
Par La rédaction de Front Populaire.
Sur l’européisme de nature idéologique et sectaire de Nathalie Loiseau, on savait déjà à quoi s’en tenir. Sur son « macronisme », et sur sa servilité face aux courants dominants à Bruxelles, aussi. Cet article — du 28 avril — nous renseigne sur le constat qu’elle fait de la mort, au moins cérébrale, du SCAF. Dérisoirement, elle en accuse Jordan Bardella.
Cette femme politique, si l’on veut, plutôt bureaucrate, ne sait pas que, fût-ce pour un bien ou, parfois, pour un mal, ce sont les intérêts nationaux qui dominent, aujourd’hui comme hier, et sans doute pour longtemps. L’Allemagne poursuit les siens avec l’énergie qui lui est propre. Ce n’est pas à elle qu’il faut le reprocher, mais à nos dirigeants, incapables d’en faire autant pour le compte de la France. — Je Suis Français.
ARTICLE. Elle a osé. L’eurodéputée Nathalie Loiseau accuse Jordan Bardella d’être indirectement responsable de « la mort cérébrale » du SCAF… parce qu’il a déclaré vouloir s’attaquer à « l’influence allemande » sur Bruxelles. Cela sans dire un mot sur le conflit industriel et la lâcheté coupable de l’Élysée face aux exigences de Berlin.
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Dans le monde enchanté de Nathalie Loiseau, l’Union européenne est une sorte de joyeuse coopérative composée de partenaires bienveillants et désintéressés. Le tout dans une paisible harmonie, que viendrait perturber Jordan Bardella en grimpant dangereusement dans les sondages à l’approche de 2027. Preuve en est : l’un des derniers posts X de l’eurodéputée Renew publié ce lundi 27 avril : « Ne vous demandez pas pourquoi le SCAF [système de combat aérien du futur, NDLR] est en état de mort cérébrale, quand toute l’Europe redoute la possible arrivée d’un démolisseur à la tête de la France », a réagi Nathalie Loiseau, en réponse à un article de Politico sur le « bras de fer sur l’influence allemande au sein de l’UE » promis par Jordan Bardella si son parti arrivait au pouvoir à la prochaine élection présidentielle. Jordan Bardella a tué le SCAF. il faut se pincer pour y croire.
Vous avez dit intérêts nationaux ?
Dans un entretien au Journal du dimanche, le président du Rassemblement national (RN) a déclaré qu’il comptait rompre avec le choix des trois derniers présidents français d’effectuer leur premier voyage officiel en Allemagne : « Notre premier déplacement sera à Bruxelles, et nous irons y défendre les intérêts de notre pays pour retrouver des avantages comparatifs dont d’autres pays européens profitent déjà », a déclaré Bardella à l’hebdomadaire, accusant Bruxelles d’avoir « fait de la France sa variable d’ajustement commerciale pour satisfaire les intérêts allemands ».
Mais le sujet de la surreprésentation des intérêts allemands à la Commission européenne – notamment à travers sa présidente, Ursula von der Leyen – ne semble pas beaucoup intéresser Nathalie Loiseau. Elle accuse même dans son post Jordan Bardella de vouloir « s’en prendre à “l’influence allemande” » – on notera la naïveté assumée dans le choix des guillemets. L’ancienne ministre chargée des Affaires européennes préfère se persuader que le SCAF patinerait… car l’Europe redouterait l’arrivée au pouvoir du RN.
La réalité est tout autre, et bien moins reluisante pour la majorité présidentielle – à laquelle Loiseau a appartenu pendant cinq ans, avant de déserter pour le parti d’Édouard Philippe en 2021. Si le programme est au point mort, c’est en raison d’un conflit industriel entre le français Dassault Aviation, qui réclame la gouvernance du NGF – l’avion de chasse nouvelle génération, pièce centrale du SCAF, est censé remplacer le Rafale et l’eurofighter – et la branche allemande d’Airbus, qui conteste le leadership français.
Macron y croit encore
Au moment de l’accord initial conclu entre Emmanuel Macron et Angela Merkel en 2017, Paris et Berlin s’étaient mis d’accord sur le principe du « meilleur athlète ». Il était donc logique que Dassault, seule entreprise européenne à maîtriser la quasi intégralité de la chaîne de conception, production et maintenance d’un avion de chasse, prenne la main. Ce qui n’a bien évidemment pas plu à Berlin. Ajoutez à cela un appétit allemand pour la propriété intellectuelle de l’avionneur français et des intérêts stratégiques nationaux diamétralement opposés : la France veut un avion léger et polyvalent qui peut porter la bombe nucléaire et se poser sur son porte-avions. L’Allemagne, encore sous parapluie nucléaire américain, veut un avion plus proche du F-35, meilleur en combat à longue distance.
Mais il faut croire que les intérêts nationaux n’intéressent pas Nathalie Loiseau. L’idée que Berlin puisse faire marcher Bruxelles à son diapason pour marcher sur les intérêts français ne semble pas même pouvoir traverser son esprit. Pas plus que celui des dirigeants français, qui ont préféré laisser le patron de Dassault Aviation, Éric Trappier, partir au front tout seul face à Berlin. Que Nathalie Loiseau se rassure : Emmanuel Macron est encore persuadé que le SCAF n’est « pas du tout » mort. À l’issue d’une rencontre avec le chancelier allemand, Friedrich Merz, le président français a assuré avoir, avec son homologue, missionné leurs ministères de la défense respectifs de travailler de concert sur « plusieurs axes, sur différents sujets, pas simplement l’avion de combat du futur, mais différents leviers de coopération entre nos deux pays ». Et de conclure : « On continue d’avancer. L’Europe n’a jamais autant eu besoin d’unité, de plus d’indépendance, de plus de souveraineté. » L’Allemagne peut continuer de dormir tranquille. Le réveil français, en revanche, sera brutal. o ■o F.P.
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