
Ces réflexions nettes, claires, lapidaires, donnent comme un prolongement, un complément aux analyses de Christophe Guilluy reprises ce jour dans JSF. Elles ont d’ailleurs été rédigées en commentaire d’un précédent entretien du même auteur, donné au Figaro. — JSF.

Généralement et sans ambages : nous assistons à, au moins, deux débâcles.
La débâcle d’une « science » économique prétentieuse, infirme, arrogante, myope, intimidante et culpabilisante.
Sa tare originelle : l’ignorance de la nature humaine, de la vie elle-même, individuelle et collective. Son mutisme coupable sur les vrais problèmes et choix vitaux (procréation, mariage, éducation, politique, morale, spiritualité, vieillesse, imperfections physiques et mentales, injustices, souffrance, divorce, suicide, guerre…). Sa théorisation abstraite et étriquée des seuls commerce et industries. Vivement le retour à la modeste et humaine « économie politique » des fondateurs.
La débâcle, parallèle, du système « médiatique ».

Complice du précédent, il souffre des mêmes tares, y ajoutant abêtissement, manipulation, caporalisation, mensonge, starisation, simplification, saturation, mépris… Remettons-le à sa place (le marché, le magasin, le café, la réclame (« advertisements », « commercials », en anglais)…), et retrouvons, restaurons, le sens noble des idées que ce système (assez pertinemment brocardé « merdiatique ») a usurpées, dont il s’est scandaleusement paré : publicité, communication, culture, voire éducation, science et savoir. Qu’il ferme enfin sa gueule ! o ■oMARC VERGIER











