
Vidéo courte : 2,35 minutes
Marcel Mouloudji était clairement un homme de gauche.
Fils d’un ouvrier kabyle militant communiste, il fréquente très jeune les milieux ouvriers et ceux du Front populaire.
Il est ensuite proche du Parti communiste français, tout en développant des convictions pacifistes et antimilitaristes.
En 1954, son interprétation du Déserteur de Boris Vian, en pleine guerre d’Indochine, devient emblématique de cet engagement.
Avec le temps, Mouloudji s’éloigne du communisme orthodoxe et se rapproche d’une gauche libertaire et anarchisante.
En Mai 68, il chante dans les universités et les usines en grève.
Il soutient également l’objection de conscience et diverses causes de gauche.
En 1974, il apporte son soutien à François Mitterrand à l’élection présidentielle.
Son parcours peut donc se résumer ainsi : gauche populaire et communiste, puis gauche libertaire, avec un engagement constant en faveur du pacifisme.
Au cours d’une émission de télévision de Jacques Chancel, celui-ci avait fait écouter à ses invités une interview de Gustave Thibon. Mouloudji avait alors réagi en disant : « Ah ! Si c’est ça, la philosophie et la Tradition, alors d’accord ! » o ■











