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Abel Quentin : « Avec l’IA, Sam Altman se contrefiche de notre destin collectif, il s’en amuse de façon perverse ». Un débat existentiel ultime !

samedi 9 mai 2026samedi 9 mai 2026 sur JSF
Sam Altman

Entretien Par Eugénie Boilait.

Ce Grand Entretien paraît aujourd’hui dans Le Figaro et son sujet est ardu ; sa lecture se doit d’être attentive. Nous nous garderons d’y ajouter de longues considérations. Abel Quentin se réfère en premier lieu à Georges Bernanos et, à plusieurs reprises, à Jacques Ellul. Nous leur adjoindrions volontiers Gustave Thibon et Simone Weil. La modernité ayant rejeté l’organicité des sociétés traditionnelles, l’enracinement qui les constituait, les hiérarchies qui les structuraient et, d’un autre côté, toute référence à la transcendance qui, autrefois, les unissait — le tout consacrant l’avènement des masses —, les conditions étaient ainsi réunies, nous semble-t-il, pour que surgisse le genre de phénomène objet de cet entretien et, surtout, sa prégnance sans égale sur nos sociétés, collectivement et personnellement. La question nous paraît donc relever, en définitive, au sens le plus noble, de l’ordre du politique. De l’ordre de la Cité.— JSF

GRAND ENTRETIEN – Dans Sanctuaires, un pamphlet habité et réjouissant, l’écrivain évoque point par point les risques que fait encourir l’intelligence artificielle à notre monde. Face au discours de l’inéluctable, il propose d’allumer un contre-feu pour préserver notre humanité.

Abel Quentin, écrivain et avocat. (F. Clairefond)

LE FIGARO – Votre ouvrage, animé par la « colère », est un pamphlet drôle et pour le moins nerveux contre l’IA générative . Il prend notamment la forme d’un échange avec Michel Super, fervent défenseur fictif de cet outil. Pourquoi cette forme si particulière ? Êtes-vous un « forcené » de la lutte contre l’IA ?

ABEL QUENTIN – Je souhaitais que ce livre soit, dans sa forme même, une réponse à la parole morte des robots. D’où un livre fragmentaire, offensif. Je m’inspire de la veine pamphlétaire de Bernanos, l’écrivain des grosses et saines colères. Au départ, je souhaitais écrire un petit livre en format « tract » de 40 pages mais j’ai été frappé d’incontinence littéraire. (Rire.) Elle était favorisée par le dispositif, parfois proche du recueil d’aphorismes, qui permet d’accumuler les observations. La colère que j’exprime ne vise pas la technologie elle-même, ce qui n’aurait pas tellement de sens, mais les poncifs débités par les chiens de Pavlov, les injonctions autoritaires de la tech, la soumission. Forcené dans la manière, sans doute. Mais ce n’est pas un cri pour le cri, un donquichottisme. J’ai écrit le livre pour poser la question : que faire ?

C’est un cri d’abord contre les géants de la tech. Ces derniers doivent-ils avoir un discours moral sur le monde qu’ils façonnent avec leurs innovations ?

Le fait est qu’ils sont totalement irresponsables et, pour la plupart, ne s’en cachent pas. Je ne sais pas si une autre technologie a façonné aussi rapidement notre mode de vie. Il est souvent question du projet anti-humain et dystopique des personnages les plus sulfureux de la Silicon Valley, de Curtis Yarvin à Peter Thiel. Nous parlons moins du vide et de la nonchalance de certains autres, comme Sam Altman, le pédégé d’OpenAI. La publication récente, par cette entreprise, d’une sorte de programme pour l’humanité est une farce hypocrite. Rappelons que cette industrie prospère sur un crime originel, qui est un pillage massif d’œuvres et de données. La vérité est que Sam Altman se contrefiche de notre destin collectif : il s’en amuse presque de façon perverse ou enfantine, en expliquant qu’il ne sait pas vers où l’on va, et que cela va être intéressant à observer. Je cite une interview où cet homme, qui revendique occuper « le job de plus important de l’histoire », manifeste un détachement inouï par rapport au drame dont il est un des acteurs principaux. Il faut rappeler, à chaque fois qu’on en a l’occasion, leur irresponsabilité mais aussi celle de certains scientifiques, les interpeller sans relâche. N’est pas Oppenheimer qui veut…

L’IA est accompagnée d’un « non-récit », dites-vous, car elle ne fait l’objet d’aucun débat politique ou intellectuel. S’impose-t-elle silencieusement ?

J’évoque une absence de débat politique, surtout. À partir du moment où il est martelé partout qu’un phénomène est inéluctable, la tentation est grande de suspendre notre jugement critique, et de nous en remettre aux paroles lénifiantes des experts. Le déni fait son lit de ce sentiment d’impuissance : il est en effet désespérant de porter un regard lucide sur un phénomène dont on pense qu’il ne peut être modifié. Or, le discours sur l’inéluctabilité est tout sauf neutre. Il sert les intérêts de la tech. Il démobilise. Il tue, dans l’œuf, le sursaut citoyen. Ce, alors qu’une défiance très importante accompagne l’adoption massive de cette technologique. L’adoption ne vaut pas adhésion : d’après le baromètre du numérique publié récemment, seuls 44 % des Français estiment que l’IA générative aura un effet positif sur la vie quotidienne dans les vingt prochaines années ! Une autre explication de ce glissement silencieux est cette idée fausse selon laquelle la technique ne serait pas un objet politique. Depuis plus d’un demi-siècle, la pensée technocritique – nourrie par Jacques Ellul, Ivan Illich et d’autres – n’a eu de cesse de rappeler que la technologie est un fait social et politique. Ellul parle d’ailleurs du « critère du dernier ressort » : au fond, la « technique » redessine le visage de nos sociétés de façon plus déterminante que les politiques publiques. C’est une sorte de révolution mentale que chacun peut faire : regarder l’objet technique comme un objet politique, dont la place, et non les seules conditions d’utilisation, doit faire l’objet d’une délibération collective.

Vous pointez du doigt la culture de l’accélération, à la source de nos problèmes : en quoi est-elle par nature problématique ?

Ce culte de l’accélération est le soubassement intellectuel de nombreux discours pro-tech : si l’on creuse un peu, on s’aperçoit qu’au fond elle est l’obsession véritable. C’est une course aveugle, sans but. Chez Peter Thiel, par exemple, les élucubrations eschatologiques dissimulent la peur obsessionnelle de la stagnation, il s’agit presque d’un vertige physique chez lui. Il déplore que, depuis 1970, nous n’ayons pas eu de véritable aventure technologique comme l’homme qui a marché sur la Lune. Pour prospérer, l’accélérationnisme nous dépossède de notre propre destin, et diabolise ou caricature toute velléité de débat véritable. Il est profondément antidémocratique.

Il ne faut pas être naïfs : si l’on crée des IA incitant moins à la paresse, ces dernières ne seront pas choisies par l’utilisateur

L’IA serait parfaitement neutre et son bon ou son mauvais usage dépendrait de celui qui l’utilise. Pourquoi affirmez-vous le contraire ?

La neutralité a été mise en pièces par le philosophe Jacques Ellul, dès les années 1950. Il ne dit pas que la technologie est intégralement mauvaise. Il démontre qu’elle n’est pas neutre, au sens où elle serait « ni bonne ni mauvaise ». Elle est « bonne et mauvaise ». Il est illusoire d’imaginer que l’on pourrait supprimer totalement ses effets délétères : nous avons un exemple dans l’histoire récente avec les réseaux sociaux. La prolifération des réseaux sociaux a forgé une nouvelle société, un nouveau mode de relation, et entraîné une intoxication massive. Je ne crois pas aux IA génératives en LLM (« large language models », NDLR) décapées de leurs effets destructeurs et c’est pour cela que je pose la question de l’accès, et pas seulement de l’usage. Il ne faut pas être naïfs : si l’on crée des IA incitant moins à la paresse, ces dernières ne seront pas choisies par l’utilisateur. Par exemple, l’essayiste Marion Carré appelle au développement des IA socratiques qui proposeraient plusieurs réponses pour obliger l’internaute à s’engager cognitivement dans la discussion, à faire des choix – mais elle reconnaît dans le même temps, étude à l’appui, que l’usager préférera presque toujours un modèle d’IA générative classique, qui encourage à la sous-traitance maximale.

Les jeunes risquent d’être les grands perdants de cette affaire…

Oui. Pour nous, qui avons grandi dans un monde sans IA générative, elle ne sera jamais totalement comme l’air que l’on respire. Le souvenir de la vie d’avant, même s’il va aller s’amenuisant, ne pourra jamais être détruit, et crée, de facto, une légère distance, ou du moins les conditions d’une distance critique. C’est l’idée qu’elle est un moment historique. En revanche, l’enfant né dans ce monde-là sera plus démuni pour aiguiser son esprit critique face à la machine. D’où mon idée de sanctuaires, où l’homme et la femme échappent au langage trompeur et désincarné des chatbots. La liberté, l’esprit de fronde, la création et la convivialité ne se défendront pas tous seuls. Bien entendu, je ne nie pas que les bénéfices des IA génératives sont réels. Je ne parle pas des prouesses qui lui sont abusivement attribuées dans le domaine de la recherche médicale, alors qu’elles sont largement le fait d’IA dites « étroites », configurées pour accomplir des tâches spécifiques. Je parle, par exemple, de son usage pour accomplir des tâches administratives. Je ne vais pas, par goût de la controverse, vanter le charme d’un formulaire Cerfa. J’ai une vraie phobie administrative et j’ai parfaitement conscience du temps que je pourrais gagner si j’utilisais l’IA. Je considère toutefois que cette technologie, en tant que fait social et politique, est un bloc insécable : en clair, je ne peux pas détacher mon expérience individuelle du devenir collectif. Or ce dernier est menacé directement par les chatbots. Les gains sont essentiellement des gains de confort, et non de compétitivité, puisque les études montrent que cette technologie est majoritairement utilisée dans la vie personnelle des usagers. Ils ne font pas le poids face à la régression, d’ordre civilisationnelle. Je plaide donc pour le boycott.

Mais en quoi déléguer des tâches est-il mal en soi ?

Je me réfère, par exemple, à l’étude du MIT Lab de juillet 2025. Des chercheurs ont demandé à des gens de rédiger une dissertation, selon trois méthodes différentes : un premier groupe a pu s’aider de l’IA, un autre s’aidait d’un moteur de recherche classique, quand le dernier groupe n’avait ni l’un ni l’autre. Grâce à des capteurs, les chercheurs ont constaté que le premier groupe présentait la plus faible activité neuronale. Plus inquiétant encore, lorsqu’on a demandé à ces derniers de revenir à la feuille de papier, ils ont perdu en connectivité neuronale : c’est la fameuse « dette cognitive ». Croit-on un seul instant qu’un usage « responsable », comme le recours au chatbot pour faire une recherche spécifique, va dominer ? Bien sûr que non. Je cite aussi une étude américaine de la Harvard Business Review, qui a étudié les usages de l’IAG par les Américains sur deux ans, et montre la progression spectaculaire des usages les plus régressifs (parler avec une personne décédée ou utiliser l’IA comme un confident quotidien) et le déclin des usages qui ne le sont pas.

Le discours évangéliste sur l’IA prend toujours comme postulat un homme parfaitement rationnel, un Homo numericus qui tire le meilleur de la machine. Moi, j’essaie d’être réaliste. Bernanos, dans La Liberté, pour quoi faire ?, dit que l’optimisme est « une forme sournoise de l’égoïsme, car il permet de se désolidariser du malheur d’autrui ». Évidemment, les enfants de CSP+ seront en moyenne éduqués à résister un peu mieux à l’aliénation par la machine, et donc moins exposés. L’IA générative est un amplificateur d’inégalités colossal.

Vous parlez des « mauvais usages », notamment de ceux qui concernent la « quête de sens » de certains internautes. Ces recherches répondent-elles à un vide civilisationnel ?

L’inquiétude et la soif métaphysique singularisent notre espèce. À écouter le discours des cyborgs techno-béats, il est indifférent que cette soif soit étanchée par la parole humaine ou un robot. C’est nier les richesses cachées et souterraines de la parole humaine, qui ne se résume pas à un échange d’information. Le monde que dessine cette ultime délégation est un monde de solitude et de désolation. Il faut le combattre.

En Europe, progressistes et libéraux n’ont pas fait le deuil des promesses émancipatrices de la tech, qui ont pourtant été trahies depuis plus de trente ans

Face à l’omniprésence des technologies dans nos vies, doit-on favoriser le « rien » dont nous parlions tout à l’heure ? Est-ce cela, les « sanctuaires » ?

Ce « rien », c’est tout. Il y a une phrase que j’ai beaucoup entendue au moment des débats sur l’interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes : « On peut les supprimer, mais il faut les remplacer par quelque chose. » Cette idée est étonnante. Comme si la technologie détruisait le souvenir de ce qu’elle avait remplacé. L’absence de technologie n’est pas le vide. Si un reflux numérique avait lieu, le « vide » serait naturellement comblé par le pépiement humain, le silence fécond, l’imagination, le fantasme – qui sont propices à la création, à l’émancipation et à la liberté.

Vous soulevez un paradoxe entre le combat des géants de la tech pour la liberté absolue sur les réseaux et la manière dont leur technologie font disparaître notre propre liberté. Comment expliquer cela ?

L’homme épris de liberté est devant un choix impossible : il doit trahir la liberté ou l’esprit de la liberté. C’est un arbitrage difficile, mais l’époque ne lui laisse pas tellement le choix. Tous les pro-tech, de JD Vance à Marc Andreessen, se réclament de la liberté, mais de quelle liberté parlent-ils ? Une liberté au nom de laquelle sont déployés des outils d’aliénation et de manipulation de masse. Ils en appellent à elle pour doucher la moindre velléité de régulation : pensons au PDG de Telegram, Pavel Dourov, qui accusait la France de vouloir mettre en place un « goulag numérique ». En Europe, progressistes et libéraux n’ont pas fait le deuil des promesses émancipatrices de la tech, qui ont pourtant été trahies depuis plus de trente ans. Personnellement, je crois que l’esprit de la liberté doit l’emporter sur une vision décharnée et formelle de la liberté. Arbitrer en ce sens, c’est accepter de mettre en débat l’accès aux IA génératives. Faut-il réguler cet accès ? Je le pense.

« Ce n’est pas si compliqué, nous sommes des hommes », répondez-vous dans votre ouvrage à une personne fictive qui défendrait un auteur utilisant l’IA. Pourquoi ce cri du cœur ?

Cela dit le sentiment de révolte face aux arguties des esprits retors qui tronquent le sens des mots pour pousser leurs intérêts, et faire triompher leurs visions sordides. On peut avoir la tentation d’arrêter la discussion, en poussant un cri primal. (Rire.) Mais précisément, j’écris un livre car on ne peut s’en tenir à un cri. Il faut convaincre. On donne beaucoup la parole à des gens qui sont parties prenantes de ces industries, des gens qui ont un agenda et que l’on traite avec beaucoup de déférence, comme s’ils étaient de braves experts ayant soif de nous éclairer. À l’aune de l’urgence, mon propos n’est pas radical : il est même mesuré. C’est un propos de légitime défense, au sens que l’on donne, en droit pénal, à cette notion : une riposte proportionnée à un danger immédiat. La radicalité est celle de Peter Thiel, d’Elon Musk et de leurs comparses.  ■

Eugénie Boilait

Sanctuaires. Résister à l’invasion de l’IA générative, d’Abel Quentin, Éditions de l’Observatoire, 368 p., 22 €. Editions de L’Observatoire

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3 commentaires pour “Abel Quentin : « Avec l’IA, Sam Altman se contrefiche de notre destin collectif, il s’en amuse de façon perverse ». Un débat existentiel ultime !”

  1. Bruno Lafeuille
    samedi 9 mai 2026 at 14 h 36 min | Répondre

    Maxime Fournes ancien ingénieur en intelligence artificielle a créé bénévolement « Pause IA » branche française et ensuit pris la direction de « Pause IA globale ». Il tire la sonnette d’alarme: selon une partie des experts du secteur, il existerait jusqu’à 10 à 30 % de risque d’extinction humaine si le développement de l’IA continue sans contrôle . Entre course mondiale incontrôlable, systèmes déjà jugés “trop dangereux pour être publiés” et incapacité actuelle à garantir leur sécurité, l’humanité pourrait être beaucoup plus proche qu’on ne le pense d’un basculement majeur.
    Peut-on encore reprendre le contrôle ? Ou sommes-nous déjà allés trop loin ? L’IA MENACE L’EXISTENCE HUMAINE – Maxime Fournes https://www.youtube.com/watch?v=79FpTKN4wpw

  2. Paul Pontenuovo
    dimanche 10 mai 2026 at 8 h 56 min | Répondre

    Article intéressant mais un tantinet « millénariste ».

  3. Marc Vergier
    dimanche 10 mai 2026 at 9 h 37 min | Répondre

    Réflexions bienvenues, essentielles. Il y manque un volet tout aussi important. Qui paye ? Si ce n’est pas l’usager, c’est la mal nommée « publicité » (en bon français, la réclame, le pilonnage commercial, l’assoiffage, la mise en appétit, la machine à frustrer, à créer l’envi, mais aussi la soumission…). Déjà omniprésente, insidieuse, jusqu’à aveugler ses ouailles quant à son impérialisme. son emprise sur les esprits. L’IA sur simple clic, c’est comme les journaux gratuits, les chaînes de télévision gratuites, les réseaux sociaux, un démarchage de plus, un racolage trompeur pour vendre de la « pub » aux annonceurs et de l’illusion aux usagers . On dissimule cette aliénation progressive en mettant en avant les quelques bonnes émissions, les quelques réels bienfaits. Aux conformismes divers, l’IA gratuite ajoutera une nouvelle « couche » de paresse et d’irréflexion contre laquelle les jeunes esprits, en particulier, sont mal protégés.

    Joueur d’échecs très moyen, une image me vient. Que me chaut que « Deep Blue » ait battu les meilleurs il y a une vingtaine d’années (l’IA « étroite » n’est pas née hier) si je perds le plaisir de mesurer mes calculs à l’aune de ceux d’un ami. Et le présent commentaire, ne devrait-je pas plutôt le confier à Grock ?

    Qui payera , en effet ? car le coût des usines à IA nous est annoncé chaque jour plus gigantesque. Quant aux dégâts ?

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Quatre livres fondamentaux de Charles Maurras réédités par B2M, Belle-de-Mai éditions

Enquête sur la monarchie. (Édition de 1925), 39 €, 836 p.

Le manifeste royaliste en ouverture du XXe siècle ! (Parution courant 1900). Maurras y pose la célèbre question : « Oui ou non, l’instauration d’une monarchie héréditaire, antiparlementaire traditionnelle et décentralisée est-elle de salut public ? » !   

L’Avenir de l’intelligence, 25 €, 244 p.

Une étude de l’histoire politique et intellectuelle du XVIe au XXe siècle, où Maurras à montre comment les intellectuels et artistes attachés à produire des œuvres de l’esprit sont passés « de l’autorité des princes de notre Sang sous celle des marchands d’Or », les immenses fortunes industrielles et bancaires qui limitent la liberté de l’esprit. Maurras en appelle à une alliance entre les intellectuels et le patriotisme des Français pour renverser cette mécanique.

Kiel et Tanger, 29 €, 428 p.

Maurras y constate la tragique infériorité du régime républicain en matière de politique internationale, spécialement face à la menace allemande de l’époque. Prévoyant la guerre à venir il conclut à la nécessité de remettre un roi à la tête du pays. Prolongeant le réalisme de la pratique capétienne des relations internationales, ancêtre de la pensée géostratégique française.

La Démocratie religieuse, 31 €, 620 p.

Parution en 1921, compilant trois textes préalablement écrits par Charles Maurras : Le Dilemme de Marc Sangnier (1906) – – La politique religieuse (1912) – – L’Action française et la religion catholique (1914). Cet ouvrage voit dans la démocratie une religion nouvelle qui vide le politique de sa puissance.

Et aussi…


Henri Massis, Georges Bernanos, Maurras et l’Action française, présentation de Gérard Pol, 18 €, 104 p.

Léon Bloy, Le salut par les juifs, avant-propos de Laurent James, 20 €, 156 p.

Commandes et renseignements : B2M, Belle-de-Mai éditions – commande.b2m_edition@laposte.net

* Frais de port inclus

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