Ce n’est pas avec des phrases toutes faites, des principes généraux ou des formules abstraites qu’il faut parler de fédéralisme, de France fédérale, de décentralisation, etc. C’est en repartant d’une connaissance réelle, d’une étude et d’une analyse actualisée des réalités du terrain, ainsi que des sources historiques.
Parmi les Provençaux se voulant fédéralistes, combien sont-ils à parler le provençal, ou à l’apprendre avec sérieux, à avoir quelques notions solides sur l’histoire, la geste et les traditions de leur pays, à pouvoir évoquer Mistral, à en chanter plus de dix vers, à exposer ce qu’est le félibrige avec un minimum de savoir, à connaître la variété des terroirs provençaux, les métiers qu’on y exerce, les activités qu’on y mène, les taux d’immigration, etc. ?
Ah ! mais cela demande du travail, et une intelligence pratique ! Les formules, les slogans, les rabâchages repris d’idées du XIXe et du début du XXe siècle, c’est plus facile, moins fatigant…
Mais quand comprendra-t-on que cela ne vaut pas un kopeck ?
Regardez cette vidéo. Pour ceux qui connaissent la Provence et le provençal, elle a un sens profond. Pour d’autres, ce n’est qu’une « doctrine ». Vide. o ■ JSF
Source de vidéo : La Provence.












L ‘exhortation de JSF, la fête des Gardians me font suggérer aux plus jeunes une lecture : La bête du Vaccarès de Joseph d’Arbaud. Une histoire prenante, écrite dans un provençal plus simple que celui de Mistral. Le provençal d’Arles et de la Camargue, justement ! Grasset propose une édition bilingue, la traduction de l’auteur en regard de chaque page.
Far mèffi ! Un récent tirage, dans la collection « rouge » a été complètement raté La pagination est fautive, la traduction décalée et la reliure se défeuille à la première lecture.