
« Quand donc la France saura-t-elle trouver le courage de se séparer de la République, perverse narcissique acharnée à la circonvenir, l’amoindrir, l’appauvrir, l’abêtir ? »
Par Richard de Seze.
Il est des couples heureux, des couples mal assortis et des couples maudits, où les conjoints s’entraînent mutuellement dans le malheur ; il est des couples navrants, où l’un maltraite l’autre, le tient sous sa coupe, va jusqu’aux insultes et aux coups sans que l’autre, abruti et terrifié, ne songe à partir.

La République martyrise ainsi la France. Ses institutions sont contraires au bien commun : il n’est que de voir les dernières lois dont on nous vante les mérites ! Son administration ne rêve plus que de contrôle et non de conduite des affaires de l’État. Son personnel politique, sécrété, élevé et choyé par ses soins, est pour moitié constitué de canailles, pour moitié de crétins.
Quand donc la France saura-t-elle trouver le courage de se séparer de la République, perverse narcissique acharnée à la circonvenir, l’amoindrir, l’appauvrir, l’abêtir ? Quand donc les Français se réveilleront-ils ? Les voilà embarqués malgré eux dans un bateau ivre dont le capitaine n’a de cesse que de l’échouer en choisissant le pire des rivages et en jetant les vivres à l’eau sous prétexte d’arriver à bon port.
On peut espérer que la personne de Macron, détestée en France, moquée à l’étranger, finira par rendre à la France le service auquel personne ne songeait qu’un président puisse contribuer : faire détester la République aux Français, et tout ce grand appareil constitutionnel qui n’est plus qu’un carcan de règles que ne vivifie aucun esprit public.o ■o RICHARD DE SEZE
Article précédemment paru dans Politique magazine.














Un de mes adages favoris: « le diable porte pierre au Royaume des cieux »
Puisse Macron être le dernier président de la Vème république et celle-ci la dernière!
Que la France ait pu survivre tout ce temps est un miracle divin.
La Boëtie nous dit que la servitude est volontaire.
Comme il a raison puisque nous nous soumettons à la république , celle qui a décapité à tout va, celle qui a détruit la Vendée, celle qui n’a fait que des guerres depuis deux siècles . L’image du couple est bien , qui accepte y consent. L’homme se soumet toujours à une connaissance qu’il raisonne pour avoir de l’esprit, on l’appelle démocratie. Cette fois nous sommes dévoyés par les fausses informations acquises dès notre tendre jeunesse , mensonges républicains qui nous conduisent à accepter la soumission volontaire. Car c’est bien nous qui avons l’entière responsabilité de la situation. Il fait la guerre ou il ne fait pas la guerre aux cotés des Américains et d’Israël , il envoie des bateaux pourquoi? Nous laissons faire, nous regardons les images télévisées, en réalité nous acceptons…
Si nous sommes dominés c’est que nous acceptons de l’être. Attendre encore et encore dans le mensonge, que la dite république s’en ira ou changera de manière de faire , c’est se maintenir volontairement dans la victimisation. Dans un couple mal informé le véritable maître c’est moi. A chacun de se prendre en charge.
Il est facile de démontrer que remettre un roi serait bénéfique pour la France, mais le serait il pour les Français, les ouvriers, les agriculteurs (puisqu’il n’y a plus de paysans), etc. Qui va le faire? De l’information précise viendra le consentement de tous.
En effet nous seront toujours dominés , c’est à nous de choisir le dominant. Ceci passe par le consentement au Dieu des Juifs en passant par jésus Christ ,dans le respect des autres dieux mais mis en dehors de la France.
Bravo Richard de Seze, je suis de tout coeur d’accord avec vous !
J’exècre aussi cette ripoublique.
Je me joins aux bravos qui précèdent. C’est ainsi qu’il faut pratiquer le royalisme, pas seulement en reprenant mécaniquement de vieilles formules du ou des siècles passés. Elles ont leurs mérites. Mais ce qui convient, ce qui convainc, c’est le réalisme reformulé, la spontanéité des idées, une expression adaptée – mais pas soumise – au meilleur des aspirations, des gens. Faute de quoi quand on écrit, on n’ est pas lu, et quand on organise une manifestation, un évènement, il n’y a personne. Il ne faut pas s’en plaindre. Ni s’en étonner.
Quelqu’un aurait dû relire la phrase « tout ce grand appareil constitutionnel qui n’est plus qu’un carcan de règles que ne vivifient aucun esprit public. »
Faut-il comprendre « qui ne vivifient »ou bien « que ne vivifie » ?
Attention ! l’accord du verbe avec le complément plutôt que le sujet est un virus devenu très contagieux.
Marc Vergier a évidemment tout à fait raison. Merci d’avoir signalé la faute initiale et le défaut de vérification de JSF.
Toutes ces années de propagande et d’une Histoire faussée sont ancrées dans l’esprit des écoliers devenus des citoyens. Rien que le sempiternel « vive la République qui arrive en premier devant « vive la France » est tout un symbole qui clôt les discours. Nous sommes les enfants de cette rèvolution sanguinaire incapables que nous sommes de faire des révolutions de velours. Cinq républiques et après?
On n’a pas fini de payer.
Merci, nous sommes tous d’accord avec le constat lucide et amusé de Richard de Seze sur la perversité du système qui perdure à travers notre président, comme nous rejoignons le diagnostic de Nikola Mirkovic sur notre refus de nous mobiliser et ainsi de subir une situation qui s’aggrave : notre pays mis à la découpe, élites technocratiques plus préoccupées de leur survie que celle de pays dont elles ont en principe la charge( ne parlons pas des lois sociétales initiées par des lobbies protégés qui achèvent de nous mettre en désarroi !). Finalement notre pays, la France reléguée à la périphérie de son histoire, comme l’analyse finement Christophe Guilly. .
De manière générale c’est la soumission de nos élites politiques et parfois spirituelles à tout e qui défait notre pays et menace ses intérêts vitaux. L’analyse répétée de l’asservissement de nos concitoyens à un pouvoir, qui comme dans le Grand Inquisiteur, confisque notre liberté ( de notre liberté abandonnée par nous) suffit-elle ? Je pense à Nilo Mirkovic qui pointe avec justesse notre manque de courage.
Me revient en mémoire (certes dans de toutes autres circonstances) le cri du cœur poussé par Hans Scholll en juin 1942, quand discutant avec des amis choisis, tous d’accord sur le constat suivant : l’horreur du régime vouant leur pays à la mort à la catastrophe pour tous. C’est alors que Hans Scholl s’écrie :
« Allons- nous faire un colloque sur la Égée s’exclame-t-il avec ironie ? Ou devons- nous faire tout de suite quelque chose », répète-t-il avec insistance à son auditoire. » Oui, il faut faire quelque chose reprit un professeur. Lui, sa sœur et leurs amis ont pris tous les risques, et leur action ne fut pas dérisoire, car elle a laissé une trace indélébile dans les mémoires. Réveiller les consciences, c’est réveiller notre liberté et notre vocation à agir.
Comme le dit aussi Nicola Mirkovic nous pouvons aussi prendre exemple d’un étranger, sur Soljenitsyne et sa leçon de courage (éclairée) à …Harward. C’est bien la base de toute action. Cela ne signifie pas prendre des risques inutiles, voire inconsidérés, mais là où nous sommes, nous devons donner l’exemple et le rendre contagieux. On sent chez PYR une grande soif d’un pouvoir enfin incarné, évidemment légitime, qui s‘assume. A nous de le nourrir par notre réflexion certes, mais aussi par notre engagement, donc d’en assumer les risques : vivre enfin notre histoire, et non la fuir.