
Par Jean de Maistre.
Dix ans de macronie auront suffi à transformer la promesse du « Mozart de la finance » en une vertigineuse fuite en avant. Derrière la technocratie et le mépris du politique, Jean de Maistre dresse le portrait au vitriol d’un pouvoir qui ne doute plus de rien.

Emmanuel Micron n’est pas un homme politique et encore moins un chef d’État. Il n’a aucun sens du régalien. C’est juste un petit banquier assez médiocre et, plutôt que de parler de Mozart de la finance, il vaudrait mieux le comparer au banqueroutier John Law de Lauriston. Il a en effet ruiné la France tout en méprisant tous ceux, c’est-à-dire en fait tous les Français, qui ne sont pas capables de reconnaître son génie, lequel plane tellement haut au-dessus de l’humaine condition qu’il s’agit de deux réalités incommensurables.
Comme le disait avec justesse Frédéric Rouvillois, c’est un saint-simonien, persuadé que le gouvernement de la cité doit être aux mains des financiers, des industriels et des technocrates, seuls à même de connaître ce qui est juste, au rebours du vulgum pecus, qu’il ne faut jamais écouter et encore moins consulter.

Dix ans de macronie
On a vu récemment, au moment de la visite du Pape, le petit banquier bouder. C’est qu’il aurait bien voulu être Pape à la place du Pape, comme il rêve d’être président de l’Union Européenne, président de la Terre et empereur de l’univers, et encore, d’un univers en expansion, seul à être à la mesure de son génie, lui-même en expansion permanente.
Dix ans de macronie, la plus belle arnaque politique ou plutôt anti-politique de la France moderne. Psychopathe, pervers narcissique, délire mégalomaniaque : les avis n’ont pas manqué pour qualifier le petit banquier. En tout cas, on est sorti de la normalité.o ■oJEAN DE MAISTRE
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MACRON et ses semblables sont persuadés que le Monde repose sur DEUX piliers: droit et économie. SAUF qu’avec lui, ces deux notions sont devenues: laxisme judiciaire et dépenses sans compter