
Par Renaud Camus.
Il est bien possible — nous l’avons déjà écrit — que, comme le pense et le dit Alain Finkielkraut, Renaud Camus abuse des mots et des concepts qu’il a lui-même forgés. Mais un usage jugé trop fréquent ne les prive pas de leur pertinence de fond. À la lecture de ces lignes radicales et fortes, peut-être excessives, un grand fond de vérité glaçante se révèle et appelle au réveil, à la réaction qui sauve. — Je suis Français.

Pour les médias égoutcentral, et comme d’habitude, la nuit de destructions, de tirs de mortier et de pillages, c’est comme s’il ne s’était rien passé. Certains vont même jusqu’à parler d’une “nuit de liesse”, sic. Tout juste s’ils consentent, en fin d’article et de reportage, à concéder que la joie a été légèrement ternie par ses propres excès, et par la surexcitation bien explicable des “supporters”.
Donc, d’un côté, la joie, la liesse, même (on se croirait chez Patrice de La Tour du Pin, tant c’est poétique), et, en face, quelques débordements fâcheux, en fait un chaos sans nom, le déchaînement haineux de l’occupant colonial, la mise à sac de plusieurs villes, un chambard éhonté qui pour la presse libre d’un pays libre, libre de toute colonisation imposée, serait un événement capital et sinistre.

Mais en fait on se demande ce qui est le plus sinistre, de cette chienlit meurtrière ou de cette joie supposée. Joie de quoi, pour l’amour du ciel ? Une équipe de ruineux mercenaires de toute origine entraînée dans une langue étrangère par un entraîneur étranger encore plus coûteux, “propriété”, sur le mode esclavagiste mais soumis à forte inflation, d’un pays lui-même étranger, remporte, au sein d’un prétendu “sport” ravagé jusqu’à la moelle par la corruption financière et par la corruption publicitaire, un match contre une autre équipe d’un pays lui-même remplacé, et celle-ci la propriété d’autres étrangers à ce pays-là : et les indigènes du premier de ces pays livrés se réjouissent ou devraient se réjouir, de leur “victoire”, comme s’ils avaient quelque chose à voir là-dedans ?
Certes il y a dans l’appellation de l’équipe gagnante le nom de leur ancienne capitale, Paris. Mais c’est pousser loin l’hermogénisme ou le nominalisme que de voir là un motif de réjouissance, surtout quand ladite capitale est saccagée par les jeunesses occupantes, qui, elles — éternelle revanche de Cratyle et de l’appartenance —, célèbrent sans doute à leur façon bizarre, mais logique, leur communauté de race et de religion (or c’est à peu près la même chose) avec les heureux propriétaires des gladiateurs couronnés. o■o RENAUD CAMUS
24 mai 2026












Les chaines de télégouts on consulté deux émeutiers, un groupe de « jeunes » disant qu’ils n’avaient rien fait de mal, tirant les mortiers vers le ciel en évitant les immeubles( ce que ne montrent pas les vidéos) et certes les mortiers sont inter dits mais il faut bien faire la fête, « on est jeune »
L’autre , père non issu de l’immigration( ils ont réussi à en trouver un), disant que son fils condamné est un bon garçon, père famille lui-même et n’aurai jamais attaqué les forces de l’ordre! « qu’allait il faire dans cette galère » aurait dit Molière. Naturellement ces braves gens ne comprennent pas les condamnations, dont les peines ne seront probablement pas effectuées car limitées à « 6 mois fermes sous bracelet électronique, ce qui équivaut à un badge d’honneur chez les racailles »
Intéressant cependant le fait que le français qui ne sont pas dupes réclamant maintenant que les casseurs, ou leurs familles, paient les dégâts.