
Réflexions sur un article paru dans JSF le 22 septembre : Médias : diabolisation et « reductio ad Hitlerum » à tous les étages. Ça finira par exploser !
Par David Gattegno.

La question des artistes « tous de gauche » tient surtout à ce qu’il est oublié dans le débat qu’ils NE sont PAS des artistes… Et ils se trouvent être de gauche, précisément pour cette raison. La « gauche » n’est qu’affaire de jalousie : par exemple, le féminisme falsifié consiste à vouloir que les femmes deviennent vulgairement des hommes…
Pensons tout simplement au distique de « La Marseillaise » : « Nous entrerons dans la carrière / Quand nos aînés n’y seront plus »…
De l’artiste à « l’intellectuel »
Aragon se serait bien vu en Maurice Barrès et Zola en Balzac ; Marat, écrivain raté, tâche de falsifier sa roture en noblesse, se fait faire chez la parodique maçonnerie « spéculative » le « maître » qu’il n’est pas, pour devenir enfin tout simplement le saint journaliste délateur, dont on connaît tant les appels au meurtre que l’engouement pour la Terreur et l’abominable physionomie ; etc.
Seulement, si Zola avait du souffle (fût-ce souffle ordurier, il en avait), si Aragon savait métrer et rimer (quoique sans raison, ainsi : « C’était un temps déraisonnable / On avait mis les morts à table / On faisait des châteaux de sable […] »), on peut, par exemple, se demander quelle encre de stupre anémié a imbibé Annie Ernault.
Une mutation anthropo-génétique a produit « l’intellectuel » sartrien, darwiniennement supérieur, puisqu’il se goinfre à tous les râteliers opportunément et, depuis quelque temps – authentique exploit –, simultanément (c’est l’en-même-temps).
La génération spontanée de 1945
À dater de cette mutation, génération spontanée de 1945, la sans-race désaxée a su s’imposer et retourner à son vomi de 1793, dans lequel elle patauge avec une méchante délectation. Mais n’allons pas désigner de pareils microbes comme étant des « artistes », ni ces journalistes comme étant des « écrivains », ces élus d’la République comme appartenant à une « élite » ! Ce ne sont que des résidus d’égo dégénéré, hargneux, mais extrêmement dangereux. Il faut les combattre et savoir quelquefois se montrer plus violents qu’eux, plus intolérants, plus radicaux, seuls moyens d’en finir avec cette engeance. Car elle finira ; d’ailleurs, elle le pressent, maintenant, d’où ses entortillements de lombrics mal rapiécés. o■ o DAVID GATTEGNO
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