
Vidéo très courte où en moins d’une minute Dominique Reynié ouvre le procès de l’élection présidentielle.
C’est une assez curieuse nouveauté, montante, que cette capacité des analystes actuels à discerner ce qu’il y a de vicieux, de corrupteur et, évidemment, de nocif dans le scrutin présidentiel. C’est comme une prise de conscience qu’en réalité, le chef de l’État, représentant de la nation et son guide, ne doit tout simplement pas être élu.
En l’occurrence, ce ne sont pas les démonstrations de Maurras qui sont à l’origine de cette prise de conscience. C’est simplement le fruit de l’expérience. Ce qui ramène d’ailleurs tout aussi bien à la méthode maurrassienne…
En Europe, il y a 11 pays où le chef de l’État n’est pas élu…— JSF
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Dominique Reynié est politologue, professeur des universités à Sciences Po et directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), qu’il dirige depuis 2008.
Diplômé de Sciences Po, docteur et agrégé de science politique, il consacre notamment ses travaux à l’opinion publique, aux transformations de la démocratie, aux comportements électoraux et aux populismes.
Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment publié Le Triomphe de l’opinion publique et Les Nouveaux Populismes, et dirigé plusieurs grandes enquêtes internationales sur l’état des démocraties contemporaines.












Mieux vaut tard que jamais. D. Reynié me semble avoir longtemps fait partie des fabricants de l’opinion qui éludaient le problème qu’il décrit ici. Combien de fois avons-nous entendu proférer le mantra » l’élection du Président au suffrage universel est l’élection préférée des Français » ? Alors que cette « préférence » est un pur produit des mécanismes de starification dont les « pro » de la « com » raffolent. Délibérément attisé ou simplement instinctif, le vedettariat est l’ennemi de la réflexion et de la culture. Arme essentielle du commerce de masse, mais aussi du pouvoir personnel, il réduit la politique à un « hit parade », à un « box office »…: Palme d’or, Oscars, Césars, Ballons d’or, « Awards » (en anglais c’est encore plus séduisant). Les sondages à répétition sont comme les sous-munitions de cette arme. L’érection du pléonasme et de l‘anaphore en faux-truisme idolâtre