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Ceux qui nient l’existence d’une communauté de civilisation européenne doivent avoir fort peu ou fort mal voyagé, n’entendent peut-être rien à la musique, ni à la peinture, ni aux grands textes et aux grands auteurs de toute l’Europe, ni à l’architecture profane ou sacrée du Continent tout entier, ni à la nature profonde des familles princières et royales si éminemment européennes. Ils n’écoutent pas le pape lui-même prêchant le réveil de l’Europe chrétienne.
Cette communauté, d’ailleurs fort diverse comme l’est la France elle-même, doit-elle conduire à l’unité politique ? C’est tout le contraire ! C’est ce que redoutent les frileux à la nuque raide. Car cette communauté de civilisation n’existe que par des nations libres et souveraines qui en font toute la richesse.
La technocratie bruxelloise en est l’antithèse méprisable. Il faut la combattre non pas en niant l’existence de la communauté de civilisation européenne, mais, au contraire, en opposant celle-ci à celle-là comme un original à sa caricature, probablement condamnée à disparaître. — G. P.











