de «génocide», la question est de savoir si l’on doit entendre l’élimination génétique «totale» ou, seulement (si j’ose dire) à partir d’un pourcentage qui seraitpour ainsi dire, ethnoreprésentatif… L’étalon de référence obligé, aujourd’hui, tient à la mode «Shoa» et aux diverses comptabilité qui en ont été tenues. Encore que, au fond et finalement, il y aurait autorisation d’employer «génocide» seulement lorsqu’il est question des juifs, à l’extrême rigueur des Arméniens… Si l’on s’en tient à la seule proportion numérale, la seule dimension génocidaire pour ainsi dire réelle tient à la monstrueuse tuerie perpétrée contre les Peaux-Rouges, sans aucune espèce de discussion ; et tout le monde s’en fout à peu près. Quant au «génocide» imputé au nazisme, il apparaît que cela n’a pas même «décimé» et que, quant à la «minorité visible» que représentent les «compatriotes juifs» (comme on dit dans les salons bien pensants), assurément, la «visibilité» de ces 0,67% de la population française, elle, est évidemment disproportionnée ; par exemple, les plateaux répétitifs de Céniouse lors desquels trônent quasi invariablement ensemble Gilles-William Goldnadel, Élisabeth Lévi, Sarah Saldmann, assaisonnés de deux pointes de goïs esseulés… Sans parler des autres chaînes…
Enfin, c’est-y qui son «frère» à l’autre «champion» : le juif, la racaille de banlieue, le méchant crétin de supporter de foutre-balle ? Manifestement pas le Français.
Les 3 commentaires ci-dessus mefont penser aux discussions des byzantins surle sexe des anges a la veille d’etre envahis et occis par les musulmans