
En 1948, André Malraux ne célèbre pas une civilisation disparue : il appelle à défendre une civilisation menacée.
Pour mesurer ce que l’Europe représente, il invite à l’imaginer morte — Florence et Paris devenus des lieux sacrés dont les hommes auraient perdu la réalité vivante.
Cette mort supposée révèle, par contraste, la valeur de ce qui existe encore et pourrait être perdu.
Près de quatre-vingts ans plus tard, son avertissement conserve une saisissante actualité : une civilisation peut mourir de son avilissement, de sa dénaturation ou, à l’âge nucléaire, de mort violente déclenchée par la folie de quelques-uns. — JSF











