
Par Jean de Maistre.
Lecteur de Réflexions sur la liberté de pensée, par Pierre de Meuse*, Jean de Maistre nous propose ici une citation — qui étonnera certains — et pose une question cruellement actuelle. On aura profit à le lire. — JSF

Ces pertinents propos sur les limitations de la liberté d’expression en Europe m’ont fait penser aux propos suivants :
« Les nations seront des provinces, avec leur culture, leur langue, leur génie et leur administration. Mais elles ne recouvriront plus jamais une souveraineté abusive, elles seront intégrées dans un ensemble magnifique, et d’une solidité à toute épreuve, qui justement sera l’Europe. L’Europe, ce sera une civilisation, mais ce sera aussi un système économique bien articulé, où les monnaies se tiendront, où les clearings ordonneront les échanges, où les prix tendront vers une parité stable, où les niveaux de vie manifesteront la même tendance, où les courants économiques se moqueront des frontières. Cette dévalorisation des frontières sera un des grands faits définitifs de cette révolution continentale. On recommencera à circuler en Europe comme à travers la patrie commune, et les biens circuleront comme les personnes. J’espère bien qu’on ne verra pas plus d’armées nationales que de douaniers, et qu’une force collective assurera l’ordre et la sécurité. Ce sera un progrès inouï, un bon prodigieux vers l’avenir. »
Jacques Delors ? Ursula von der Leyen ?
Eh bien non, ces propos sont du néo-socialiste Marcel Déat, pro-nazi, ultra de la collaboration, condamné à mort par contumace à la Libération. Article du 28 novembre 1941 dans la revue collaborationniste L’Œuvre.
L’Union Européenne, le IVe Reich ?o ■oJEAN DE MAISTRE
* Lire dans JSF…











