
COMMENTAIRE JSF — Sur cette chronique parue dans Le Figaro d’hier, samedi 2 mai, notre commentaire ne peut qu’être bref, voire inexistant. Et pour approuver, bien sûr. Un seul non-dit, sans doute, à relever. C’est que ce n’est pas d’abord la gauche qui a œuvré au déracinement français, mais bien plutôt un certain libéralisme affairiste et mondialiste, tel qu’il s’échafaudait à Davos et se réalisait, entre autres, chez nous, appelant à l’immigration, laissant le champ libre à la déculturation massive de la jeunesse française à l’école et à l’université, s’entichant de toute espèce de culture ou pseudo-culture amerloque, s’émerveillant du réveil chinois, y délocalisant le travail qu’on ne voulait plus faire, jugé vulgaire, désertant les églises, etc., etc. Que la droite, ou semblant de droite française, ait ouvert un boulevard à la gauche de la nouvelle France en gestation nous paraît une de ces évidences qu’il vaut mieux, même au Figaro, ne pas passer par profits et pertes, ni vouer au silence. — JSF
Par Mathieu Bock-Côté.
CHRONIQUE – Du cochon à la broche, du vin et des gens heureux de se retrouver : la gauche militante et ses relais médiatiques y voient une menace. En réalité, ce que l’on reproche aux banquets du Canon français, c’est surtout d’être… français.

De grandes tables recouvertes de nappes traditionnelles. Du cochon à la broche, parce que c’est bon. Du fromage, car un repas sans fromage n’est pas un vrai repas. Du vin, beaucoup de vin, car il ne faudrait pas avoir soif. Des hommes et des femmes heureux de se retrouver en grand nombre qui se permettent des chants traditionnels, peut-être même des chants paillards où Monsieur le curé et la belle du village vont s’encanailler sans en avoir le droit, car en ce monde, les plaisirs de la chair ne sont pas si graves que ça. À la fin de la soirée, les gens s’embrassent, ils ont communié à leur manière en renouant avec le rite traditionnel du banquet, du banquet français.
Qui, à part les végans qui s’enivrent à l’eau gazeuse citronnée et croient jouir de la vie en assaisonnant d’exotiques et improbables épices leur affreuse moulée qu’ils nomment quinoa pourrait trouver à redire d’un tel événement ? Réponse : la gauche militante et médiatique (c’est la même chose), qui préfère voir chez ces Gaulois qui bâfrent des nazis masqués, et dans ces grandes fêtes, tout autant de congrès de Nuremberg réédités. Je n’exagère pas, car c’est à peu près ainsi que des députés LFI, et leurs relais dans la presse, ont entrepris une vilaine cabale contre ces banquets français qui se multiplient, sous la direction du Canon français, une entreprise vouée à les faire renaître. Objectif : interdire ces banquets de la haine ! No pasaran, Obélix ne passera pas !
Alors le quidam de bonne foi, qui veut croire un instant que la gauche n’est pas complètement paranoïaque, et qu’elle ne voit pas des nazis partout, se demande ce qui la pousse à s’imaginer cela. Première réponse : on trouverait dans ces soirées des hommes et des femmes levant le bras droit en l’air. On trouverait même des vidéos pour le prouver ! Oh la ! IIIe Reich droit devant ! Sauf qu’il suffit de regarder ces vidéos pour voir qu’il s’agit, chaque fois, de grossiers montages, inspirés par la plus gauchiste des mauvaises fois. À la grande surprise de la gauche qui ne se marre pas, il arrive que les hommes et les femmes de ce monde, lorsqu’ils dansent, lèvent les bras dans les airs, sans le faire en allemand. Ils n’implorent pas Adolf, ils s’agitent comme de joyeux lurons. Oui, les hommes peuvent danser sans faire des « sieg heil » cryptés.
Que trouve-t-on aussi au dossier ? Apparemment, à la marge, en fin de soirée on pourrait entendre des insultes racistes. Je ne dis pas que dans un tel événement, on ne trouvera pas quelques crétins avinés beuglant des âneries. Ils sont peu nombreux et pas représentatifs du tout de ces banquets, qui respirent plutôt la joie de vivre. S’appuyer sur ces quelques imbéciles, s’ils existent, pour faire le procès du banquet, revient à accuser un homme d’être sale, parce que son lointain cousin, qu’il ne fréquente pas, n’est pas propre. Au moins, ces racistes, on ne les invite pas sur la scène pour expliquer qu’une partie de la France est toute blanche, toute moche.
Au terme du cycle mondialiste, le désir d’enracinement revient. Vouloir être français, en France, comme on l’a toujours été, cela ne se pardonne pas, c’est même la marque distinctive de l’extrême droite
Autre grief : ces banquets portaient la marque de Pierre-Édouard Stérin, le grand méchant milliardaire catholique, comme les orques de Tolkien portent sur leur casque la main blanche de Saroumane. On se rapproche probablement de la vérité : tout ce que Stérin touche, il faudrait apparemment le laver, ou le mettre en quarantaine. Et pourtant, l’essentiel nous échappe encore. Mais on y arrive : ce qui est reproché à ces banquets français, c’est justement d’être… français. Ils associent la France à un art de vivre, à une gastronomie, si on veut, à une forme d’existence bien concrète, et cela serait intolérable, car qui mange du cochon n’aime pas d’abord manger du cochon, mais souhaite en fait bannir de sa table les musulmans.
Doit-on comprendre que tout ce qui, dans la gastronomie française, n’était pas depuis les origines compatible avec les interdits alimentaires de l’islam serait discriminatoire, et devrait aujourd’hui être banni, ou réservé aux nouvelles maisons closes, dans la clandestinité, à la manière d’une pratique vicieuse, qu’on tolère sans la cautionner ? Le simple fait d’être français à l’ancienne et de ne pas s’en repentir n’est-il pas le premier pas vers la haine ? La gauche l’a cru dès les années 1980, au temps de Globe. De même, elle a réagi avec autant de hargne contre les apéros saucisson-pinard des années 2010, quand des Français, par instinct de survie, voulurent prouver qu’il était encore possible de banqueter partout dans ce pays.
Au terme du cycle mondialiste, le désir d’enracinement revient. Vouloir être français, en France, comme on l’a toujours été, cela ne se pardonne pas, c’est même la marque distinctive de l’extrême droite. Mais on doit inversement célébrer l’ouverture de chaque Master Poulet qui plante son drapeau dans le pays. Là, la gauche ne s’indigne pas. Elle souhaite même la victoire du poulet krousty, devenu symbole antiraciste.o ■ o MATHIEU BOCK-CÖTÉ

Les Deux Occidents, Mathieu Bock-Côté, La Cité, 288 p., 22 €. sdp












Il est tout de même amusant que ce bon français Pierre-Édouard Stérin d’Extrême-Droite ultra-conservatrice a fuit en Belgique pour ne pas payer d’impôts alors que les immigrés et français issus de l’immigration comme Bardella par exemple ( il n’y a pas que les arabo-musulmans ou africains ou asiatiques) en France le font. Sacré contraste. Pour le reste, MBC pense que la France n’est que banquet. Les préjugés de l’immigré canadien l’aveuglent grandement. Le misérabilisme serait-il d’ Extreme-Droite?
Il ne faut pas écrire n’importe quoi : MBC ne dit évidemment pas que la France se résume à un banquet. Point barre. Ce genre de propos me paraît malheureusement, disqualifier le reste.
JSF le rappelle avec raison. La gauche dont il est question ici n’est qu’une engeance d’ignares, de complexés, de revanchards ivres de haine, qui n’a rien à voir avec les idées et revendications traditionnelles cultivées sous ce nom de Gauche. Nous avons affaire à un troupeaux de vaches rendues folles par 40 ans de mensonges et de poisons administrés par les pouvoirs en place (l' »establishement » de J-M L P). Une encéphalite spongiforme bovine à la française, transmise, tel un cannibalisme primitif, par l’incitation à bouffer l’ennemi désigné par nos apprentis-sorciers et nos ploutocrates diplômés: le Français lui-même.
Des Français qui ont eu – et ont encore- bien tort de se laisser faire, s’aveuglant eux-mêmes dans la facilités et les illusions de bruyants banquets et de slogans creux, ne se défendant qu’avec ces impuissants « canons » contre ce
« Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom),
Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
[Car, s’ils ne succombent pas tous, presque tous sont frappés] «
Ce 3 mai j’ai écouté Éric Branca sur Tocsin+. Une avalanche de révélations (pour moi) et d’éclairages divers. Son thème central les trotskisme, en France et aux USA. Si j’ai bien suivi, le cœur de fâcherie à mort entre Staline et Trotsky serait l’opposition national-international. Ce thème, ruminé par les Trotskistes émigrés et leurs disciples, aurait, peu à peu, et à des degrés divers, dominé les préoccupations sociales héritées du Marxisme. Branca se concentre sur les Trotskistes étatsuniens devenus agents de l’impérialisme US, notamment en France, s’opposant au Gaullisme, par tous les moyens.
Pour Branca, la haine des nations inspirerait l’essentiel de leurs projets, dissimulation et clandestinité dominant leurs mises en œuvre.
https://www.youtube.com/watch?v=RkA3IgYJ6Og
On ne peut que rapprocher ces faits de ce qu’on entend dire de l’influence de l’école (faute d’un terme plus précis) « Néo-Con » dans la politique étrangère des USA. Née de l’influence de Leo Strauss, penseur considéré « trotskiste », pronateur de « l’écriture entre les lignes », elle aurait formé (infiltré) les principaux va-t-en-guerre entourant les récents présidents US. Quelle ironie : l’impérialisme des USA dépassant en icelui de leur ennemi vaincu, l’impérialisme soviétique, pourtant disparu !
Et nos Trotskistes Jospin et Mélenchon, dans tout ça ? Et cette haine de la nation qui mine nos encéphales et nos institutions ?