
Hier soir, Emmanuel Macron a donc parlé ; c’est le mot juste. Il a parlé pour ne rien dire, si ce n’est pour rendre manifeste le grand vide de l’État – à l’image de sa propre personne. Une manière d’illustrer la pire façon de gouverner – ou ne pas gouverner – qui est de faire semblant. Fini le brillant du personnage, la France a écouté hier soir des vœux verbeux, creux, inutiles, artificieusement autoritaires et déterminés. Une intervention de dix minutes plutôt sombre – et triste – en tout cas sans intérêt. Le Chef de l’État habite, en son Élysée désert et fantomatique, une autre planète que celle des Français, pour la très grande plupart hostiles ou indifférents à force d’insignifiance ordinaire et de décalage du monde réel. Combien de temps cela peut-il durer ? Plus ou moins consciemment, cette question devient latente au cœur de l’esprit public français.
La seule et ultime détermination sous-jacente, à peine exprimée, presque clandestine, de ce discours sans vie aura été de sauver l’U.E. de l’effondrement qui la guette sous la double menace – existentielle, celle-là – d’une révolte des nations et de la volonté d’en finir avec elle des deux super-grands que sont les États-Unis d’Amérique et la Russie de Vladimir Poutine, qui ont désormais scellé leur nouvelle entente…
C’est au cœur d’un tel contexte qu’il faut bien garder l’espérance dans ce qui dure, qui vient de l’Histoire, du fond des âges, de nos origines, qui constitue encore le « noyau dur », conscient ou non, l’ancrage du Pays dans son être pérenne. Tous nos vœux, donc, pour la France historique, pour le Prince, pour la Famille de France, contre-exemple parfait de l’image très « fin de vie », justement, que renvoient les gouvernants du Régime, pour vous tous, chers lecteurs de JSF, fidèles de notre école de pensée, et pour les chroniqueurs, les acteurs de ce quotidien… Un grand merci à tous, à partager entre nous tous. Bonne année quand même ! o ■ o GP













Merci pour ce message de vœux lucide et exigeant, qui tranche avec la rhétorique convenue et l’anesthésie verbale devenue trop ordinaire. Votre lecture du moment politique, sévère mais argumentée, met des mots sur un sentiment largement partagé de décalage, de fatigue démocratique et de vacuité du discours public.
Dans ce contexte incertain, vous avez raison de rappeler l’importance de ce qui s’inscrit dans la durée : l’Histoire longue, les continuités profondes, les héritages qui structurent encore, parfois à bas bruit, la conscience nationale. Cette fidélité à un socle, à une mémoire et à une certaine idée de la France demeure, pour beaucoup, un point d’appui essentiel lorsque l’actualité immédiate se révèle stérile ou décevante.
À mon tour, je vous adresse mes meilleurs vœux pour l’année à venir : qu’elle permette la clarté des esprits, la vigueur du débat, et la persévérance de ceux qui refusent la résignation intellectuelle. Mes vœux s’associent également à ceux que vous formulez pour la France qui dure, au-delà des régimes et des circonstances.
Bonne année, malgré tout, et merci pour ce travail de pensée et de parole.
Bonne année 2026 au prince à sa famille;
Et aux lecteurs de JSF.
pro aris, rege et focis!